Cette page serviras a montré l’état civil, le rôle ou le travail de Philip Long au fil des ans. Les documents à l’appui seront présenté si ils existent.
Son rôle et son travail
Philip Long a marqué son époque par son engagement dans comme soldat, courier du Roi et enfin, cultivateur.
Son statut
Au sein de la société de son temps, il jouissait d’un statut social unique. Reconnu comme une figure loyale au Roi, il a jouis de ressources et connexions spéciales mais lui et sa famille ont aussi souffert pour leur attachement au Roi.
La vision de ses contemporains
Ses contemporains le décrivaient souvent comme un homme loyal, un homme qui a souffert pour son pays et ses croyances. Il connaissais personellement des gens en position d’autorité, et il fut défendu sans fautes contre des plaintes. Dans l’ensemble, vu sa position et ou il demeurait, à la tête du lac Témiscouata, une voie navigable et de transport incontournable et essentiel aux besoins militaires et la livraison des postes royales, il était perçu comme une personne au bon endroit au bon moment.
Avant 1775
Acte de naissance, baptême ou confirmation de Philip Long signé pas ses parents ou ses parrains. Liste de passagers si Philip ou sa famille sont arrivés en Amérique du nord.
Aucuns documents.
1775-1783 Soldat dans un régiment provincial brittanique durant la révolution américaine

1775 – Acte de serment pour montrer son allégence au roi d’Angleterre.
Photo – seulement un exemple, pas celle de Philip Long (si elle existait)
1778 – Feuilles d’appel du 3ième Régiment Waldeck, New York

1778 – Feuilles d’appel du 3ième Waldeck, régiment hessois, avec le nom de Philipp Lange, relevé à New York le 24 décembre, 1777. Source: Donald Long

1778 – Feuilles d’appel du 3ième Waldeck, régiment hessois, relevé à New York le 24 juin, 1778. source: Donald Long
1778 – Feuilles d’appel du 3ième Waldeck, régiment hessois, relevé à New York le , 1778. On mentionne Philipp Lange comme « déserteur », c’est-à-dire, non présent pour des raisons explicables.
1781 – Feuilles d’appel à New town, New York, pour la troupe du capitaine Adam Chrystie, West Florida Royal Foresters (WFRF)

1781 – Feuilles d’appel à New town, New York, pour la troupe du capitaine Adam Chrystie, West Florida Royal Foresters (WFRF) pour le 8 mai, 1781. Philip Long, No. 10, est indiqué comme « déserteur », c’est-à-dire absent sans raisons, comme plusieurs autres soldats de cette troupe au lendemain de la reddition à Pensacola.


1781 – Feuilles d’appel à Savannah, Géorgie, pour la troupe du capitaine Isaac Attwood, Kings American Regiment (KAR)

1781 – Feuilles d’appel à Savannah, Géorgie, pour la troupe du capitaine Isaac Attwood, Kings American Regiment (KAR), le 24 octobre, 1781. Philip Long est noté comme soldat No. 15.
1782 – Feuilles d’appel à Savannah, Géorgie, pour la troupe du capitaine Isaac Attwood, Kings American Regiment (KAR)

1782 – Feuilles d’appel à Savannah, Géorgie, pour la troupe du capitaine Isaac Attwood, Kings American Regiment (KAR), le 25 avril au 24 juin, 1782. Philip Long est noté comme soldat No. 9.
1783 – Feuilles d’appel à Long Island, New York, pour la troupe du capitaine Isaac Attwood, Kings American Regiment (KAR), et du lieutenant -colonel George Campbell

1783 – Feuilles d’appel pour la troupe du capitaine Isaac Attwood, King’s American Regiment, à Flushing Fly, Long Island, New York, le 26 janvier, 1783. Philip Long, soldat no. 6, est noté comme « Guard New town », c’est-à-dire « en garde à New town ».

1783 – Feuilles d’appel pour la troupe du lieutenant-Colonel, George Cambpell, King’s American Regiment, à Camp au Long Island, New York, pour la période du 25 décembre, 1782 au 24 août, 1783. Daté du 9 août, 1783. Philip Long, est noté comme présent seulement.

1783 – Feuilles d’appel pour la troupe du lieutenant-Colonel, George Cambpell, King’s American Regiment, Camp au Long Island, New York, pour la période du 25 juin, 1783 au 2 septembre, 1783 . Daté du 2 septembre, 1783. Philip Long, soldat, est noté comme présent.
1784-1791 Soldat démobilisé – Courier militaire entre Québec et Halifax?

1784 – Nombre de soldats démobilisés du KAR et d’autres régiments adressent une pétition à Edmund Fanning, lieutenant-gouverneur général de la Nouvelle-Écosse, datée du 15 septembre 1784 à St. Ann (anciennement Sainte-Anne-des-Pays-bas), sur la rivière Saint-Jean. Le gouverneur Parr approuvera l’octroi de deux acres de terre aux signataires. Le nom de Philip Long figure parmi eux. Nous ignorons encore quel lot lui a été attribué. Cependant, Long ne s’installa pas durablement sur son terrain, et nous ignorons ce que faisait Philip exacstement pour survivre. Mais comme les autres soldats démobilisés, il vivait probablement
1785 Document signé et attesté par le capitaine Isaac Attwood, intitulé « Liste des colons du bloc n° 4 attribué au King’s American Regiment of Foot«

Le nom de Philip Long apparaît dans un document signé et attesté par le capitaine Isaac Attwood, intitulé « Liste des colons du bloc n° 4 attribué au King’s American Regiment of Foot, incluant également les colons de la partie supérieure du bloc n° 5 attribué aux Queens Rangers, 5 août 1785 ». Il est également mentionné qu’une femme l’accompagnait dans cette liste. Le statut de cette femme est inconnu à ce jour.
Ce n’est pas la signature de Philip Long alors nous ne savons pas ou il était exaactement et ce qu’il était devenu.
1786 Mémoire en faveur d’Isaac Attwood, capitaine du King’s Regiment of Foot, pour la concession d’une île appelée « Fall Island », en amont de ses futurs lots de terre. Philip Long signe ce mémoire

12 juillet 1786 – Mémoire en faveur d’Isaac Attwood, capitaine du King’s Regiment of Foot, pour la concession d’une île appelée « Fall Island », en amont de ses futurs lots de terre. Philip Long signe ce mémoire.
1787 Philip Long reçoit 196 acres de terre, lot 49 sur 121 disponibles, aux alentours de Canterbury (au sud de Woodstock, près de Meductic). Il reçoit ce lot avec ses collègues membres de la KAR.

Philip Long reçoit 196 acres de terre, lot 49 sur 121 disponibles, aux alentours de Canterbury (au sud de Woodstock, près de Meductic). Il reçoit ce lot avec ses collègues membres de la KAR. Ils avaient tiré au sort le bloc n° 4 environ un an auparavant (la date est incertaine). D’après d’autres documents, Philip Long n’y fit jamais d’aménagements, et le terrain fut transféré à Reuben Chace Senior en 1803. On ignore où se trouve Philip Long à cette date.
1788-1791 Courier militaire et courier pour la poste royale entre Québec et Halifax ?

Il est probable que Philip Long exercait déjà le rôle de courier militaire durant cette période, car il ne s’est pas installé sur une terre comme fermier ou colon. Aucun documents ont été découvert pour démontrer le travail de Philip durant cette période. Nous savons que David Higginbotham était installé à la tête du lac Témiscouata, le même endroit ou Philip et sa famille s’installeront en 1809.
1792 Courier militaire, soldat démobilisé Cap St-Ignace

6 décembre 1792 – Philip Long « Batchelor », de « Cape St-Ignace« , épouse Marie-Julie Couillard-Després, de la paroisse de L’Islet, en l’église de la Sainte-Trinité de Québec, principale église anglicane de la ville. Le mariage est célébré par David Francis De Montmollin, en présence de David Higginbotham (marchand), Andrew Johnston (tonnelier) et Murdoch MacKenzie (tonnelier), témoins. Il existait un poste de relais à Cap St-Ignace et des militaires tout près, incluant le maîtres des postes local, Emmanuel Couillard-Després.
1793-1799 Courier pour la poste royale et agriculteur, Ile-Verte et Notre-Dame-du-Portage, Québec
1799 Le nom de Philip Long figure dans les registres de Rivière-du-Loup sous la rubrique « courrier-agriculteur ». Il réside à l’extrémité nord du portage en provenance du lac Témiscouata. source: Gilles Long
1800-1801 Courier du roi, journalier à Notre-Dame-du-Portage et Rivière-du-Loup, Québec

18 juin 1801 – Contrat de services entre Philip Long, courier du roi, et Legranges, courier du roi pour le transport des malles entre Grand-Sault et Rivière-des-Caps, Québec. Signé à Québec, le 18 juin, 1801 par devant notaire. Naissance de Jean-Baptiste Long, le 28 septembre 1800, à Saint-André de Kamouraska. Il a été baptisé à Saint-André de Kamouraska, au Québec. Philip est indiqué au baptême comme « journalier en la riviere du loup ».
1802-1805 Courier pour le roi, « courier de cette ville », déménagement à Québec

Naissance d’Édouard-Narcisse Long à Québec et a été baptisé à la cathédrale Notre-Dame de Québec. Philip est « courier de cette ville ». au baptême mais « courier du Madawaska » à la sépulture.
Naissance de Julie Hortanse Long à Québec et baptisée à la cathédrale Notre-Dame de Québec. Philip Long et sa famille résident à Québec, au 16, rue Sainte-Ursule.
Reuben Chace père et son fils Reuben Chace fils adressent une requête à George Sproule, arpenteur général, expliquant qu’ils n’ont jamais reçu de concession de terre et qu’ils sont cordonniers. Ils demandent qu’en raison d’une maladie, ils ont dû s’installer sur un terrain vacant, le lot n° 50, de la concession 121, dans la paroisse de Woodstock. Ils sollicitent donc la concession de ce terrain ainsi que celle du lot n° 49, autrefois concédé à Philip Long, « inhabitant of lower Canada », mais qui n’y a jamais apporté d’amélioration depuis. Ils demandent également que le lot n° 48 soit attribué à Reuben Chace fils.

Le 14 juillet 1805, Philip Long, « Courier » agit comme messager (mandataire) pour un service important rendu à sa paroisse. Le curé de Saint-Louis-de-Kamouraska, le père Pinet, souhaitait commander une sculpture destinée à orner son église. Philip s’engagea alors, en hypothéquant ses propres biens, à remettre à Pierre-Florent Baillargé, maître sculpteur de Québec, la somme de 420 livres et 20 shillings. Cet arrangement fut conclu devant le notaire local, Thomas Pitt.
1806-1808 Courier pour le roi, Courier d’halifax, L’Islet, Québec

Naissance de Philippe Long (II) à l’Islet, Québec (lieu de naissance de sa mère, Marie-Julie Couillard-Després). Cela signifie qu’entre juillet 1805 et octobre 1806, Philippe et sa famille ont déménagé de Québec à l’Islet. Philip Long est Courier du Roi ou courier pour le roi.
Naissance d’Emmanuel Long le 10 avril 1808 à l’Islet (Québec). Aucune autre information n’a été trouvée concernant cet enfant et ses éventuels descendants. Philip Long est Courier du Roi.

En 1808, un contrat fut signé entre Philip Long, « Courier d’Halifax » et Étienne Michaud, lequel fut engagé comme courrier au service de Long. Le contrat, daté du 29 mars, prit effet le 6 avril pour une durée de douze mois. Michaud devait assurer la distribution du courrier entre Québec et Grand-Sault (Nouveau-Brunswick). Autre précision importante : Philip résidait alors de nouveau à L’Islet et non plus à Québec.
1809-1828 Courier, hôtellier et cultivateur au lac Témiscouata, Québec

Nous savons que Philip Long jouait tout à tout le rôle de cultivateur, hôtellier et courier durant ses années au lac Témiscouata. Les actes de naissance de Georges-Édouard, Romain, suzanne et Michel entre 1809 et 1820 indique seulement qu’il était résidant au lac Témiscouata.
Au mariage de Jean-Baptiste Long et Marguerite Émond en 1822, il est indiqué que Philip Long est « cultivateur ».

Joseph Bouchette, Long’s Farm on Lake Temiscouata, 1815.
Long’s Landing Place

Carte de Joseph Bouchette in diquant l’endroit connu sous le nom de Long’s Landing Place situé à l’embouchure de la route du Grand Portage du Témiscouata avec le lac Témiscouata.
1811 Philip Long, ancien fonctionnaire du gouvernement – lettre de George Heriot, sous-ministre des Postes

« Permettez-moi de vous informer, pour Son Excellence le Commissaire des Forces, que Philip Long, ancien fonctionnaire du gouvernement, marié et père de cinq ou six jeunes enfants, a été installé en juillet 1809 au débarcadère du lac Témiscouata, près de l’entrée du grand port sur la route de Québec à Fredericton, sur ordre de Son Excellence Sir James Craig, ancien commandant des forces. »

« Ayant présenté au commandant des forces votre lettre du 15, j’ai l’honneur de vous informer que Son Excellence a bien voulu renouveler l’autorisation de verser deux shillings par jour à Philip Long, qui réside au Débarcadère du lac Témiscouata, près de l’entrée du Grand Portage, sur la route de Québec à Fredericton. »

1811 – Journal des Missions
1814 – Marche du 104ième Régiment – « bucheron du portage »

104ième Régiment – « a woodsman at the portage »
1814 – Visite de Sir George Head

16 janvier
« (…) Nos six premiers milles se sont déroulés sur la glace de la rivière Madawaska (…). Ayant dépassé la source de la rivière, nous sommes arrivés au lac Tamasquatha, (…) Enfin, nous sommes arrivés à la maison de M. Long, située à l’extrémité du lac Tamasquatha, sur les rives de ce « portage » qui s’étend de là jusqu’à la route principale de Québec sans interruption de la voie navigable.
À peine arrivé, je me suis jeté sur les planches, persuadé que je serais incapable de continuer le lendemain. Nous avons trouvé un autre groupe de voyageurs qui s’étaient installés dans la maison ; et, renforcés par notre nombre, ils ont créé dans notre chambre une confusion de langues indescriptible. Nous étions 36 personnes, sans compter six ou huit gros chiens appartenant aux toboggans. Nous étions obligés de nous allonger par terre comme des porcs. Mon voisin était un major de l’armée, que je n’avais jamais vu auparavant et que je n’ai jamais revu depuis ; il semblait plus fatigué que moi et ne faisait rien d’autre que… » Nous avons gémi toute la nuit.
Les chiens nous dérangeaient ; ils couraient partout et nous piétinaient (…). Avec le bruit, les cris et les jurons en mauvais français, c’était un véritable vacarme. (…) Le bavardage, l’odeur de tabac et le tumulte général étaient vraiment épouvantables ; et il y avait, de plus, un lit de camp dans la chambre, sur lequel reposaient deux femmes : la maîtresse de maison et sa sœur. Ces femmes n’étaient pas silencieuses ; et, quoi qu’il en soit, il y en avait toujours une qui restait éveillée et qui parlait…[iii]
1815 – Visite de Sir George Prévost – Philip Long, « ancien serviteur du gouvernement ».

« Un autre événement notable survenu à la résidence de notre célèbre messager fut la visite du gouverneur général, Sir George Prévost, alors en route vers le port de Saint-Jean pour s’embarquer vers l’Angleterre. C’est par une froide soirée d’avril que le gouverneur et sa suite firent halte chez cet ancien serviteur du gouvernement. La nuit suivante, il logea chez le père Marcoux, à Saint-Basile. »
1815 Demande d’aide urgente par Philip Long, pétitionnaire, Lac Témiscouata

« La famille du pétitionnaire se trouve dans une grande détresse en cette saison, les récoltes de céréales de la région ayant été entièrement détruites par le gel. En conséquence, le pétitionnaire prie humblement Votre Excellence de bien vouloir prendre sa situation en considération et de lui accorder l’aide qu’elle jugera appropriée. »
1815 Réponse du colonel Foster à la pétition de Philip Long, « ancien soldat et colon au lac Témiscouata »

« En raison de l’extrême indigence et des besoins pressants (dus à la mauvaise récolte de céréales) de Philip Long, ancien soldat et colon du lac Témiscouata, dont la cause a été favorablement recommandée au lieutenant-général Sir Gordon Drummond, j’ai reçu instruction de Son Excellence de vous demander de bien vouloir remettre audit Philip Long un baril de porc et un baril de farine. »
1816 « an Old servant of the public », « courier of many years for the Post Office » and « almost lost his eyesight » Philip Long



« Monsieur,
Lorsque feu Sir James Craig accorda à Philip Long, un ancien fonctionnaire, une pension de deux shillings sterling par jour en lieu et place de rations ou de toute autre indemnité, Son Excellence m’a demandé de recevoir cette pension du Commissaire général en son nom.
Ceci a été fait jusqu’à présent, mais comme je m’apprête à embarquer pour l’Angleterre, j’espère que Son Excellence Sir John Sherbrooke permettra que la somme soit versée à M. Henry Cowan, Premier ministre de Québec, qui, j’en suis certain, effectuera les versements à M. Long sans délai.
Le destinataire de cette lettre est établi sur les rives du lac Témiscouata, à l’extrémité du Grand Portage. Il a toujours été d’une grande utilité aux courriers, aux voyageurs et aux troupes lors de leur marche entre le Nouveau-Brunswick et le Canada. Il a été pendant de nombreuses années courrier pour le bureau de poste et y a perdu un œil. C’est un homme sobre et travailleur, et je le considère digne du maintien de la protection du gouvernement. Il a une épouse et plusieurs enfants qui vivent avec lui à la colonie. »
1816 « …combien j’ai agi et souffert pour mon Roi et ma patrie depuis 1775… » Philip Long


1816 « Satisfied with his conduct… » – McPhair sur le comportement de Philip Long


1817 Philip Long, colon mais pas un soldat des Vétérans Royaux installés le long du Portage

1817 – Philip Long, fermier selon Nive Voisine, Le Portage du Témiscouata

Nive Voisine, Le Portage du Témiscouata.
1818 – Transaction et cente de terres – Philip Long (fermier et courier), Joseph Bouchette et Sieur Alexandre Fraser

L’acte de 1818 nous révèle plusieurs faits cruciaux :
- Occupation et améliorations : Bien que Philip Long se soit établi à cet endroit sans titre de propriété incontestable, il y avait apporté des améliorations notables au fil des ans.
- Projet urbain : Alexander Fraser et Joseph Bouchette s’étaient associés pour fonder une ville, « Kent et Strachern », à l’emplacement actuel de Cabano.
- Conditions de vente : Le terrain fut cédé par Philip Long pour la somme de quinze livres sterling.
- Nouvelle concession : En échange, Philip et ses descendants recevaient un emplacement de 184 pieds de front (mesures anglaises) comprenant les lots 1, 2 et 3, bordés par le lac d’un côté et la rue Fraser de l’autre. Sa demeure se trouvait précisément sur le lot 3.
De plus, Philip obtenait le droit de choisir deux futurs lots ou fermes dans la seigneurie avant tout autre colon, avec une exemption de rente foncière.
1822 Philip Long, fermier

« entre Jean Baptiste Lang cultivateur au bod du lac Thémisquata le fils Majeur de Philippe Lang cultivateur du même lieu et de Marie-Couillard Després d’une part et Marguerite Emond Domiciliée de cette paroisse fille mineure de Bernard Emond cultivateur de cette paroisse et de Marie Ange (Anne) Dubé » Signature de Philpi (sic Philip) Long
1823 John Mann, journaliste visite Philip Long, « Le propriétaire était américain et parlait couramment anglais… »

« Le propriétaire était américain et parlait couramment anglais. La logeuse était une Française originaire du Bas-Canada, et par conséquent, toute la famille parlait français. Après avoir bavardé un peu avec le vieux monsieur, je me suis retiré pour me coucher. »
1823 Rapport du Major Elliott – Philip Long et ses fermes

Lac Témiscouata
À l’extrémité orientale du Portage, long d’environ 36 milles et trois quarts anglais, se trouvent les fermes de Long. Cet homme, qui perçoit une pension de 2 livres sterling par jour du gouvernement de Sa Majesté, fut chargé en 1809 par M. Finlay, sous-directeur général des postes du Canada, de s’établir à l’endroit le plus approprié, à l’extrémité du Portage (comme l’atteste une lettre de cette date), afin de faciliter l’acheminement du courrier. C’est pourquoi il s’établit à son domicile actuel. Bien qu’il ait promis à plusieurs reprises de lui accorder une concession de terre, il affirme que le colonel Fraser, dont il relève de la seigneurie, lui a assuré qu’il ne serait pas dérangé dans la possession de ses terres et qu’il ne lui réclamerait aucun loyer. Toutefois, si
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son fils ou un membre de sa famille demeure sur les lieux, ils devront payer un loyer.
Rivière Cabanot – 5 km de chez Long
Long possède une clairière assez étendue, cultivée, au bord de la rivière Cabanot (appelée Namgamaskatcook par M. Bouchette), à une lieue au sud de sa résidence actuelle. Son gendre en possède une autre sur la rive opposée de la même rivière, qu’il envisage de céder à l’un des fils de Long si celui-ci part pour la rivière Perche.
Sur la rivière Cabanot, la terre est excellente sur environ une demi-lieue en direction de chez Dall.
John Dall






1823 Amable Dionne décrit la vie de Philip Long comme « misérable »
1823 Alexandre Fraser écrit au colonel Darling à Québec – Philip Long « n’est pas considéré comme un colon… »

Philip Long (et non Luke Long) n’est, je suppose, pas considéré comme un colon. Il est placé ici par le directeur général des postes.
1825 Recensement de Témiscouata et Kamouraska – Philippe Long et sa famille sont mentionnés

Philippe Lang, 60 ans et plus (marié) (Philip est le seul mentionné)
Marie-Julie, 60 ans et plus (mariée)
Trois enfants de moins de six ans
Suzanne Long, 12 ans
Michel Long, 5 ans
Deux enfants âgés de plus de 14 ans et de moins de 18 ans
(Probablement) George Long, 16 ans au moment de l’enquête
(Probablement) Romain Long, 14 ans au moment de l’enquête
Un homme âgé de plus de 18 ans et de moins de 25 ans (marié)
(Probablement) Jean-Baptiste Long, né en 1800, avait donc exactement 25 ans au moment de l’enquête.
Une fille âgée de plus de 18 ans et de moins de 45 ans (mariée)
(probablement) Marguerite Emond – épouse de Jean-Baptiste Long
1826 Lettre de Durquand au major-général Darling – paiement due à Philip Long


1829 Rapport du Major Elliott sur les relais le long du portage de Témiscouata en 1829


1830 Recensement américain de la colonie au Madawaska

1828-1832 Cultivateur à Clair, Nouveau-Brunswick

Philip Long est arrivé à Clair dans le Madawaska comme cultivateur simplement pour y vivre ses derniers jours. L’acte de décès de Philip ne mentionne pas son rôle.
Par contre, le recensement des agents américains Deane et Kavanagh mentionne ce qui suit: La rive nord est revendiquée par Philip Long, qui aurait fui vers les Britanniques avec du courrier américain pendant la Révolution et qui, jusqu’à il y a quelques années, a été employé pour transporter le courrier anglais de Fredericton à Québec. Il s’est installé sur le terrain en 1828 et y réside toujours. Suivant – La rive nord est revendiquée par Marmosie Long, qui s’y est installée en 1828. Suivant – La rive nord est revendiquée par George Long, qui s’y est installé en 1828. Ces derniers sont les fils de Philip et résident sur la terre.

1832 Acte décès d Philip Long

L’occupation de Philip Long n’est pas mentionné.
S (Sépulture). 37 Philippe Land (sic Philip Long)
Le vingt neuf décembre mil huit cent trente-deux, par nous prêtre soussigné, a été inhume dans le cimetière de la Paroisse Sainte Luce le corps de Philippe Long époux de Julie Marie Depré (Duperré) de cette paroifse décédée il y a quatres jours agé d’environ quatre vingt dix ans. Témoins Michel Morin et Raphael Michaud qui n’ont pu signer.
R. Mercier Prêtre