La vie de Philip Long (1742?-1832)

Ce site web a pour mission de partager toutes les informations, les documents et les recherches pertinentes connues sur la vie de Philip Long, ancêtre de tous les Long et Lang du Madawaska. Les éléments clés de sa vie incluent ses origines et celles de son épouse, Marie-Julie Couillard-Després, sa carrière militaire et de courrier du roi, ainsi que l’histoire de sa famille à Clair, au Madawaska. Avec le temps, des informations utiles à toute la descendance des Long, Lang et Laing pourraient aussi apparaître sur le site.

Chronologie et résumé de la vie de Philip Long et de sa famille

Voici un résumé chronologique de ce qui est connu de la vie de Philip Long. Des liens seront inclus pour dirigé le lecteur (trice) vers des sources, des documents ou des pages pertinentes et importantes.


Un nouveau document a été inséré pour montrer comment Philip Long a changé de rôle pendant sa vie, et particulièrement comment ses contemporains ont fait référence à Philip Long dans les divers documents.

Philip Long – Son rôle, son travail et son statut

Les premières années (jusqu’en 1775)

c. 1400

Le plus ancien ancêtre commun européen a été identifié grâce à une analyse génétique. Gilles Long et Donald Long ont mené ces recherches pour l’ensemble de la lignée des descendants de Philip Long. Leurs résultats (FTDNA BY700 111 marqueurs + et 23andMe 37 marqueurs) révèlent que notre ancêtre commun le plus récent (MRCA) est partagé avec un ancêtre de Nils-Göran Lång, originaire de Finlande. Le lien de parenté remonterait à plus de 600 ans. Cela ne signifie pas que cet ancêtre était nécessairement finlandais, mais plutôt qu’un aïeul de Nils-Göran et de notre famille constitue un ancêtre commun. Dans la banque de données de FTDNA, nous disposons actuellement de cinq résultats pertinents ; voici les noms des participants présentant des parentés distantes avec les Long-Lang de Clair : Darl G. Long, Andrew C. Long, James Kenneth Long, Jeffrey Waite, Nils-Göran Lång, et bien sûr Gilles Long et Donald Long.

c. 1600-1700

Grâce aux tests génétiques, un ancêtre commun le plus récent (MRCA) a été identifié avec Darl Gaylord Long (résidant en Californie, originaire de l’État de New York et ayant des racines en Pennsylvanie) et son ancêtre John R. Long, que sa famille croit être né en Pennsylvanie en 1815. Selon les recherches généalogiques de Leslie Wright Bagwell, John R. serait d’ascendance allemande, tandis que sa mère, Sarah Piper, était originaire d’Angleterre. Cette origine germanique pourrait donc être partagée par l’ensemble des Long-Lang du Madawaska.

Notre ancêtre commun avec Darl aurait vécu au XVIIe siècle, entre 1600 et 1700. Au fil des ans, Darl a tissé des liens étroits avec Gilles et Donald.

Des tests récents révèlent également que James Kenneth Long (Pennsylvanie) et Andrew C. Long (Caroline du Nord) appartiennent à une branche apparentée ; ces deux personnes partagent un ancêtre commun vers 1750. Toutefois, la famille de James K. Long croit être d’origine anglaise plutôt qu’allemande, une hypothèse qui, selon Donald, demeure non prouvée. Leurs résultats ADN sont très similaires à ceux de Darl. Par extension, James K. Long et Gilles Long partagent un ancêtre commun remontant aux alentours de l’an 1600. Avec plus de 400 ans de distance, ce lien demeure lointain. Nous avons besoin de tests supplémentaires pour préciser nos liens avec d’autres candidats génétiques.

À l’avenir, de nouveaux tests effectués en Amérique du Nord ou en Europe — particulièrement en Allemagne — viendront approfondir la connaissance de nos origines. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le blogue de Donald Long ou les volumes de recherche de Gilles Long sur nos origines génétiques.

1742 (informations supplémentaires disponibles en cliquant)

1742 – Bien que controversée, cette année de naissance s’appuie sur des documents historiques ainsi que sur le contexte de sa vie. Bien qu’elle demeure spéculative, cette date est plausible : son acte de décès de 1832 indique qu’il est mort à l’âge de 90 ans. De plus, le recensement de 1831 à Clair mentionne une personne âgée de 80 à 90 ans au sein de la maisonnée de son fils, Romain Long. Toutefois, puisqu’une erreur a été relevée plus tard concernant la date de décès de son épouse, Marie-Julie, on peut supposer que de telles inexactitudes ont pu se glisser dans d’autres documents.

quand-est-il-ne La tradition orale, rapportée par Mgr Lang, situe son lieu de naissance soit en Europe (Écosse), soit en Pennsylvanie, plus précisément à Philadelphie. Malgré plusieurs décennies de recherches acharnées, aucun certificat de naissance ou de baptême concordant avec les faits et les circonstances de la vie de Philip Long n’a été retrouvé, que ce soit aux États-Unis ou en Europe.

À ce jour, aucun document ne vient étayer définitivement cette tradition orale, ce qui nous permet d’émettre des doutes quant à cette version de ses origines.

Visitez la page Origines – Histoire pour plus de détails.

17https://philiplong.blong.ca/les-origines-de-philip-long-lang-lange-origins-of/#quand-est-il-ne53

1753 – Donald Long a avancé une autre hypothèse : Philip pourrait être né en 1753 en Allemagne et aurait traversé l’Atlantique en 1776, lorsque son régiment, le 3ième Waldeck (Hessois), est arrivé à New York à l’automne. Son lieu de naissance serait Wirminghausen, Allemagne. Il existe un document montrant sa confirmation en 1766 vers l’âge de 13 ans.

La recherche de nos origines génétiques, entamée par Gilles Long et poursuivie par Donald Long, nous porte à croire que Philip serait d’origine germanique si l’on remonte assez loin dans le passé, probablement entre 1500-1600 de notre ère. Cette conclusion s’appuie sur des tests d’ADN effectués auprès de FTDNA (Gilles Long, Big Y-700) et de 23andMe (Donald Long, 37 marqueurs). Néanmoins, Philip et ses ancêtres, sur plusieurs générations, auraient pu être natifs d’un autre pays que l’Allemagne, comme l’Angleterre, l’Écosse ou ailleurs en Europe centrale. L’identité ancestrale est un mélange ethno-culturel, linguistique et historique, autant que génétique.

1742-1753 représente la fourchette de date de naissance possible pour Philip Long si l’on considère les interprétations factuelles possible de l’acte de décès de 1832.

Visitez la page Origines – Histoire pour plus de détails.

1757

1757 – Année de naissance suggéré par déduction par Mgr Lang, Cette date est la conséquence de son interprétation d’une tradition orale selon laquelle Philip Long aurait accompli un acte de bravoure à l’âge de 18 ans, et cet acte aurait été commis en 1775. L’acte de bravoure est corroboré par les commentaires des agents américains Deane et Kavanagh (1831). Par contre, aucuns documents existent pour corroborer le choix de 18 ans ou de 1775. Mgr. Lang s’est servi de la date de 1775 car Philip a mentionné celle-ci date dans une lettre au gouverneur de l’époque Lord Sherbrooke en 1816 où il témoigne « Depuis 1775, pour mon Roi et ma patrie… ».

Puisque ces choix font parti de la tradition orale, il reste un doute que Philip fasse référence à l’année de son acte de bravoure en mentionnant 1775. Tout dépend en grande partie sur le poids que le lecteur et les membres de la familles voudront placer sur la tradition orale. Par contre, l’acte de bravoure indique clairement que Philip « s’est enfui vers l’armé britannique » [« escaped to the British »]. Un tel geste ne pourrait probablement pas se produire très tard pendant la Révolution car celle-ci durera entre 1775-1783, et que nous savons avec certitude que Philip, documents à l’appui, s’est enrôlé dans un Régiment provincial à partir de 1781.

Il est probable que Philip évoquait le tout début de sa loyauté affichée envers la Couronne comme pouvait en témoigner tous les autres Loyalistes de l’époque. Plusieurs ont dû faire des actes de serments envers la couronne mais aucun document à cet égard n’a été trouvé pour Philip Long.

L’année 1757 demeure incompatible avec les documents retrouvés à ce jour dans la vie de Philip Long, soit le recensement 1831 à Clair, N.-B, ou son acte de décès.

Visitez la page Origines – Histoire pour plus de détails. Maheureusement, sans preuves supplémentaires, la vie de Philip Long avant 1775 demeurent inconnues. Nos hypothèses sont avancées parfois avec de bonnes intentions et des raisonnement solides, mais elles demeurent spéculatives en 2026.


La carrière militaire (1775-1783)

1775

1775 – Philip Long mentionne cette date dans une pétition adressée au gouverneur général Lord Sherbrooke en 1816 : « Nombreux sont ceux qui savent combien j’ai fait et souffert depuis 1775 pour mon roi et ma patrie… ». Nous estimons que cette année correspond au moment où Philip a manifesté sa loyauté, que ce soit de manière informelle ou par un serment d’allégeance, conformément aux pratiques de l’époque. Bien qu’aucun document officiel ne vienne étayer précisément l’une ou l’autre de ces hypothèses, il s’agit de la seule date charnière citée par Philip lui-même dans sa correspondance connue.


1776

7 novembre 1776 – Naissance de Marie-Julie Josephte Couillard-Després à Montmagny (Québec). Elle était la fille d’Emmanuel Couillard-Després, capitaine de la milice locale du Cap-Saint-Ignace (sources : Mgr Ernest Lang et Gilles Long). Elle épousera Philip Long en 1792.

22 Octobre 1776 – Arrivée du 3e régiment de fusiliers de Waldeck à New York. Selon les recherches de Donald Long, le régiment comptait parmi ses rangs deux frères Lange : Johann Philip et Johann Heinrich, tous deux natifs de Wirminghausen, en Allemagne. Philipp Lange aurait été incorporé au régiment au mois de mars 1776 à partir de la garnison en place à Corbach (Korbach), Allemagne.

16 novembre 1776 – Le 3e Waldeck arrive au Faort Independence, ensuite participe aux combats au Fort Washington.


1777

1777-1778 hiver – Le 3e Waldeck passe l’hiver (Winter Quarters) à Amboy, New Jersey.

Création de deux compagnies de cavalerie légère sous les ordres de Richard Pearis (37 hommes) et Alexander Cameron (42 hommes). Les rôles de d’engagement (muster rolls) originaux ont disparu. Une troisième compagnie est créée sous le commandement du capitaine William McIntosh.

5 août 1778 : Une quatrième compagnie est autorisée sous le commandement du capitaine Michael Jackson.

22 août, 1777 – Le 3ième Waldeck a participé aux combats à Staaten Island, New York le 22 août, 1777.


1778

Mars 1778 – Le général Howe est relevé des ses fonctions et remplacé par le général Henry Clinton qui autorise l’évacuation de Philadelphie.

le 5 avril, 1777 – Heinrich Lange, frêre de Philipp Lange, avait déserté le 5 avril, 1777 et est retourné dans sa compagnie du 3ième Waldeck le 7 janvier, 1778. Selon Bruce E. Burgoyne, “The other deserters from the regiment in 1778, deserted from prisoner of war status”.

le 22 juin 1778 – Évacuation des troupes britanniques et hessoises de Philadelphie jusqu’au New Jersey et campement à Staaten Island, New Jersey pour le reste de l’annéee 1777. Plus de 100 soldats hessois furent transférés à Philadelphie pour être échangés. Aucun prisonnier arrivé à New York durant cette période en provenance de la Virginie, du Maryland ou de la Pennsylvanie n’était membre du 3e Waldeck.

le 9 juillet, 1778 – Le Général de brigade, John Campbell, commande toutes les troupes du 3e Waldeck, les Pennsylvanie et Maryland Loyalists et le 60e Régiment de troupes régulière britannique.

août 1778 – Philipp Lange et son régiment subissent des pertes majeures après une embuscade sévère, et Philipp est marqué comme « déserteur » dans les registres du régiment. Cette désertion doit être vue comme une absence plutôt qu’un transfert de loyauté vers les troupes rebelles américaines. Plusieurs autres soldats sont faits prisonniers et placé dans des camps en Pennsylvanie et le Maryland. Les traces de Philipp Lange sont perdues entre cette embuscade en août 1778 et le printemps 1781, si l’on suit l’hypothèse que ce Philipp Lange est bel et bien notre ancêtre, Philip Long.

le 24 août, 1778 – le capitaine Alberti de la 2e compagnie du 3e Waldeck fait un recensement de sa compagnie. Philipp Lange ne ré-apparait pas dans aucun document ou régiment dans toute l’armée brittanique pour toujours.

le 27 août, 1778 – Philipp Lange est enregistré comme déserteur » dans le recensement de la compagnie Alberti su 3e Waldeck. Cette situation est confirmé et rapporté officiellement le 7 septembre, 1778. Dans un rapport sur la liste des déserteurs du 3e Waldeck, l’âge de Philipp Lange est indiqué comme 20 ans. Cela voudrait dire que Philipp Lange est né en 1757.

« Capt Alberti / Gren (fusilliers) / 3 / Philipp Lange / Wirminghausen im Wald. (de Waldeck) / 21 (son âge) // 5 / 5 (sa hauteur) / enfin une note: of : 27 Aug : 1778 Desertion« 

le 11 septembre, 1778 – Le 3e Waldeck fait parti d’une action militaire tout près de Newark.

le 28 novembre, 1778 – Le 3e Waldeck fait partie du transfert majeur de troupes de la colonie de New York vers la Floride occidentale en 1778 après l’évacuation de Philadelphie par les troupes britanniques. Ce mouvement comprend trois régiments : les Pennsylvania Loyalists, les Maryland Loyalists et le 3ième Waldeck sont sous le commandement du général John Campbell.

Une hypothèse veut que Philipp Lange ait été fait prisonnier après l’embuscade d’août 1778, pour ensuite s’évader des camps de prisonniers continentaux.

Il aurait pu ensuite s’enregistrer dans un autre régiment Loyaliste pour ensuite se rendre à Pensacola. Aucun recensement des troupes montre le nom Philip Long avant celui du West Florida Royal Foresters (WFRF) en mai 1781. Ce recensement fut réalisé à Newtown, New York après le transport des troupes de Pensacola. Newtown était un village d’à peu près vingt maisons.

Selon Todd Braisted et l’interprétation de Donald Long, un soldat ainsi enfui pouvait retourner dans les régiments provinciaux en changeant de nom pour cacher son identité de prisonnier. Le même sort pouvait tomber sur les « déserteurs ». Si Philipp Lange est retourné au service militaire et a changé son nom pour Philip Long, il a dû le faire entre 1778 et 1781. Aucune trace d’un Philip Long, soldat loyaliste dans les régiments rencontrés, ne satisfait ce critère avant l’apparition de Philip Long à Pensacola en mai 1781. 

le 25 décembre, 1778 – Date officielle de l’enregistrement des troupes du Capitaine Alberti pour la période entre le 25 juin, 1778 et le 24 décembre, 1778. Philipp Lange est enregistré soldat, no. 59.


1779

Il n’existe aucun document ni aucune information sur ce qui est arrivé à Philipp Lange après cette date. Si l’on accepte cette hypothèse, Philipp Lange aurait changé son nom pour celui de Philip Long, avant de s’enrôler dans un nouveau régiment provincial, soit dans la région de New York-New Jersey, soit directement dans la colonie de la Floride occidentale, dans la région de Pensacola.

le 7 septembre, 1779 – Le général espagnol Galvez et ses troupes s’emparent du Fort Bute à Manchac sur les bord du Mississippi.

le 21 septembre, 1779 – Le général espagnol Galvez et ses troupes s’emparent, pour la deuxième fois en deux semaines, du Fort New Richmond à Baton-Rouge. du Fort Bute à Manchac sur les bord du Mississippi.

  • 19 février 1779 : Des troupes de cavalerie américaines capturent Natchez.
  • 5 mars 1779 : Succès britannique à la rivière Iberville ; les compagnies des WFLR se replient sur Pensacola.
  • 30 avril 1779 : Recensement de la compagnie de Pearis (40 hommes).
  • Mai 1779 : Arrivée de troupes régulières à Manchac, puis à Natchez.
  • Après juin 1779 : La compagnie de Jackson est dissoute. Les troupes du capitaine Pearis se rendent à Mobile, mais Pearis lui-même se retire à Augusta, en Géorgie.
  • 30 novembre 1779 : Le général Campbell dissout officiellement le régiment des West Florida Loyal Refugees (WFLR).

1780

Philip a du s’enregistré dans le West Florida Royal Foresters (WFRF) entre la date de la création dudit régiment en 1780, et sa partiiiiicipation aux combats à Mobile le 14 mars, 1780, et la reddition à Pensacola le 10 mai, 1781. Pour les fins de nos objectifs et notre récit, nous allons supposer que Philip Long, cavalier maintenant dans la troupe du capitaine Adam Chrystie du WFRF, a participé directement dans les combats et les mouvements du WFRF entre 1780 et 1781.

le 14 mars, 1780 – La bataille du Fort Charlotte, aussi connue sous le nom de siège du Fort Charlotte, est un siège qui dura plus de deux semaines et qui fut mené avec succès par le général Bernardo de Gálvez entre le 25 février et le 14 mars. La capitulation du Fort Charlotte eut lieu à Mobile le 14 mars 1780.

Le lieutenant Joseph Pinhorn commandait un petit contingent de dix à vingt West Florida Royal Foresters (WFRF), un groupe de volontaires provinciaux (Source : Roney, Miniature Bunker Hill, et Declaración de desertores, Mobile, 2 mars 1781). Nous ne disposons pas de recensement pour ces troupes, mais il est possible que Philip Long en ait fait partie s’il s’était enrôlé plus tôt, en 1780 ou 1781. Le nom de Pinhorn n’apparaît pas sur le recensement du 12 juillet 1782, mais il fait parti

le 30 mars, 1780 – Création officielle de la troupe de cavalerie du Régiment des West Florida Royal Foresters (WFRF) commandé par un héros de Manchac, le capitaine Adam Chrystie. Il est propriétaire d’une grande plantation de la Floride occidentale et avait éle Président de l’Assemblee de la colonie à Pensacola. C’est un petiti régiment d’au plus 43 cavaliers. Le contingent fu WFRF a quand même participaé à la bataille du Fort Charlotte à Mobile avant même sa création officielle par l’ordre émis par Campbell le 30 mars.

Un ordre général fut émis par le major-général John Campbell à partir du campement de Tansa, le 13 mars, 1780: « Major General CAMPBELL having been pleased to raise a Corps of Light Dragoons to be called the West Flroida Royal Foresters, the Officers are to take Rank according to the Orders of the Commander in Chief in North America. Appointment of Officers for said Corps – Adam Chrystie, Esquire, Captain Commander; Patrick Strachan, Esquire and Charles Walker, Esquire as Captains, and Joseph Penhorn, Gentleman and Hubert Rees as Lieutenants. The are to be obeyed as such. »

  • 5 février 1780 : Le général Campbell lève une nouvelle unité de cavalerie légère confiée au capitaine Adam Chrystie, secondé par les capitaines Charles Walker et Patrick Strahan.
  • 1er mars 1780 : La troupe du capitaine Charles Walker est en garnison au Fort Charlotte (Mobile) avec un effectif de 28 hommes.
  • 13 mars 1780 : Les ordres officiels pour la création des WFRF sont émis par Campbell depuis son quartier général à Tansa. Adam Chrystie est nommé capitaine-commandant. Les lieutenants Joseph Penhorn et Hubert Rees sont également nommés.
  • 14 mars 1780 : Reddition du Fort Charlotte aux Espagnols après que l’artillerie de Gálvez a ouvert des brèches majeures. Le capitaine Walker et ses hommes sont capturés, puis libérés sur parole après avoir prêté serment de ne plus combattre l’Espagne.
  • 18 mars 1780 : Le capitaine Patrick Strahan et ses 37 cavaliers, en route pour secourir Mobile, rebroussent chemin après avoir appris la reddition. Ils restent à proximité pour surveiller la route de Pensacola et protéger les réfugiés. Malheureusement, la majorité de la troupe (entre 20 et 37 hommes selon les sources) est capturée par Gálvez au nord de Mobile.
  • Fin mars 1780 : Suite au revers de Mobile, les restes des WFRF sont réorganisés sous le commandement de Chrystie et Walker. La compagnie de Walker est renforcée. Il est fort probable que Philip Long ait été intégré à cette nouvelle compagnie unique.
  • Juin 1780 : Selon l’historien Kling, la compagnie de Chrystie est chargée de patrouiller sur la route entre Mobile et Pensacola. Les mouvements précis de l’unité entre juin 1780 et avril 1781 restent méconnus.

1781

  • 12 avril 1781 : Le lieutenant Penhorn, accompagné d’alliés autochtones, attaque les avant-postes espagnols devant Pensacola. Penhorn est tué et l’assaut est repoussé, mais le général Gálvez est blessé lors de l’engagement.
  • 4 mai 1781 : Contre-attaque britannique à la baïonnette et à l’épée. Les troupes de Gálvez perdent 18 hommes. Côté britannique, un soldat de la compagnie de Chrystie (WFRF) est tué.
  • 8 mai 1781 : Explosion de la poudrière et capitulation de Pensacola. Le capitaine Chrystie, qui servait également d’aide de camp au général Campbell, se rend avec ses troupes. L’unité est décimée : 9 hommes sont prisonniers, 22 sont portés « disparus » ou « désertés », et il ne reste que 15 hommes valides (dont Chrystie, un cornet, un quartier-maître et deux caporaux).

Juillet 1781 : Les restes du régiment sont évacués vers New York (arrivée à Newtown, Long Island, le 12 juillet). Le recensement indique clairement le démantèlement progressif de l’unité.

8 mai 1781 – Un certain Philip Long est inscrit comme « déserteur » (c’est-à-dire absent sans explication lors du recensement). Cette information figure dans le registre des West Florida Royal Foresters (WFRF), une petite unité de cavalerie sous le commandement du capitaine Adam Chrystie. Le document, daté du 24 juin 1781, a été établi à Newtown, Long Island (New York). L’état des troupes du WFRF à Newtown le 12 juillet 1781 montre que plus de 23 soldats et sous-officiers étaient considérés comme déserteurs durant la période entourant la capitulation de Pensacola. Il est possible que certains de ces hommes soient en réalité décédés lors de l’explosion accidentelle de la poudrière par un obus espagnol.

À ce jour, aucun élément ne permet de relier avec certitude ce Philip Long à notre ancêtre. Cependant, il est le seul soldat loyaliste portant ce nom trouvé dans les recensements de cette période, ce qui en fait un candidat sérieux.

Adam Chrystie, riche propriétaire terrien de Mobile, devint l’unique président de l’Assemblée de la Floride occidentale britannique en 1781. Les WFRF furent levés à partir de soldats et de colons déjà présents à Pensacola en 1780. Ce corps était une unité de cavalerie, tout comme celle où servira notre ancêtre à Savannah plus tard la même année.

Mai-juillet 1781 – Philip aurait quitté les WFRF avant la reddition officielle du 10 mai, s’enfuyant probablement à cheval avec d’autres soldats de Pensacola vers Savannah. Le trajet était difficile mais connu et tout à fait franchissable.

7 juin 1781 – Première publication dans la Royal Georgia Gazette de l’annonce de la levée d’une nouvelle troupe de cavalerie légère, sur ordre de Lord Rawdon, placée sous le commandement du lieutenant-colonel George Campbell et du capitaine Isaac Attwood.

le 15 juin 1781 – Pour le Kings American Regiment (KAR), le jour est marqué à ce moment exact par un échange de prisonniers provenant des provinces du Sud.

le 22 juin, 1781 – Le KAR revient de Charlestown en bateau pour l’île de Tybee.

le 25 juin, 1781 – Le KAR arrive à Savannah.

31 juillet 1781 – Le régiment des King’s American Dragoons (KAD) est recensé par M. Jenkins à Charlestown. Ce document, mentionné dans le journal de Henry Nase, n’a pas encore été retrouvé. Nous ignorons si le nom de Philip Long y figure, mais il est fort probable que le capitaine Isaac Attwood et son groupe de 20 hommes y aient été enregistrés. Savoir s’il était déjà inscrit dans une nouvelle compagnie ou s’il faisait partie d’une autre unité du KAR constitue une question cruciale pour le récit de notre ancêtre. La fourchette de temps pour cl’enrôlement couvrait normalement trois mois, alors on peux supposer que le KAR fur enregistré pour la période entre le 24 avril au 25 juillet, 1781.

6 août 1781 – Le capitaine Attwood et ses officiers arrivent à Savannah à bord du Susannah, en provenance de Charlestown, accompagnés d’une vingtaine d’hommes. Il est possible que Philip Long ait fait partie de ce groupe s’il s’était enrôlé dans la troupe d’Attwood à Charlestown. Son passage par cette ville, lors d’un transfert entre Pensacola et New York, expliquerait son absence (marquée comme désertion) des registres des WFRF à Newtown.

le 8 septembre, 1781 – Une forte bataille eu lieu à Eutaw Springs en Caroline du sud. Ce jour même, le KAR recoit 15 soldats du Regiment hessien Knobalauch, enregistré pour mutinerie sous le commandant Major Gobell en poste à Ebenezer.

20 octobre 1781 – Le colonel Campbell marche vers Ogeechee à la tête de plus d’une cinquantaine de cavaliers et de fantassins. Les King’s American Dragoons (KAD) et les troupes du Gouverneur ont rejoint les forces de Campbell.

24 octobre 1781 – Première apparition documentée de notre ancêtre, Philip Long. Il est recensé comme simple soldat dans une troupe de cavalerie du King’s American Regiment (KAR) à Savannah, dans la colonie de Géorgie. Le colonel Campbell poursuit sa progression vers Ogeechee avec une cinquantaine de cavaliers et de fantassins.

2 novembre 1781 – Le colonel Campbell, commandant environ 85 cavaliers, attaque le chef rebelle Twiggs, qui dispose de près de 200 hommes. Il les vainc complètement, tuant plus de quarante hommes et en blessant autant. Les pertes loyalistes sont minimes, bien que le cornette Hardenbrooke soit tué dès le début de l’engagement. Quatre hommes du KAR sont tués et six sont blessés. La cavalerie du KAR a pris une part active à cette action militaire.

9 novembre 1781 – La nouvelle accablante de la capitulation du comte Cornwallis à Yorktown (Virginie), face aux Français et aux insurgés, parvient à Savannah par courrier. Les combats allaient toutefois se poursuivre dans le Sud pendant encore une année.

1er décembre 1781 – Le colonel Campbell revient d’Ogeechee à Savannah avec la cavalerie et l’infanterie.

24 décembre 1781 – La compagnie du capitaine Isaac Attwood du King’s American Regiment (KAR) est officiellement enregistrée. Le document, établi à Savannah, couvre la période du 24 octobre au 24 décembre 1781. Philip Long y figure comme soldat n° 15. Il s’agit de la première trace écrite formelle de notre ancêtre.

28 décembre 1781 – Le colonel Campbell quitte Savannah avec toute la cavalerie pour se diriger vers Mulberry Grove, en Géorgie, propriété du gouverneur loyaliste John Graham. Après la guerre, cette vaste plantation devint la propriété du major-général Nathanael Greene, qui y décéda en 1786. C’est également à cet endroit qu’Eli Whitney inventa l’égreneuse à coton (cotton gin) en 1793.


1782

1er janvier 1782 – Le colonel Campbell avec toute la cavalerie arrive de Mulberry Grove à Savannah. Philip Long était surement dans le groupe de cavalerie avec Campbell.

4 janvier 1782 – Le capitaine Attwood marcha avec sa troupe et les Ranger Dragoons, sous le commandement du lieutenant-colonel Brown, vers Abercorn, Géorgie.

2 avril 1782 – Le colonel Campbell, avec la ligne de cavalerie et environ 90 fantassins, près de cent miliciens, accompagnés de tous les Indiens des environs de Savannah, marchèrent environ treize kilomètres à l’intérieur des terres et revinrent le soir avec une importante quantité de fourrage.

25 avril 1782 – Première journée du recensement sur lequel le nom de Philip Long apparaît pour la période avril-juin, 1782 à Savannah.

15 mai 1782 – La nouvelle est parvenu aux troupes que Sir George Bridges Rodney a défait les flottes française et espagnole, s’emparant du navire du comte de Grasse, le Ville de Paris, armé de 110 canons et portant l’étendard de France, ainsi que d’une dizaine de vaisseaux de ligne. La guerre continuait dans le Sud alors que les purparlers allaient commencé à Paris entre l’Angleterre et une Amérique indépendante.

21 mai 1782 – Selon le journal de Nase, trois courriers partirent de la ville pour rejoindre le colonel Brown. Deux furent faits prisonniers et le troisième dut rebrousser chemin, blessé par balle au bras. À peu près au même moment, la cavalerie détachée par le colonel Brown, sous le commandement du capitaine Attwood, tomba sur un groupe de rebelles près d’Ogeechee, dans un défilé très étroit où seuls quatre dragons pouvaient charger de front. Attwood, contraint d’avancer pour rejoindre le colonel Brown, chargea malgré ce désavantage. Bien que les rebelles aient freiné l’ardeur de la cavalerie britannique et que les malheureux sergents Duliker et Reynolds aient été tués sur le coup, les insurgés finirent par céder et quittèrent le champ de bataille. La nuit tomba et il fut trop tard pour enterrer les morts. Le lieutenant Campbell et quelques blessés périrent de leurs blessures. Le colonel John Campbell revint alors de Charlestown.

1er juin 1782 – Le capitaine Attwood part avec un parlementaire (porteur d’un drapeau blanc) jusqu’à Abercorn et revient le lendemain. De toute évidence, ces missions étaient liées aux discussions préliminaires sur une cessation des combats, initiées par le gouverneur Guy Carleton quelques semaines auparavant dans le cadre du plan visant à mettre fin à la guerre en Amérique.

16 juin 1782 – Les préparatifs de l’évacuation de Savannah sont officiellement en cours.

21 juin 1782 – Les prisonniers capturés avec le capitaine Attwood le 21 mai sont libérés sur parole et arrivent en ville. Les provisions sont embarquées à bord de petites embarcations et de navires de transport à destination de l’île de Tybee.

24 juin 1782Registre de présence du King’s American Regiment (KAR), compagnie de cavalerie du capitaine Isaac Attwood, pour la période du 25 avril au 24 juin 1782, établi à Savannah, en Géorgie. Philip Long y est inscrit en tant que soldat (n° 9).

11 juillet 1782 – À 13 h, toute la garnison embarque sur des chaloupes et met le cap sur l’île de Tybee. Cette première étape de l’évacuation consistait à quitter Savannah pour Tybee, une position plus facile à défendre. Pour les soldats qui avaient pris et défendu Savannah, le départ était amer : la ville retombait aux mains des Patriotes, ceux-là mêmes qui en avaient perdu le contrôle lors du siège de 1779.

10 juillet 1782 – Le KAR est toujours au Fort Prevost.

25 juillet 1782 : Mouillage au large de Charlestown. Le lieutenant-colonel Campbell se rend en ville (à bord d’une vedette).

26 juillet 1782 : Le lieutenant-colonel John Campbell revient de Charlestown avec des ordres : les malades, les femmes, les enfants et les bagages lourds doivent poursuivre leur route vers New York. Les hommes aptes au service sont accompagnés du colonel Campbell, de trois capitaines, de six sous-lieutenants, de l’adjudant et du quartier-maître.

27 juillet 1782 – La flotte appareille pour New York, escortée par un convoi d’assurance et un navire de 58 canons.

6 août 1782 – L’armée évacue le poste de quartier général. 28 juillet 1782. La flotte franchit la barre et jette l’ancre près d’Eccleys Wharf.

31 juillet 1782 – Débarquement et retour à la caserne. 

19 août 1782 – Le régiment du Kings American Regiment est rassemblé par le major Prevost, inspecteur adjoint des forces provinciales. 

22 août 1782 – Le matin, à une heure, un détachement de 500 fantassins et trois escadrons de cavalerie, avec six pièces d’artillerie légère, est embarqué au quai du marché aux poissons et a pris la mer le lendemain matin.

1er septembre 1782 – Un courier (ou paquet) arrive de New York, apportant la nouvelle du décès du major Grant lors de son voyage de Géorgie à New York. Ce paquet contient des documents, dont une lettre de Sir Guy Carleton à Washington, annonçant qu’une proposition d’indépendance est en cours à Paris. 

24 octobre 1782 – Le KAR a célébré l’arrivée de la flotte d’Halifax, composée d’une quarantaine de navires.

  • Le Capitaine Adam Chrystie se retireras aux Bahamas. Les recensements du WFRF peux être trouvé plus bas sur cette page web, mais le nom de Philip Long ne réapparaitra jamais dans le Régiment du WFRF.
  • 15 août 1782 : Les WFRF sont officiellement démobilisés. Le nom de Philip Long ne réapparaît plus dans les derniers rôles de l’unité.

1783

3 janvier 1783 – La flotte transportant le KAR est arrivée saine et sauve au port de New York, et ce, à la grande joie de tous les passagers et marins de la flotte

4 janvier 1783 – Débarquement des troupes du KAR à Brooklyn et le régiment marche immédiatement vers Flushing Fly, Flushing, Long Island.

26 janvier 1783 – Le Kings American Regiment est relevé par le colonel Winslow qui auras une longue relation avec le régiment dans les années à venir.

26 janvier 1783 – Registre de présence du King’s American Regiment (KAR), compagnie de cavalerie du capitaine Isaac Attwood, pour la période du 26 janvier 1783 établi à Flushing Fly, à Long Island (New York). Philip Long y est inscrit.

4 mars 1783 – Rassemblement et inspection du King’s American Regiment. 

8 avril 1783 – Le KAR a été affecté à l’armée britannique sur ordre général. C’est un grand honneur pour le KAR qui faisait maintenant part dur corps militaire régulier sous le nom de 4e Régiment, mais certains croit qu’il devint plutôt le 104e Régiment régulier.

26 avril 1783 – La flotte qui fut connue come « la flotte du Printemps » quitta Sandy Hook, New York, le 26 avril 1783 pour Port Roseway en Nouvelle-Écosse et le fleuve Saint-Jean. Philip Long ne fait pas parti de cette flotte mais il seras parmi les soldats qui quittèrent New York avec la flotte d’automne en direction de Paartown.

le 1er mai, 1783 – Annonce de la Prime Royaale qui garantissait aux soldats démobilisés une concession de terres en Nouvelle-Écosse et sur les bords de la rivière Saint-Jean dans le territoire qui deviendra le Nouveau-Brunswick. Par contre, cette allait expiré après douze mois et la pression fut grande pour démobilisé les troupes rapidement et les installées le plus vite possible sur les terres promises.

le 22 juin, 1783 – R. Mathews, au nom du gouverneur Frederick Haldimand, écrivit une lettre datée du 22 juin 1783 au Grand Voyer, Jean Renaud, dans laquelle il l’informait du projet du gouverneur d’ouvrir la route entre Québec et Fredericton, et plus particulièrement de la nécessité d’effectuer d’importants travaux sur le portage au lac Témiscouata. Haldimand voulait créer une »digue », un lieu de repos pour les voyageurs à la tête du lac Témiscvouata, et voualient que 150 à 200 acres de terres soient défrichés. Haldimand réagissait également aux prix qu’il jugeait exorbitants practqiué par les Acadiens pour le transport des malles de sa Majesté.

24 juin 1783 – Recensement des troupes du King’s American Regiment (KAR), compagnie de cavalerie du lieutenant-colonel George Campbell, commandée par le colonel Edmund Fanning, pour la période du 24 décembre, 1782 au 24 juin, 1783, 24 juin 1783 couvrant une période de 182 jours inclusivement au camp de New town, à Long Island (New York). Philip Long y est inscrit comme simple soldat (Private) et porte la mention « de garde à Newtown » le jour du recensement.

10 juillet 1783 – Les agents militaires et gouvernementaux remontent le fleuve Saint-Jean pour visité et arpenté des blocs de terrains futurs pour les soldats et leurs familles démobilisés.

20 juillet 1783 – Les agents reviennent de leur exploration du fleuve.

9 août 1783 – Registre de présence du King’s American Regiment (KAR), compagnie du lieutenant-colonel George Campbell, daté du 9 août 1783 au camp de Long Island (New York). Philip Long y est répertorié comme simple soldat.

2 septembre 1783 – Recensement au Camp de Long Island, de la compagnie du lieutenant-colonel Geroge Campbell, daté du 2 septembre, 1783. Le nom de Philip Long y figure comme simple soldat. Ce regroupement retiens seulement dix-huit (18) soldats. C’est véritablement le dernier recensement de la troupe de Campbell avant son embarquement pour la ville de Paartown, Nouveau-Brunswick.

15 septembre 1783 – La Flotte d’automne s’inscrivait dans la continuité des évacuations des mois précédents, mais cette période fut également chaotique, marquée par la pression supplémentaire des ordres finaux. Les régiments britanniques et provinciaux devaient partir le 3 septembre, mais ne quittèrent finalement le pays que le 15. Cela explique que les derniers rassemblements pour le KAR, par exemple, eurent lieu le 2 septembre 1783 à New Town, Long Island. Les registres de Wright indiquent que plus de 2 859 hommes furent transportés durant cette seule période de septembre-octobre. 

18 septembre 1783 – La flotte arrive dans la baie de Paartown.

27 septembre 1783 – On ignore quel navire transporta Philip Long à Saint-Jean. L’hypothèse la plus probable repose sur les documents présentés par Esther Clark Wright dans son ouvrage, où elle indique que deux navires transportèrent le King’s American Regiment :

  • Le King George, 275 tonnes ; KAR, 140 hommes ; Bataillon de garnison, 16 hommes.
  • Le William, 282 tonnes, commandant : Edward Major ; KAR, 161 hommes (Bell corrige ce chiffre, le situant entre 263 et 280).

Le récit de notre ancêtre comme soldat régulier du KAR se termine à Paartown avec sa démobilisation immédiate après son arrivée. Les activitées dans le régiment à l’automne et l’hiver furent passés à attendre l’allocation promise des terres au bord de la rivière Saint-Jean fait par tirage au sort. Nous n’avos aucun docuements ou d’informations précises sur les mouvements de Philip Long entre la fin septembre 1784 et le début de 1784.

1783 – Le Capitaine Strahan du WFRF, prisonnier de l’Espagne, fut liberré après la fin de la guerre en 1783.


Loyaliste et courier du roi (1784-1791)

1784

Le capitaine Adam Chrystie présente une demande de compensation à la Couronne britannique. Il obtient des terres au Nouveau-Brunswick pour ses services et ceux de ses hommes, bien qu’il finisse ses jours aux Bahamas

Janvier 1784 – Les terres situées en amont du fleuve Saint-Jean sont attribuées à divers régiments. Le bloc n° 6 à Canterbury (parfois désigné, de manière confuse, comme le n° 4) est alloué au King’s American Regiment (KAR), puis officiellement concédé à Tristram Hillman et 62 autres hommes, dont Philip Long, le 17 août 1787. Toutefois, les membres du KAR savaient dès janvier 1784 que ce territoire leur appartenait, et plusieurs s’y installèrent rapidement. Le capitaine Isaac Atwood est d’ailleurs reconnu comme le premier colon d’origine européenne à avoir remonté le fleuve aussi loin ; on raconte qu’il engagea des soldats pour défricher ses terres, atteignant plus de 40 acres dès l’été 1784.

Le processus d’attribution des terres à Parrtown, puis le long du fleuve, subit des retards excessifs et fut marqué par des irrégularités. Tertullus Dickenson fut l’un des plus fervents opposants à ce système. Bien qu’il ait été l’un des premiers élus au conseil devant gouverner Saint-Jean, son élection — ainsi que celle d’autres candidats — fut invalidée au profit d’hommes issus de l’« establishment ». Dickenson était le père de Thankful (épouse de Reuben Chase), laquelle achètera en 1803 la concession de Canterbury initialement attribuée à Philip.

le 10 janvier 1784 – Départ à partir de Québec de Pierre durand, courrier du roi, en direction d’Halifax oû il arriva le 29 février. Ce voyage fut initié par Hugh Finlay pour démontrer la faisabilité de la route Québec – Halifax comme route postale pour remplacé celle de Québec – New York ou Montréal – New York, et aussi concrètement comptabilisé les coûts d’un tel voyage.

25 mars 1784 – Deux pétitions sont envoyées à partir de St-Ann (anciennement Saint-Anne-des-Pays-Bas). La première concernait l’établissement d’un dépôt de provisions à la pointe Ste-Ann. Le second mémoire à l’attention du gouverneur de la Nouvelle-Écosse. Ils y soulignèrent les dépenses engagées pour dissimuler des bateaux afin de remonter le fleuve et pour “construire et défricher, dans l’espoir d’obtenir des lots de ville”, et sollicitèrent humblement l’approbation de Son Excellence pour la reconnaissance de la ville. Vingt-trois officiers des 1er, 2e et 3e régimes de volontaires du New Jersey, douze du King’s American Regiment, trois du Royal Garrison Battalion et un de chacun des autres régiments (2e DeLancey’s, volontaires de New York, Argyle Highlanders, loyalistes de Pennsylvanie et Queen’s Rangers) signèrent le mémoire. 

31 mars 1784 – Les retards dans l’obtention des concessions de terres inquiétaient les loyalistes. Le major-général Campbell dut publier une proclamation le 31 mars 1784 pour les rassurer : la prime royale ne cesserait pas le 1er mai, date anniversaire de l’arrivée des premiers colons à St. John.

21 avril 1784 – l’arpenteur général de la Nouvelle-Écosse, Thomas Knox, ordonne le tracé d’une ville à Fort Ann, « avec des rues non moins importantes ». « Plus de 18 mètres de large et à angle droit ». Au 25 juillet 1784, aucune maison n’avait encore été construite.

30 mai 1784 – Fin mai, une lettre fut rédigée à l’intention du gouverneur Parr pour l’informer que l’ancienne province de Nouvelle-Écosse serait divisée en deux : le Nouveau-Brunswick (et non la Nouvelle-Irlande, comme l’avaient apparemment suggéré le général Knox) ​​et la Nouvelle-Écosse.

17 juillet 1784 – Le gouverneur général Frederick Haldimand, commandant en chef du Bas-Canada, octroie 500 acres de terre au lac Témiscouata à David Higginbotham, ancien caporal du 31e régiment d’infanterie et, à cette époque, courrier auprès des Amérindiens pour le service postal royal. Higginbotham sera le témoins principals au marrriage de Philip Long et Marie-Julie Couillard-Després à Québec en 1792. Cette concession fut par la suite jugée inappropriée, car elle faisait partie intégrante de la seigneurie de Rivière-du-Loup et de Témiscouata, qui appartenait au général James Murray depuis 1760, avant que celui-ci la vende à Alexandre Fraser. Cette ferme, hôtellerie et lieu de repos pour les voyageurs allait devenir Long’s Landing Place en 1809.

25 juillet 1784 – Le 25 juillet 1784, Thomas Knox rapporta à Edward Winslow que la ville de St. Anne’s était délimitée, mais qu’aucune maison n’avait encore été construite. Cette ville destinée aux officiers et aux hommes des régiments se composait de deux rues parallèles à la rivière, à l’extrémité inférieure de l’intervalle, reliées par des rues et des jardins à l’arrière.

15 septembre 1784 – Un certain nombre de soldats démobilisés de la KAR et d’autres régiments adressent une pétition à Edmund Fanning, lieutenant-gouverneur général de la Nouvelle-Écosse, datée du 15 septembre 1784 à St. Ann, sur la rivière Saint-Jean. Le gouverneur Parr approuvera l’octroi de deux acres de terre aux signataires. Le nom de Philip Long figure parmi eux. Nous ignorons encore quel lot lui a été attribué. Cependant, Long ne s’installa pas durablement sur son terrain.


1785

Janvier ou février 1785 – Le gouverneur Thomas Carleton, William Hazen, Jonathan Odell et Thomas Knox remontèrent le fleuve Saint-Jean, examinèrent l’emplacement de la nouvelle ville de Sainte-Anne et décidèrent d’en faire la capitale de la nouvelle province du Nouveau-Brunswick (le nom de Nouvelle-Irlande fut également envisagé à l’époque, mais finalement rejeté). Les deux acres de terre de Philip Long auraient immédiatement pris de la valeur ! Malheureusement, la ville devait être réarpentée et divisée en lots d’un quart d’acre chacun, mesurant 66 pieds sur 165. Les officiers qui avaient tiré au sort les lots dans le nouveau plan de la ville, ou, si une maison avait été construite, le lot sur lequel elle se trouvait, reçurent le lot s’ils respectaient les conditions suivantes : ils devaient accepter par écrit et « commencer, avant le 1er août, la construction d’une maison d’au moins 16 pieds sur 20 et la protéger des intempéries avant que la concession ne soit accordée ».

5 août 1785 – Le nom de Philip Long apparaît dans un document signé et attesté par le capitaine Isaac Attwood, intitulé « Liste des colons du bloc n° 4 attribué au King’s American Regiment of Foot, incluant également les colons de la partie supérieure du bloc n° 5 attribué aux Queens Rangers, 5 août 1785 ». Il est également mentionné qu’une femme l’accompagnait dans cette liste. Le statut de cette femme est inconnu à ce jour.

Une station pour livré la poste royale est établi à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. C’est probable que celle-ci fut placé près des barracks militaies de l’époque.

le 22 novembre, 1785 – Première élections de la nouvelle province du Nouveau-Brunswick. Le comté de York comprenait la région de Sainte-Anne- et de Canterbury. Selon la Gazette de l’époque, plus de 800 hommmes se sont réunis pacificaquement à Sainte-Anne et ont é quatres gentilhommes respectables. Nous croyons que Philip Long faisait parti de ce groupe de voteurs.


1786

12 juillet 1786 – Mémoire en faveur d’Isaac Attwood, capitaine du King’s Regiment of Foot, pour la concession d’une île appelée « Fall Island », en amont de ses futurs lots de terre. Philip Long signe ce mémoire.

1786 – dans cette année, Philip Long a pu rencontrer sir John Coape, future Lord Sherbrook , Gouverneur-général. Coape faisait parti 33ième régiment et  » 175 years ago, the 33rd (1st Yorkshire West Riding) Regiment of Foot was serving in the Military Compound National Historic Site. As with the other British units in Fredericton, they not only provided a sense of peace & security but also served the community in many ways. In the excerpt under the image, the Unit’s doctor succumbed to disease after helping Fredericton treat new immigrants. » page sur Facebook


1787

7 août 1787 – Liste des colons des environs du bloc n° 4 (qui devrait être le bloc n° 6). Ce document est attesté par le capitaine Isaac Attwood et arpenté par M. Allen. Le registre de la King’s American, anciennement de Foot, dans la paroisse de Canterbury, mentionne 43 concessionnaires. Philip Long n’y figure pas, et le lot 49 n’est pas mentionné [la liste s’arrête au lot 29].

17 août 1787Philip Long reçoit 196 acres de terre, lot 49 sur 121 disponibles, aux alentours de Canterbury (au sud de Woodstock, près de Meductic). Il reçoit ce lot avec ses collègues membres de la KAR. Ils avaient tiré au sort le bloc n° 4 environ un an auparavant (la date est incertaine). D’après d’autres documents, Philip Long n’y fit jamais d’aménagements, et le terrain fut transféré à Reuben Chace Senior en 1803. Nous ignorons où se trouve Philip Long exactement à cette date, mais c’est fort possible qu’il soit déjà déménagé au Bas-Canada vers cette date, ou qu’il était déjà à l’emploi des militaires et de l’administration de Québec ou d’Halifax pour le transport des malles rolyales entre ces deux villes.

30 août 1787 – Rapport de Hugh Finlay, directeur général adjoint des postes. Bas-Canada, sur l’état des routes et des communications entre Rivière-du-Loup, au Bas-Canada, et Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

1787 – Document qui n’a pas encore été retrouvé. La copie est aux Archives du Nouveau-Brunswick, dans lac collection du gouvernement du Nouveau-Brunswick, Location (S 180-F 80), sous-séries – Crown Lands, York county. Cette serie comprend des actes, des mémoires, des pétitions, des mandats et autres documents concernant les terres du comté de York. F80 – Memorials, petitions. 1787-1818. Pétition de Philip Long au lieutenant-gouverneur Thomas Carleton demandant l’échange des terres qui lui ont été concédées contre des terres sur la rivière Eel. 1787


1788

5 avril 1788 – Hugh Finlay reçoit une nouvelle commission de sous-maître général des postes pour les provinces du Canada, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Il avait lui-même suggéré la création de ce poste dans son rapport de 1787.

27 mars 1788 – John Gwin signe un contrat exclusif avec Stephen Curtis pour le transport de la malle de Sa Majesté entre Québec et le lac Témiscouata. Les instructions de transport étaient claires : elles prévoyaient le transfert de la malle à la Rivière des Caps à un dénommé François Marquis avant de poursuivre vers le lac. La rigueur des processus entourant le transport et les transferts entre courriers démontre que le système était pris très au sérieux par les autorités, qui voulaient à tout prix garantir la livraison des dépêches.

17 avril 1788 – John Gwin écrit une autre lettre dans laquelle il précise les instructions détaillées non seulement pour le transport des malles, mais aussi pour la remise du cheval après le travail. L’animal devait être laissé à L’Islet chez Manuel (Emmanuel) Déprés (Couillard-Després). Il s’agit bien du maître des postes de L’Islet, père de Marie-Julie, qui épousera notre ancêtre Philip Long en 1792.

1788 – Dans l’Almanach de Québec, Benoît Long a trouvé une liste publiée de tous les maîtres des postes de relais entre Québec et Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, incluant les distances les séparant. Si la route entre Québec et la Rivière des Caps était carrossable, ce n’était pas le cas entre la Rivière des Caps et l’entrée du portage. De là, le transporteur devait se rendre à cheval ou à pied jusqu’au lac Témiscouata, puis pagayer jusqu’au Petit-Sault (à l’embouchure des rivières Madawaska et Saint-Jean), effectuer le portage au Grand-Sault, et enfin descendre jusqu’à Saint-Jean.

Pour L’Islet, le nom mentionné est E. Després. À la tête du lac Témiscouata, il n’y a personne en permanence, mais le poste est identifié sous le nom de Higginbotham. Il sera connu plus tard sous les noms de Long’s Place, Long’s Landing, Long’s Farm (Couchet) ou simplement l’hôtellerie de Monsieur Long (Album souvenir de Cabano). Des contrats négociés avec des Canadiens, des Autochtones ou des Acadiens étaient donc nécessaires pour assurer le transport à travers les portages, les lacs et les rivières.

le 12 décembre, 1788 – David Higginbotham résidant de Rivère-des Caps met en vente deux cent cinquante arpents au bout du nouveau chemin du lac Témiscouata, ave une belle maison et une écurie. Selon l’annonce dans la Gazette de Québec, il ya dans cette un lot de terre de quatre arpents de façade par le fleuve Saint-Laurent avec une maison en rondins en bois, cinq apartements au rez-de-chaussée et une belle construction en cèdre à l’étage. Il est décrit comme le meilleur poste de la province pour le commerce avec les Indiens.


1789

20 octobre 1789 : William Grenville du gouvernement de la Grande-Bretagne envoie une lettre à Guy Carleton proposant des changements constitutionnels au Canada à cause de l’arrivée massive des Loyalistes. Le systême postale s’organise en conséquence et pour Philip Long, la route entre Québec et Halifax devient la route sur laquelle il transporteras la mall de sa Majesté epndant plsueirus années.


1790

Les nouvelles de la Révolution française parviennent au Canada. Les mesures prises sont généralement bien accueillies par les canadiens. Le gouvernement britannique pour garder le calme dans sa colonie propose d’instituer le parlementarisme dans un projet de nouvelle constitution.


1791

Philip Long devient probablement courrier pour le service postal royal durant les années entre 1786 et 1792. Il s’installe au Bas-Canada durant cette période (d’après Esther Clark Wright). Son premier domicile au Bas-Canada en 1792 est écrit noir sur blance sur son acte de mariage : Cap Saint-Ignace.

10 juin 1791 – sanction royale de l’Acte constitutionnel (en vigueur le 26 décembre) qui partage le pays, par la Rivière des Outaouais, en deux provinces : le Haut-Canada (Ontario) dont la majorité de la population comporte les loyalistes britanniques et le Bas-Canada (Québec), dont la majorité est française, qui conserve ses lois. Un Conseil législatif est créé dans les deux provinces à l’image de la Chambre des Lords, ainsi qu’une Assemblée élue pour quatre ans au suffrage censitaire et un Conseil exécutif. L’Église d’Angleterre reçoit une influence prépondérante et des terres, les Réserves du Clergé.

12 septembre 1791 : Guy Carleton, baron Dorchester, est nommé Gouverneur général du Canada. Alured Clarke, est nommé lieutenant-gouverneur du Bas-Canada.

1791 – Patrick Campbell fait un voyage en Amérique du Nord et rencontre David Higginbotham et le capitaine Isaac Attwood. Il visite la maison de Higginbotham, située à l’extrémité du lac Témiscouata.


Québec et le lac Témiscouata (1792-1827)

L’installation de la famille Long: du Bas-Canada à l’arrivée au lac Témiscouata (1792-1808)

1792

6 décembre 1792 – Philip Long, de Cape Saint-Ignace, épouse Marie-Julie Couillard-Després, de la paroisse de L’Islet, en l’église de la Sainte-Trinité de Québec, principale église anglicane de la ville. Le mariage est célébré par David Francis De Montmollin, en présence de David Higginbotham (marchand), Andrew Johnston (tonnelier) et Murdoch MacKenzie (tonnelier), témoins. Cette église a été construite à l’emplacement de l’ancienne église des Récollets, détruite par un incendie.


1793

Nous n’avons aucun documents ou informations sur la famille de Philip Long pour l’année 1793. Il est probable que la famille habite L’Île Verte (près de Rivière-du-Loup) car la famille recevra le premier enfant, Marie-Julie, en mars 1794.


1794

6 mars 1794 – Baptême de Marie-Julie Long, première-née de Philip et Marie-Julie, à L’Islet du Portage. Ce document laisse supposer que Philip et sa famille résidaient alors à L’Islet ou à proximité de cette localité. Nous savons qu’ils y vécurent au moins jusqu’à la fin de 1798, et peut-être même jusqu’en 1800.


1795

18 février 1795 – Vente de l’héritage Couillard-Després, comprenant une parcelle de terre, par Philippe Long et Marie-Julie Couillard Després, à Alexandre Croak (Kirouak). L’acte de vente a été signé à Sainte-Anne.

25 avril 1795 – Décès de Marie-Julie Long, aînée, le 25 avril 1795. Elle fut inhumée à L’Islet.


1796

20 novembre 1796 – Naissance et baptême de Marie Judith Long le 20 novembre 1796 à L’Islet .


1797

6 février 1797 – Achat d’une parcelle de terre par Philip Long auprès de Joseph Fraser à Notre-Dame-du-Portage. Cette parcelle est située près de l’entrée du Portage du Canada, sur les rives du Saint-Laurent.

6 avril 1797 – Naissance et décès d’un enfant anonyme le 16 avril 1797. Le sexe de l’enfant est inconnu.

Le nom de Philip Long figure dans les registres de Rivière-du-Loup sous la rubrique « courrier-agriculteur ». Il réside à l’extrémité nord du portage en provenance du lac Témiscouata.

Isaac Weld, voyageur notoire entreprit un périple à travers le continent, fit plsueirus observations sur le mode de vies de nos ancêtres ainsque les systêmes de communication, des postes et voitures de relais (calèches).


1798

La famille Long est mainenant à l’Île-Verte, près de Rivière-du-Loup.

31 mars 1798 – Naissance de Constance Long à l’Île-Verte (Québec). Philip Long est mentionné comme fermier, mais no pas comme courrier.

8 avril 1798 – Baptême de Constance Long à l’Île-Verte (Québec).

14-15 septembre 1798 – Le Grand Voyer, Gabriel Tashereau, « Ministre des Routes », du district de Québec, a répondu à une demande reçue en mars concernant le tracé de certaines routes dans la paroisse Saint-Patrick, en aval de la rivière du Loup. Plusieurs résidents, dont Philip Long, s’opposaient aux nouvelles routes proposées par Tashereau. Philip Long a signé cette pétition et sa parcelle de terre est indiquée sur une carte de la région.

28 novembre 1798 – Vente du terrain acquis de Joseph Fraser en 1797 à Michel Nadeau, en présence de A. Dionne, notaire, le 28 novembre 1798. Ce terrain est situé à Notre-Dame-du-Portage.


1799

1er janvier 1799 – David Higginbotham met en vente 250 arpens. Ce terrain est situé au terminus de la nouvelle route (Portage), au lac Témiscouata. Il met également en vente des terres à Rivière des Caps. L’avis est daté du 12 décembre 1798 et a été publié dans la Gazette de Québec le 1er janvier 1799.

18 octobre 1799 – Hugh Finlay, sous-ministre général des postes pour le Canada, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, est destitué des Postes pour malversations financières.


1800

1er avril 1800 – George Heriot est nommé sous-ministre général des Postes pour le Canada, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.

28 septembre 1800 – Naissance de Jean-Baptiste Long, le 28 septembre 1800, à Saint-André de Kamouraska. Il a été baptisé à Saint-André de Kamouraska, au Québec.


1801

18 juin 1801 – Contrat de services entre Philip Long, courier du roi, et Legranges, courier pour le transport des malles entre ….Signé à Québec, le 18 juin, 1801 par devant notaire.


1802

Philip Long et sa famille ont probablement déménagé à Québec entre septembre 1800 et juillet 1803. Cette conclusion repose sur les registres de baptême des enfants nés durant ces années-là.

Il est probable que Mgr Denault ait visité ou traversé l’emplacement de ce qui allait devenir la ferme de Long au cours de cette année.


1803

9 juillet 1803 – Naissance d’Édouard-Narcisse Long en juillet 1803. Il décède le 26 mars 1804 à Québec. Il est né à Québec et a été baptisé à la cathédrale Notre-Dame de Québec.

4 février 1803 – Reuben Chace père et son fils Reuben Chace fils adressent une requête à George Sproule, arpenteur général, expliquant qu’ils n’ont jamais reçu de concession de terre et qu’ils sont cordonniers. Ils demandent qu’en raison d’une maladie, ils ont dû s’installer sur un terrain vacant, le lot n° 50, de la concession 121, dans la paroisse de Woodstock. Ils sollicitent donc la concession de ce terrain ainsi que celle du lot n° 49, autrefois concédé à Philip Long, mais qui n’y a jamais apporté d’amélioration depuis. Ils demandent également que le lot n° 48 soit attribué à Reuben Chace fils.

19 février 1803 – George Sproule, arpenteur général du Nouveau-Brunswick, reçoit le mémoire et constate que les lots 48 et 50 ne sont pas concédés et que le lot 49 a été concédé à Philip Long dans le cadre de la concession de Tristram Hillman et associés dans la paroisse de Woodstock. Il approuve ensuite la concession de ces lots non attribués aux Chace, notant que Philip Long est « absent de la concession ». La concession devait être enregistrée le 28 octobre 1805. Nous savons maintenant que Thankful, fille de Reuben Chace père, a épousé Tertullus Dickenson. Ce dernier sera plus tard impliqué dans une transaction foncière entre Philip et Marie-Julie, qui vendirent le lot 2 en 1809.


1804

Le 28 mars, 1804 – Décès de Edouard-Narcisses Long. Il n’avait que huit mois. Philp Long est enregistré comme courier de Madwaska.


1805

25 mars 1805 – Naissance de Julie Hortanse Long le 25 mars 1805. Elle décède le 20 décembre 1805 à Québec. Elle fut baptisée à la cathédrale Notre-Dame de Québec. (À sa naissance, elle s’appelait Julie, tandis qu’à son décès, le registre indique son nom comme Julie Hortanse).

15 juillet 1805 – Philip Long signe un reçu au père Pinet de Kamouraska, attestant qu’une certaine somme d’argent doit être versée par Philip Long à un sculpteur de Québec. Ce reçu est signé devant Thomas Pitt, notaire. Nous ignorons tout de cette sculpture, mais nous savons que le sculpteur était un maître sculpteur renommé à l’époque.

15 mai 1805 – Philip Long et sa famille résident à Québec, au 16, rue Sainte-Ursule. Son nom figure dans le recensement de Mgr Plessis sous la rubrique : « Phil Loan, 1 protestant, 4 catholiques – 12, rue Sainte-Ursule ». Les quatre catholiques comprenaient probablement Marie-Julie Couillard-Després et ses trois enfants : Marie-Judith Long, Constance Long et Jean-Baptiste Long.

16 janvier 1805 ? – Visite au lac Témiscouata par George Head, relatée dans son ouvrage « Journal d’un voyage d’hiver d’Halifax aux Canadas ».


1806

La famille Long retourne à L’Islet du Portage. Nous ignorons les circonstances de ce déménagement, mais nous pouvons supposer que la famille Long a quitté Québec entre 1805 et 1806, année de la naissance de Philippe II en octobre.

23 octobre 1806 – Naissance de Philippe Long (II) à l’Islet, Québec (lieu de naissance de sa mère, Marie-Julie Couillard-Després). Cela signifie qu’entre juillet 1805 et octobre 1806, Philippe et sa famille ont déménagé de Québec à l’Islet.


1807


1808

29 mars 1808 – Étienne Michaud est engagé le 29 mars 1808 comme messager pour Philip Long, présenté comme messager d’Alifax, afin d’assurer le transport de lettres et de colis entre Québec et Grand-Saut (Nouveau-Brunswick). Philip Long choisit l’Islet du Bon Secours comme domicile pour l’exécution de ce contrat.

10 avril 1808 – Naissance d’Emmanuel Long le 10 avril 1808 à l’Islet (Québec). Aucune autre information n’a été trouvée concernant cet enfant et ses éventuels descendants. Nous ne savons pas non plus si il a survécu.


Courier et hotellier au lac Témiscouata (1809-1813)

1809

Entre la naissance d’Emmanuel et l’année suivante, Philip Long reçut l’ordre de déplacer sa famille vers un lieu quasi désert, où la terre était ingrate, mais revêtait une importance stratégique considérable pour les autorités militaires et civiles de l’époque. Cette affectation, faite sur ordre conjoint du maître général des postes (Finlay) et du gouverneur Craig, nous est confirmée par une lettre de George Heriot, alors sous-directeur général des postes du Canada, datée de 1811 : « …que Philip Long, ancien agent du gouvernement, marié et père de cinq ou six jeunes enfants, fut établi en juillet 1809 au débarcadère du lac Témiscouata — près de l’entrée du Grand Portage sur la route entre Québec et Fredericton — sur ordre de Son Excellence Sir James Craig, commandant des Forces. »

Cette information est fascinante : elle nous révèle que Philip fut personnellement sollicité par le commandant en chef des Forces. À cette époque, Sir James Craig exerçait une autorité suprême sur l’Amérique du Nord britannique, englobant le Haut et le Bas-Canada ainsi que les Maritimes. 

Cette décision plongea Philip dans un quotidien semé d’embûches et de dangers ; sa famille vécut ainsi durant près de vingt ans dans ce lieu devenu célèbre sous le nom de « Débarquement de Long ». L’endroit servit tour à tour de ferme familiale et d’auberge pour les voyageurs. Philip Long était possiblement âgé de 67 ans (ou 57 ans) — un âge remarquable pour l’époque — lorsqu’il s’engagea avec les siens à jouer ce rôle crucial dans les tribulations liées au Grand Portage, depuis Notre-Dame-du-Portage (près de Rivière-du-Loup) jusqu’à l’extrémité du lac Témiscouata.

Dans l’Album du Centenaire de Cabano, où l’on peut lire : « Arrivé à l’endroit où se trouve aujourd’hui l’école n° 7 (sur le chemin Saint-Louis), le voyageur tournait à gauche et descendait directement aux Casernes, s’arrêtant s’il le voulait à l’hôtellerie de Monsieur Long, sise en face du Fort. »

24 mars 1809 – Vente d’une parcelle de terre par Philip Long et Marie Julie Couillard Després à Tertullus Dickenson. Ce terrain, lot n° 2, faisait partie de la concession accordée au défunt King’s American Regiment dans la paroisse de Woodstock. La transaction est datée du 4 mars 1809.

Juillet 1809 – Philip Long et sa famille s’installent à l’extrémité nord du lac Témiscouata en juillet 1809. Il y est affecté sur ordre du gouverneur James Craig et du directeur général des postes Hugh Finlay. Cette information nous parvient grâce à une lettre écrite plus tard par le directeur général des postes, George Heriot, en 1811.

26 décembre 1809 – Naissance de George Long le 26 décembre 1809. Il est né au lac Témiscouata et baptisé à Saint-Basile, au Nouveau-Brunswick. Il est le premier Long baptisé à Madawaska.


1810


1811

1811 – Lettre de Philip Long à Sir James Craig, 1811, Québec. Une copie de cette lettre reste à retrouver. Nous savons toutefois que cette lettre existait puisqu’elle est mentionnée dans la lettre d’Heriot du 27 mars 1811.

27 mars 1811 – Lettre de George Heriot, directeur général des postes du Bas-Canada, au lieutenant-colonel Thornton, datée du 27 mars 1811, à Québec. Philip Long adressa une pétition à Sir James Craig pour l’informer que son salaire annuel n’avait pas été versé depuis le 12 décembre 1810. Cette lettre révèle également que le gouvernement estimait que Long n’utilisait pas son argent « de la meilleure façon possible » et recommandait de lui offrir, ainsi qu’à sa famille, cinq boisseaux de blé. Long contesta cette situation et semble avoir obtenu gain de cause auprès d’Heriot.

8 avril 1811 – Naissance de Romain Long (Memen – peut-être pour « Facteur » ou une contraction de Romain, du point de vue d’un enfant).

10 septembre 1811 – Mgr Plessis et son groupe rendent visite à Long et passent la nuit du 10 septembre 1811 à sa ferme, située au bord du lac Témiscouata. Son secrétaire, le père Painchaud, rédigera plus tard un journal de voyage où Philip est mentionné sous le nom de « John Lang ». Cette confusion engendrera une grande incertitude quant à l’identité de Philip et de ce John Lang. Par contre, certains croit que le nom Lang ici devrait lu comme Long amsi cela n’enlêve aucunement à l’importance du premier nom, John.

11 décembre 1811 – Une lettre signée par George Heriot, sous-ministre des Postes, et datée du 11 décembre 1811, mentionne Philip Long. Cette lettre d’Heriot nous apporte des informations intéressantes : les raisons du déménagement de Long et de sa famille au lac Témiscouata ; le fait qu’il ait presque perdu la vue ; que Sir James Craig ait personnellement autorisé le versement d’un salaire de deux shillings par jour à Philip Long ; et qu’il sollicite l’autorisation de Sir George Prevost, le nouveau commandant des forces armées, pour continuer à percevoir ce salaire annuel au nom de Long.

16 décembre 1811 – Lettre de Noah Freer, secrétaire militaire, à George Heriot, directeur général des postes, datée du 16 décembre 1811, à Québec. Cette lettre fait suite à la demande de M. Heriot de poursuivre le versement de deux shillings par jour à Philip Long et de recevoir ces sommes pour le compte de ce dernier.

16 décembre 1811 – Lettre de William Henry Robinson, commissaire général, autorisant les paiements à M. Long, conformément à la réception de la lettre de Noah Freer, datée du même jour, le 16 décembre 1811, à Québec.


1812

18 juin, 1812 – Déclaration de guerre entre le Canada et les États-Unis. Le Président James Madison informa le Congrès et cette déclaration fut la première déclaration de guerre contre un autre pays. Les conflits sont multiples: conflits relatifs aux droits maritimes, restrictions commerciales, enrôlement forcé de marins américains et soutien britannique à la résistance amérindienne. La guerre dura du 18 juin 1812 jusqu’à la ratification du traité de Gand le 17 février 1815.


1813

8 octobre 1813 – Mariage de Constance Long avec Pierre Beaudry (dit « Matelot ») le 8 octobre 1813 à Saint-Roch (Québec).

2 décembre 1813 – Naissance de Suzanne Long le 2 décembre 1813 au lac Témiscouata. Elle fut baptisée à Saint-Basile (Nouveau-Brunswick).

Années difficiles mais la famille traversent les rapides en sécurité (1814-1817)

1814

14 janvier 1814 – Sir George Head était un voyageur durant l’hiver 1814 et fit escale à Long’s Landing. Il décrit ce qu’il a vu, les gens qu’il a rencontrés, ainsi que les dialectes, les sons et les odeurs qu’il a perçus.

« Nos six premiers milles se sont déroulés sur la glace de la rivière Madawaska (…). Ayant dépassé la source de la rivière, nous sommes arrivés au lac Tamasquatha, (…) Enfin, nous sommes arrivés à la maison de M. Long, située à l’extrémité du lac Tamasquatha, sur les rives de ce « portage » qui s’étend de là jusqu’à la route principale de Québec sans interruption de la voie navigable.

À peine arrivé, je me suis jeté sur les planches, persuadé que je serais incapable de continuer le lendemain. Nous avons trouvé un autre groupe de voyageurs qui s’étaient installés dans la maison ; et, renforcés par notre nombre, ils ont créé dans notre chambre une confusion de langues indescriptible. Nous étions 36 personnes, sans compter six ou huit gros chiens appartenant aux toboggans. Nous étions obligés de nous allonger par terre comme des porcs. Mon voisin était un major de l’armée, que je n’avais jamais vu auparavant et que je n’ai jamais revu depuis ; il semblait plus fatigué que moi et ne faisait rien d’autre que… » Nous avons gémi toute la nuit.

Les chiens nous dérangeaient ; ils couraient partout et nous piétinaient (…). Avec le bruit, les cris et les jurons en mauvais français, c’était un véritable vacarme. (…) Le bavardage, l’odeur de tabac et le tumulte général étaient vraiment épouvantables ; et il y avait, de plus, un lit de camp dans la chambre, sur lequel reposaient deux femmes : la maîtresse de maison et sa sœur. Ces femmes n’étaient pas silencieuses ; et, quoi qu’il en soit, il y en avait toujours une qui restait éveillée et qui parlait…

18 février 1814 – Le 18 février 1814, Bouchette présenta à l’Assemblée législative son projet de carte à grande échelle du Bas-Canada, accompagné de son futur ouvrage intitulé « Description topographique de la province du Bas-Canada, avec des remarques sur le Haut-Canada et sur les liens relatifs des deux provinces avec les États-Unis d’Amérique ».

6 mars 1814 – Le 104e Régiment du Nouveau-Brunswick passa la nuit à la ferme Long le 6 mars 1814. Les hommes effectuaient alors leur marche historique : les 500 soldats du régiment parcoururent 603 kilomètres (375 milles) en conditions hivernales, de Fredericton à Québec – sans aucune perte –, puis poursuivirent leur route jusqu’à Kingston (Ontario). Cette marche eut lieu pendant les hostilités de la guerre de 1812 contre les États-Unis. L’arrivée du régiment est considérée par de nombreux historiens comme un facteur déterminant pour dissuader les forces américaines de poursuivre leurs incursions plus au nord et, par conséquent, pour faire basculer le cours de la guerre en faveur de la Grande-Bretagne.

Avril 1814 – Le gouverneur général George Prévost fit halte à Long’s Farm lors de son voyage de Québec à Saint-Jean. Il se rendait ensuite à Londres, en Angleterre.

30 juin 1814 – Lettre et rapport de Joseph Bouchette, écuyer, arpenteur général du Haut et du Bas-Canada, à Sir George Prévost, gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique et commandant en chef de toutes les forces, à Québec, daté du 30 juin 1814. Le titre du rapport est : « Rapport de l’arpenteur général à son retour de l’installation des vétérans et de leurs familles sur le portage entre le Bas-Canada et le Nouveau-Brunswick, le 30 juin 1814. »

30 juillet 1814 – Sir George Prevost fut remplacé par un militaire de longue date, Sir John Coape, lord Sherbrooke, duc de Richmond. Philip Long connaissait cet homme ; il le mentionne dans sa lettre de 1816 où il écrit : « … mais j’espère que Votre Excellence ne me considérera que comme un homme que je connais depuis 26 ou 30 ans, et que ma conduite sera jugée sur mon compte. »


1815

9 mai 1815 – Mariage de Marie-Judith Long et Jacques Bezeau, le 9 mai 1815 à la cathédrale Notre-Dame de Québec.

12 août 1815 – Publication par Joseph Bouchette, arpenteur général du Canada, de sa célèbre « Description topographique de la province du Bas-Canada, avec des remarques sur le Haut-Canada et sur les liens relatifs des deux provinces avec les États-Unis d’Amérique ». Cet ouvrage comprenait plusieurs magnifiques dessins, dont notre précieuse illustration de la ferme Long à l’entrée du portage du lac Témiscouata et des Grandes Chutes de la rivière Saint-Jean.

18 novembre 1815 – Une terrible famine s’abat sur la famille Long au lac Témiscouata suite à des récoltes catastrophiques. Ces dérèglements climatiques extrêmes — marqués par un gel persistant durant l’été — étaient la conséquence directe de l’éruption massive du mont Tambora en Indonésie (avril 1815), qui projeta un immense nuage de cendres dans l’atmosphère, refroidissant la planète entière.

Face à cette détresse, Philip Long se voit contraint d’écrire au gouverneur général Gordon Drummond pour solliciter son aide. Dans sa missive, il mentionne le connaître personnellement. Il est fort probable que leur rencontre remonte à 1783, lors du débarquement à Saint-Jean, au moment où Drummond servait sous les ordres de Sherbrooke au sein du régiment nouvellement formé pour accueillir les Loyalistes.

20 novembre 1815 – Lettre de C. Foster, secrétaire militaire, à William Henry Robinson, écuyer, commissaire général, le 20 novembre 1815, à Québec. « En raison de l’extrême indigence et des besoins pressants (dus à la mauvaise récolte de céréales) de Philip Long, ancien soldat et colon du lac Témiscouata, dont la cause a été favorablement recommandée au lieutenant-général Sir Gordon Drummond, j’ai reçu instruction de Son Excellence de vous demander de bien vouloir remettre audit Philip Long un baril de porc et un baril de farine. »


1816

Mai 1816 – Date approximative de l’incident présumé au cours duquel Philip Long aurait retardé le courrier britannique en refusant de transporter des colis et des barils à travers le lac Témiscouata. La plainte fut déposée par le lieutenant James Hinks.

31 juillet 1816 – Lettre de George Heriot, sous-ministre des Postes pour le Bas-Canada, au lieutenant-colonel Addison, secrétaire militaire, datée du 31 juillet 1816 à Québec. Cette lettre est précieuse car elle nous apprend, de la main même de Heriot, que Philip Long avait perdu un œil au service (on suppose qu’il s’agissait du service militaire et non du service postal, mais cela reste incertain). Les circonstances de cet accident ne sont pas mentionnées. Aucune autre information n’est disponible concernant l’incident qui a causé ce handicap permanent.

4 septembre 1816 – Lettre de Philip Long à Lord Sherbrooke, datée du 4 septembre 1816 au lac Témiscouata. Philip Long se défend contre plusieurs accusations portées contre lui, notamment celle d’avoir retenu le courrier et d’avoir refusé de transporter des provisions destinées à d’autres colons. Ces accusations, examinées par les plus hauts responsables du bureau de poste, ont été jugées infondées.

10 octobre 1816 – Lettre du colonel Addison, secrétaire militaire, à H. Y. Cowan, écuyer, maître de poste de Québec, datée du 10 octobre 1816 à Québec. Cette lettre d’Addison contient des commentaires sur la réputation de notre ancêtre. Il y est mentionné que sa conduite a toujours été irréprochable.

29 septembre 1816 – Déclaration de François Robichaud concernant les accusations portées contre Philip Long au sujet du prétendu retard du courrier anglais, datée du 23 septembre 1816 à Rivière-du-Loup. Témoin : Joseph Robichaud.

23 septembre 1816 – Déclaration d’Henry Tardie concernant les accusations portées contre Philip Long au sujet du retard présumé du courrier anglais, datée du 23 septembre 1816, à Grand River, en aval de Madawaska. Témoin : Louis Mercure.

23 septembre 1816 – Déclaration de Charles Beaulieu concernant les accusations portées contre Philip Long au sujet du retard présumé du courrier anglais, datée du 23 septembre 1816, à Grand Isle, en aval de Madawaska. Témoin : Louis Mercure.

31 octobre 1816 – Lettre d’Andrew Phair, maître de poste de Fredericton, à H. Y. Cowan, maître de poste de Québec, datée du 31 octobre 1816. Cette lettre défend à nouveau Philip Long. Phair indique qu’après toutes ces années à le connaître, il ne le croirait pas capable d’une telle erreur. Il précise également qu’il connaît très peu Beaulieu et Tardie, même s’il a travaillé avec eux à plusieurs reprises. Il relate une information intéressante : plusieurs militaires ont affirmé que Long avait toujours été d’une grande aide, notamment à un certain colonel.

21 novembre 1816 – Lettre de H. Cowan, écuyer, maître de poste de Québec, au lieutenant-colonel Addison, secrétaire militaire, en date du 10 novembre 1816, à Québec. Dans cette lettre, M. Cowan indique que M. Phair n’a pas pu établir les faits exacts concernant la plainte du lieutenant Hinks contre Long, mais que plusieurs personnes sont intervenues en sa faveur. Il se dit convaincu que la plainte est sans fondement et que Long doit continuer à percevoir sa rente de deux shillings par jour. La lettre précise également que cette explication a satisfait Son Excellence.


1817

4 mai 1817 – Québec – Nous apprenons par le biais d’une lettre du lieutenant-colonel Macpherson au colonel Darling, le dénombrement des vétérans installés le long de la route du Portage. Philip Long ne figure pas sur cette liste, car il n’était pas considéré comme un soldat colon à cette époque ; il avait été établi à la tête du lac Témiscouata dès 1809 par l’ancien commandant en chef, Sir James Craig, et le sous-directeur général des postes, Hugh Finlay.


Dénouement et dernières années au Lac Témiscouata (1818-1827)

1818

18 mars 1818 – Contrat de vente de terres entre Long, Bouchette et Fraser, daté du 18 mars 1818. Ce contrat, conclu entre Philip Long, Joseph Bouchette, arpenteur général du Canada, et Alexander Fraser, seigneur de la seigneurie de Témiscouata, marque probablement l’abandon définitif par Philip Long de tous droits, réels ou supposés, qu’il aurait pu avoir en raison de ses longs services et des améliorations apportées aux terres autour du lac. Bouchette et Fraser venaient de s’associer pour créer une nouvelle ville à Cabano, qui devait alors s’appeler Kent et Strathern. Cet accord de vente est daté du 31 mars 1818. En contrepartie, Philip se voit promettre les lots 1, 2 et 3 (probablement dans la nouvelle ville) ainsi que deux concessions de son choix à l’intérieur de la seigneurie. On ignore quelles terres ou concessions Philip a acceptées à ce moment-là (le cas échéant). Bien sûr, cette promesse a pu, à elle seule, amener les générations futures, affamées et désespérées durant la Grande Dépression du début des années 1930, à croire qu’il s’agissait de la fameuse « Fortune des Long-Lang ». Nous ne le saurons probablement jamais. Dans cet accord, Philippe renonce à toute prétention sur les terres bordant le lac. À notre avis, cet acte met véritablement fin à l’histoire de la Fortune des Long-Lang, car il nous semble que les terres de grande valeur se situaient autour du lac, et non dans une partie inconnue de la seigneurie.


1819


1820

29 septembre 1820 – Naissance de Michel Long le 29 septembre 1820 au lac Témiscouata. Mgr Lang nous apprend qu’il fut baptisé à Saint-Basile le 20 août 1821. Michel laissa une très nombreuse descendance. Il vécut à Clair, au Nouveau-Brunswick et finit ses jours à Ashland au Maine pour être enterré dans le cimetière de Sainte-Luce, Frenchville, Maine.


1821


1822

20 août 1822 – Mariage de Jean-Baptiste Long et Marguerite Émond.

1822 – John Mann, un Écossais ayant traversé le continent, visita le lieu de débarquement de notre ancêtre (qui ressemblait davantage à une auberge à cette époque) et relata son voyage dans son ouvrage : « Voyages en Amérique du Nord – Particulièrement dans les provinces du Haut et du Bas-Canada, et du Nouveau-Brunswick, et dans les États du Maine, du Massachusetts et de New York : contenant diverses aventures et mésaventures intéressantes, rencontrées par l’auteur lors de son voyage parmi les Américains, les Hollandais, les Français et les Indiens ». Plusieurs interventions remarquables de la divine providence l’ont préservé des dangers, tant sur terre que sur mer, de 1816 à 1823. Dans cet ouvrage, Long est décrit ainsi : « Le propriétaire était américain et parlait couramment anglais. La propriétaire était une Française originaire du Bas-Canada, et par conséquent, toute la famille parlait français. Après avoir conversé un peu avec le vieil homme, je suis allé me ​​coucher.»


1823

10 août 1823Le rapport du major A. E. Elliott sur l’état des postes occupés par les pensionnés le long de la ligne de communication vers Madawaska constitue une source de première main inestimable. Ce document, divisé en deux parties, nous éclaire sur la situation de Philip Long et sur la perception qu’il avait des terres qu’il occupait depuis tant d’années.

On y apprend que Long éprouvait de sérieuses difficultés à obtenir les concessions officiellement promises. Toutefois, le seigneur Fraser l’avait assuré qu’il n’aurait aucune redevance à verser tant qu’il demeurerait sur ses terres améliorées. La situation était cependant différente pour ses fils : s’ils décidaient de s’établir ou d’améliorer d’autres terres, ils seraient traités selon les conditions seigneuriales habituelles.

Le rapport fournit également des détails géographiques précieux, confirmant l’emplacement de la ferme et de l’auberge de Long près du débarcadère. On y mentionne que son installation à cet endroit fut orchestrée en 1809 par Hugh Finlay, alors sous-directeur général des postes (bien que la lettre originale de cette entente demeure introuvable à ce jour). Enfin, le major Elliott note que Pierre Méthot (identifié sous le nom de « Matelot ») possédait des terres à 2,4 km en aval du Dégelé (aujourd’hui Sainte-Rose-du-Dégelis), sur la rivière Perche, et que ce dernier était disposé à s’y établir de façon permanente s’il obtenait une concession officielle.

10 août 1823 – Lettre du major Elliott au comte de Dalhousie, gouverneur général, le 10 août 1823, à Québec. Le major Elliott y relate son voyage le long de la route du courrier de l’Est. Il y détaille ses dépenses, notamment la location d’un canot à Long’s Landing, et mentionne l’embauche de Jean-Baptiste Long, fils de Philip, comme guide et porteur de hache.

25 septembre 1823 – Lettre d’Alexander Fraser au colonel Darling, secrétaire militaire, le 25 septembre 1823, depuis le lac Témiscouata. Cette lettre nous apprend que Fraser a accepté de recevoir, en leur nom, les paiements aux pensionnés directement. Fraser dresse la liste des soldats stationnés le long du Portage et précise que Philip Long ne devrait probablement pas être considéré comme un pensionné au même titre que les autres, puisqu’il y avait été affecté personnellement par Sir James H. Craig.


1824

20 mai 1824 – Le major Elliott écrit à Samuel Payne et évoque la situation misérable de Philip Long, à l’instar de celle de Payne. Dans cette lettre, le major Elliott recommande que la veuve de Samuel Payne, de Green River, reçoive sa pension. On apprend ainsi que Payne semble avoir joué un rôle similaire à celui de Long.

12 août 1824 – Vente d’un terrain entre Jean-Baptiste Long, son épouse Marguerite Émond et Alexander Fraser, en 1824. L’acte, daté du 12 août 1824, est enregistré devant le notaire Louis Amiot à Rivière-du-Loup. Les témoins sont Pierre Charon et André Marquis. Ce terrain se situait de l’autre côté de la rivière, en face de la dernière résidence de Philip.


1825

1825 – Le recensement de Témiscouata et de Kamouraska de 1825 indique que Philip et sa famille résident toujours près du lac Témiscouata. Neuf personnes sont recensées dans le foyer : Philippe Lang, 60 ans et plus (marié) (Philip est le seul nom mentionné) ; Marie-Julie, 60 ans et plus (mariée) ; trois enfants de moins de six ans (Suzanne, Michel et Romain) et deux enfants de plus de 14 ans et de moins de 18 ans (probablement Georges et Romain) ; un homme de plus de 18 ans et de moins de 25 ans (marié – Jean-Baptiste) et une jeune fille de plus de 18 ans et de moins de 45 ans (mariée – Marguerite Émond).


1826

16 janvier 1826 – Lettre d’Alexander Fraser au colonel Darling, secrétaire militaire, datée du 16 janvier 1826 à Québec. Alex Fraser confirme la liste des pensionnés affectés au Grand Lac et indique qu’il recevra leurs pensions en leur nom. Dans cette lettre, Fraser confirme que Long bénéficiait d’un statut particulier, ayant été affecté au Grand Lac directement par le gouverneur, et qu’il recevait une rémunération différente. De plus, Fraser semble corriger la liste que Darling lui avait transmise, où Long est inscrit sous le nom de Luke Long.

26 janvier 1826 – Lettre de Peter Durquand, commissaire général, datée du 16 janvier 1826 à Québec, au colonel Darling, secrétaire militaire. Cette lettre indique que Durquand avait besoin d’une autorisation pour continuer à verser le salaire de Long, et ce pour l’année entière, et que William Belanger, maître de poste de Québec, percevait ce salaire pour le compte de Long depuis le départ d’Heriot.


L’arrivée et l’enracinement de la famille Long à Clair au Madawaska (1827-1860)

1827

5 janvier 1827 – Lettre de Philip Long au colonel Alexander Fraser, datée du 5 janvier 1827 et datée du lac Témiscouata. Cette lettre révèle que Philip devait une certaine somme à Joseph Michaud et qu’il demandait à Alexander Fraser de lui remettre un billet à ordre pour ce montant, échangeable contre des marchandises auprès de certains marchands canadiens. On y apprend également que Philip avait vendu toutes ses terres à Fraser et qu’il devait recevoir une partie du produit de cette vente au cours des deux années suivantes. Même sans document, on peut raisonnablement supposer que la vente de ces terres a eu lieu au plus tard en 1826. Il s’agissait probablement d’une étape préparatoire au départ définitif de Philip de la région du lac Témiscouata avec sa famille.

Automne 1827 – Jean-Baptiste Long déménage avec sa famille, et probablement aussi ses parents, à La Petite Décharge (Clair, Nouveau-Brunswick). Nous le savons car Jean-Baptiste Long a fait une déposition à Deane et Kavanagh en 1831, alors qu’ils effectuaient un arpentage de la région. Jean-Baptiste y déclare : « Il est âgé de trente et un ans et plus ; il est né à la rivière du Loup [au Québec] qui traverse le Grand Portage, et il y a vingt ans, son père l’a amené avec le reste de sa famille au lac Témiscouata et s’est établi à l’endroit où commence le Grand Portage. Il a résidé à cet endroit pendant dix-neuf ans, et à l’automne de l’an mil huit cent vingt-sept, il a déménagé à l’endroit où il réside actuellement. »

8 octobre 1827 – Second mariage de Constance Long-Beaudry avec Antoine Arton, le 8 octobre 1827.


1828

22 janvier 1828 – Mariage de Romain (Memen) Long avec Marie-Vitaline Thériault, le 22 janvier 1828, à Saint-Basile (Nouveau-Brunswick).

1828 – Philip Long s’installe avec sa famille (son épouse : Marie-Julie, et leurs quatre enfants : Georges, Romain, Suzanne et Michel) sur une parcelle de terre adjacente à un lieu-dit appelé localement « la petite Décharge » (aujourd’hui Clair (Nouveau-Brunswick), constituée en municipalité en 1887). Cet emplacement revêt une importance stratégique, tant sur le plan militaire (il se situe en bordure d’une des plus importantes voies de navigation, la rivière Saint-Jean, et en face du déversoir de la rivière Fish) que grâce à l’abondance de pins blancs géants, essences exclusivement utilisées et réservées à la construction des mâts de navires. Ce lieu deviendra le foyer de tous les descendants de la lignée Long-Lang originaire de Madawaska, et plus précisément de la première génération d’enfants de George, Romain et Michel.


1829

Rapport du major G. E. Elliott sur les postes de colonisation le long du portage de Témiscouata en 1829. La ferme de Long est mise en évidence et on y trouve le texte suivant : « Ce poste se trouve sur la portion de la seigneurie de Témiscouata appartenant au colonel Fraser ; il est également soumis aux inconvénients mentionnés ci-dessus.» La ferme de Long, à l’instar de nombreuses autres stations, se trouvait dans les limites de la seigneurie de Témiscouata. Cette situation précaire compliquait la vie des postiers, régulièrement sommés par le seigneur de payer des redevances annuelles, voire des arrérages pour les terres occupées. Elliott voyait là un obstacle majeur à la colonisation permanente et à la fluidité des communications ; il recommandait donc l’octroi de concessions formelles aux occupants.Elliott confirme que Long recevait un salaire de deux shillings par jour depuis 1809 (une donnée qui concorde avec la correspondance de Robinson de 1811).

2 octobre 1829 – Alexander Fraser écrit au major Elliott pour accepter ses recommandations et renoncer à ses droits sur 100 acres de terre destinés aux colons afin de faciliter le travail des courriers.


1830

1830 – Recensement du comté de Madawaska. Philip Long et sa famille y figurent, dans la région qui deviendra plus tard Clair. Philip est indiqué comme ayant entre 80 et 90 ans, une tranche d’âge incompatible avec la date de naissance de 1757 déduite de l’histoire de Philip Long par Mgr Lang (Lang).


1831

Juillet-août 1831 – Rapport Deane et Kavanagh, juillet-août 1831 : Étude de la colonie de Madawaska, des comtés de Penobscot et de Washington (aujourd’hui comté d’Aroostook), dans le Maine, et du comté de Carleton (aujourd’hui comté de Madawaska), au Nouveau-Brunswick. Les agents américains Deane et Kavanagh rédigent un rapport pour l’État du Maine décrivant la géologie, la démographie et le développement des régions contestées entre le Maine et le Nouveau-Brunswick. Le rapport indique que Philip Long et ses deux fils, George et Romain (Marmosie) Long, occupent une parcelle de terre sur la rive nord du fleuve Saint-Jean et possèdent également d’autres lots dans le même secteur depuis 1828. Ce rapport mentionne et confirme également l’acte de bravoure dont Philip Long aurait fait preuve. Il aurait intercepté du courrier du côté américain pendant la guerre d’Indépendance américaine et se serait enfui chez les Britanniques.


1832

28 août 1832 – Mariage de Suzanne Long et Jacques Hamel le 28 août 1832 à Saint-Roch de Québec, à Québec.

25 décembre 1832 – Décès de Philip Long le 25 décembre 1832, à l’âge de 90 ans [selon son acte de décès]. Il est inhumé au cimetière Sainte-Luce quelques jours plus tard. Cette paroisse se trouve aujourd’hui dans le Maine, aux États-Unis. Il est assez ironique, compte tenu de sa loyauté envers la Couronne britannique et de son rôle dans la protection de ses intérêts frontaliers, qu’il soit enterré du côté américain de la frontière. Ce territoire est devenu américain en 1844.


1833

22 octobre 1833 – Mariage de Philip (II) Long-Laing avec Emilie Boucher, le 22 octobre 1833, à l’église de l’Immaculée-Conception de Trois-Rivières, au Québec.

Novembre 1833 – Recensement spécial de 1833 du Nouveau-Brunswick pour Madawaska, des deux côtés de la rivière Saint-Jean, comté de Carleton, Nouveau-Brunswick (aujourd’hui comté de Madawaska, Nouveau-Brunswick, et comté d’Aroostook, Maine). On y trouve deux Long pour le village de Clair : Romain et George. Romain est recensé comme ayant une épouse, trois garçons et une fille. Marie-Julie vit avec Romain et est décrite comme « Mère, très pauvre, ayant besoin d’aide ».


1834

7 janvier 1834 – Mariage de George Edouard Long et d’Adélaïde Caron à Saint-Basile (Nouveau-Brunswick).


1843

27 février 1843 – Mariage de Michel Long et d’Emérance Thériault à Cacouna (Québec).


1844

Signature du traité Webster-Ashburton en 1844, qui fixe définitivement la frontière entre le Canada et les États-Unis.


1851

1851 Recensement 1851 Census, comté de Victoria. Nous retrouvons Michel Long et sa famille, ainsi que Marie-Julie Couillard-Després, agée de 78, et on indique « infirme de l’âge« . Elle était né en 1776 et donc avait plutôt 75 ans.


1857

19 octobre 1857Décès de Marie-Julie Couillard-Després à Clair. Elle fut inhumée au cimetière Sainte-Luce le 21 octobre 1857.


1860

13 octobre 1860 – Second mariage de Michel Long avec Marguerite Thériault, à Saint-François-de-Madawaska.