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Cette page renferme des informations historiques sur la création, les activités et le rôle du régiment provincial West Florida Royal Foresters (WFRF). Ce dernier fut créé en 1780 et était présent à la reddition des troupes anglaises et allemandes à Pensacola en 1781. Notre intérêt pour ce régiment vient du fait qu’un certain Philip Long y a servi dans la cavalerie lors de la campagne de la Floride occidentale, pendant la Révolution américaine, entre 1780 et 1782.
Nous avons plusieurs raisons de croire que ce Philip Long est notre ancêtre, bien que des preuves absolues nous échappent toujours. De nouveaux documents ont récemment fait surface, relançant ainsi les recherches pour étayer cette hypothèse sur les origines de Philip Long. Enfin, cette section présente les détails de nos découvertes les plus récentes à ce sujet.
Pourquoi s’intéresser au régiment West Florida Royal Forresters (WFRF)
Le nom de Philip Long apparaît sur une liste d’appel du régiment WFRF datée de juin 1781 à Newtown (New York), où il est inscrit comme « déserteur ». Le régiment avait subi une défaite cuisante le 8 mai à Pensacola, en Floride occidentale, et la plupart des survivants ont été transportés par bateau vers New York. Ce Philip Long est le seul candidat viable pour être notre ancêtre qui remplisse certains critères importants. Mais nous n’avons pas encore trouvé de preuves irréfutables pour confirmer l’identité de ce Philip Long comme étant l’ancêtre des Long-Lang du Madawaska. Nous devons examiner les arguments pour et contre l’ hypothèse et tirer les meilleures conclusions possibles.
Quels sont les arguments pour et contre cette hypothèse?
L’hypothèse est simple : le Philip Long qui s’est enrôlé dans le régiment des West Florida Royal Foresters (WFRF) au printemps 1781 (ou avant) est le même que celui enregistré à partir du 31 octobre 1781 à Savannah, en Géorgie, dans le régiment provincial des King’s American Regiment.
Note : le lecteur intéressé par l’hypothèse selon laquelle le Philip Long de Pensacola ou de Savannah serait en fait le même soldat qu’un mercenaire hessois peut consulter l’ensemble des recherches effectuées à ce jour sur la page consacrée au 3e Waldeck.
Arguments pour (points de concordance)
- Apparition chronologique : Philip Long, du WFRF, apparaît soudainement et pour la première fois dans la liste d’appel ayant survécu à la reddition britannique à Pensacola le 10 mai 1781. Nous pouvons confirmer que Philip était loyaliste puisqu’il s’est enrôlé dans un régiment provincial du côté britannique. Nous savons d’ailleurs que notre ancêtre est toujours resté fidèle à son roi et à sa patrie.
- Orthographe du nom : Le prénom et le nom sont orthographiés de manière identique : « Philip » avec un seul « l » et « Long » avec un « o ». Or, nous savons que notre ancêtre a toujours écrit son nom de cette façon.
- Un profil unique parmi les régiments : Aucun autre Philip Long loyaliste ne figure dans les registres des régiments réguliers ou provinciaux durant toute la Révolution américaine, qu’il s’agisse de survivants de la guerre ou de personnes ayant porté ce nom par la suite.
- Traçabilité et logique : Il n’existe aucune trace de Philip Long dans aucun régiment avant les épisodes de Pensacola et Savannah. Par conséquent, son apparition à Pensacola, son recensement à Newtown (Long Island, New York), puis son enrôlement ultérieur dans un régiment provincial constituent une suite logique. En l’absence de preuves du contraire, la possibilité est réelle et la question réside plutôt dans le degré de probabilité.
- Spécialisation militaire : À Pensacola comme à Savannah, Philip Long faisait partie d’une troupe de cavalerie. C’est un indice crucial : les cavaliers étaient dûment entraînés au combat à cheval et recevaient une solde plus élevée en reconnaissance de leurs compétences supérieures.
- Attraction des bénéfices : Attraitde faire parti d’un régiment loyaliste qui fait parti de l’Établissement provincial. Le WFRF est le seul régiment local de la Floride occidentale qui offraient les bénéfices uniques réservés aux régiments sur l’Établissement provincial.
Arguments contre (points de discordances)
- Absence de preuve directe : Aucun document ne démontre de lien direct entre le Philip Long de Savannah et celui de Pensacola. À ce jour, nous ne pouvons qu’émettre des conjectures : il est impossible d’affirmer avec certitude que ces deux individus sont une seule et même personne, et donc notre ancêtre.
- Limites de la documentation historique : L’absence de preuves formelles réduit l’hypothèse à une question de probabilité et de vraisemblance plutôt que de certitude. Il faut toutefois noter que la conservation de documents était particulièrement précaire durant les combats militaires, et plus encore en période de révolution.
- Concordance des profils personnels : Les détails personnels connus de notre ancêtre (âge, statut civil de célibataire, langue) ne présentent aucune contradiction majeure avec le profil du soldat. Sa fonction de cavalier constitue même un point de concordance de premier ordre.
- Enjeux logistiques : Si l’on fait abstraction de l’inconnu entourant ses origines avant son arrivée en Floride occidentale, les seules objections sérieuses à cette identité commune reposent sur les moyens et les modes de transport, ainsi que sur les modalités de transfert entre les deux régiments qu’aurait intégrés Philip Long.
- Cheminement inconnu avant son enregistrement dans le WFRF : Le cheminement du Philip Long des WFRF est encore inconnue – nous ne savons rien de son enrôlement, d’oû il parvenait ou était établi avant la Floride occidentale. Nous avons un seul candidat qui expliquerait ce cheminement mais plusieurs éléments historiques et circonstantiels voident s’aligné pour constitué un récit crédible.
Conclusions
C’est un témoignage fascinant qui humanise considérablement ce parcours historique. Le cas de Philip Long illustre parfaitement la réalité de nombreux Loyalistes : un mélange de conviction idéologique et de nécessité pragmatique.
- L’invalidité comme ancrage : La perte d’un œil est un détail crucial. À la fin du XVIIIe siècle, une telle blessure rendait le travail agricole ou artisanal extrêmement difficile. L’armée offrait non seulement une solde, mais surtout une reconnaissance sociale et un réseau de soutien que Philip a manifestement su transformer en carrière dans le service postal.
- La transition vers le système postal : Son rôle de courrier militaire est le pont logique vers son futur emploi dans le système postal pancanadien. À l’époque, les messagers devaient être des hommes de confiance absolue, capables de naviguer en terrain hostile—des compétences acquises lors de ses années entre Pensacola et Savannah.
- La loyauté « énergique » : Le fait qu’il ne se soit pas contenté de suivre le mouvement, mais qu’il ait maintenu un engagement actif malgré les défaites successives (Floride, puis Géorgie), souligne une résilience remarquable.
- Son arrivée à Parrtown (aujourd’hui Saint John, Nouveau-Brunswick) en 1783 marque le début d’un nouveau chapitre où sa survie physique s’est transformée en stabilité pour sa descendance.
Faits établis : Les West Florida Royal Foresters (WFRF) et le Philip Long du KAR
- Origine du régiment : Le WFRF a été levé en 1780, à partir de recrues de la Floride occidentale, probablement des environs du village de Tansa, et les unités provinciales loyalistes étant liées au conflit) sous le commandement du capitaine Adam Chrystie. « Despite the many different small units raised in the Province of West Florida, this was the only one placed on the Provincial Establishment. Two cavalry troops were originally raised in early 1780, commanded by Captain Adam CHRYSTIE. Both troops were killed or captured during and shortly after the Siege of Mobile. A third troop, of new recruits and survivors of the first unit, was raised afterwards and served in the Siege of Pensacola. After their capture there, the few survivors were sent to New York, where they seem to have been disbanded in 1782 ». Source: Todd W. Braisted, Loyalist Muster Rolls West Florida Royal Foresters. The On-line Institute for the Advanced Loyalist Studies, 2001.
- Les West Florida Royal Foresters avaitent un statut particulier. Les West Florida Loyalists (un autre régiment levé localement en Floride occidentale) avaient servis dans les premières actions en 1779-1780 dans la région mais ils furent démantelés sans aucune cérémonies, en partie parce que le Général John Campbell n’était pas d’accord avec la création, le leadership et le comportement de ces troupes. (Slink)
- Le status particulier des West Florida Royal Foresters (WFRF) tiens au fait que Campbell pris charge de la création et nomma personnellement le Capitaine Adam Chrystie au commandement du régiment. Aussi, ce régiment fut le seul issu de la région qui fut placé sur l’Établissement provincial (Provincial Establishment) qui accordaients plusieurs avantages au régiment et ses officiers et soldats. Ces bénéfices incluent un cheval, un uniforme et des acoutrements nécessaires pour soutenir une troupe de cavalerie légère.
- Voici des faits utiles sur le régiment WFRF: « Despite the many different small units raised in the Province of West Florida, this was the only one placed on the Provincial Establishment. Two cavalry troops were originally raised in early 1780, commanded by Captain Adam CHRYSTIE. Both troops were killed or captured during and shortly after the Siege of Mobile. A third troop, of new recruits and survivors of the first unit, was raised afterwards and served in the Siege of Pensacola. After their capture there, the few survivors were sent to New York, where they seem to have been disbanded in 1782 ». Savas, Theodore & Dameron, J. David. A guide in the Battles of the American Revolution. Savas Beatie LLC 2006
- Historique des combats : Cette petite unité de cavalerie (43 cavaliers) a probablement pris part aux actions militaires à Manchac (1779), Bâton-Rouge (1779), et fut dénitivement impliqué à Mobile (1780) et particulièrement à Pensacola (1781). Le capitaine Chrystie et une partie de sa troupe ont été faits prisonniers de guerre. Paul Smith, The American Loyalists, p. 260 mentionne le régiment « West Florida Royal Foresters comme un régiment provincial marginal, petit et qui n’a rapporté que des activitées limitées. Aussi, le régiment des WFRF fut levé en 1780 avec 43 soldats en Floride occidentale et participa au siège de Pensacola. » (Source : Savas, Theodore et Dameron, J. David. Guide des batailles de la Révolution américaine)
- Une unité à petite échelle : Le corps ne comptait initialement que deux troupes de cavalerie levées en 1780. À son apogée lors du siège de Pensacola, l’unité ne disposait que d’environ 43 cavaliers, et ce chiffre est basée sur le recensement du 12 juillet, 1781 à New Town (le registre ne contient pas de date précise mais les autres régiments furent recensé ce méme jour) ou le capitaine Chrystie a fait de son mieux pour expliquer ce qui était arrivé à ses troupes, celles qui demeuraient avec lui (18 soldats et sous-officiers), les 21 déserteurs soldats et sous-officiers, et les 14 soldats faits prisonniers des Espagnols du Général Galvez.
- Rapports sporadiques et rares : La documentation sur cette unité est particulièrement difficile à retracer.Les premiers registres (muster rolls) sont décrits par les historiens comme étant « tout à fait rares ». La majorité des documents subsistants proviennent de la période après la chute de Pensacola, lorsque les survivants furent envoyés à New York.
- Composition et commandement : L’unité fut levée par le major-général Campbell et commandée par le capitaine Adam Chrystie. Chrystie était un planteur influent qui a même armé et équipé 22 de ses propres esclaves pour renforcer les défenses contre les invasions américaines et espagnoles.
- Actions militaires limitées : Leur parcours fut bref et intense : les troupes initiales furent presque totalement anéanties (tuées ou capturées) lors du siège de Mobile en 1780. Une troisième troupe, composée de nouvelles recrues et de survivants, servit ensuite au siège de Pensacola en 1781 avant d’être envoyée à New York pour y être dissoute en 1782.
- Stationnement à New York : Les survivants du corps ont passé la période de 1781 à 1783 en campement à Newtown, Long Island (New York).
- La chronologie des recensements (ou muster rolls) est un point clé pour confirmer la présence et les mouvements de Philip Long au sein de cette unité marginale.
- Période de 1780 : Comme nous allons le démontrer, il n’existe aucun recensement subsistant pour les West Florida Royal Foresters (WFRF) en 1780. Cela s’explique par l’intense activité militaire en Floride (Manchac, Mobile) et le caractère sporadique de la tenue des registres pour cette unité provinciale à ses débuts.
- Fait intéressant mais non-documenté: William Gunthman, March to madness: a history of the first seven years of the united States Army, 1784-1791 a indiqué que Adam Chrystie aurait capturé 8 soldats américain à Mobile.
- Recensements de 1781 : Deux listes ont été établies cette année-là à Newtown (Long Island), après le rapatriement des troupes de Pensacola. C’est dans celle du 12 juillet 1781 (non-daté) que figure la mention cruciale de Philip Long.
- Recensements de 1782 et 1783 : La tenue des registres devient plus régulière une fois que l’unité est stationnée de façon permanente à New York.
- Apparition de Philip Long : Philip Long a dû s’enrôler en 1780 ou au début de 1781. Son nom n’apparaît qu’une seule fois, sur la liste du 12 juillet 1781, couvrant la période s’étendant du 8 mai 1781 jusqu’à son arrivée à Newtown. Nous allons reprendre plus bas les autres moments ou les soldats ont été enregistré et si Philip Long pourrait apparaitre sur ces listes si nous les avions découvertes.
- Statut de « déserteur » : Philip Long est inscrit comme déserteur, plutôt « échappé » à la date du 8 mai 1781, aux côtés de 22 autres soldats et sous-officiers (1 soldat le 25 avril, 18 hommes le 9 mai, et 3 soldats le 4 juin).
- Contexte de la désertion : La majorité de ces « désertions » ont eu lieu la veille de la reddition finale du général Campbell face au général espagnol Bernardo de Gálvez. Dans ce contexte, la « désertion » était souvent une stratégie pour éviter la capture par l’ennemi. Donc, désertion dans ce contexte était échappé de l’ennemi qui s’en venait à grans pas. Surement le cas dans le contexte de Pensacola pour les troupes qui ont compris le 8 mai que la reddition était inévitable.
- Mouvement vers la Géorgie : Bien que le nombre exact de déserteurs capturés par les Espagnols soit inconnu, nous savons que certains ont réussi à rejoindre Savannah, en Géorgie. Ce trajet terrestre était connu et durait environ quatre-six semaines à cheval. Certains ont fait ce voyage à pieds sur une période de plus de 149 jours (près de 5 mois!).
- Le King’s American Regiment (KAR) : La formation de la troupe de cavalerie du capitaine Isaac Atwood a été annoncée à Savannah en mai 1781. Le recrutement officiel a véritablement débuté avec l’arrivée d’Atwood et de 20 hommes en provenance de Charleston, le 4 août 1781.
- Enrôlement au KAR : Philip Long apparaît officiellement dans le recensement du KAR daté du 25 décembre 1781 (pour la période du 24 octobre au 24 décembre). Un recensement effectué sous la direction du capitaine Jenkins le 31 juillet 1781 reste introuvable à ce jour ; il est possible que la troupe d’Atwood y figurait déjà et que le nom de Philip Long s’y trouvait.
Documents importants
Sur l’Online Institute, vous pouvez trouver une série de documents sur l’histoire du WFRF. Voici la page principales sur le WFRF:
NOTE – A COPY OF THE ORIGINAL ORDER FROM JOHN CAMPBELL TO ADAM CHRYSTIE HAS BEEN ORDERED FROM THE UK ARCHIVES AT KEW AND WILL BE PLACED HERE AS SOON AS POSSIBLE



Orders Respecting Appointments, 1790

Campbell to Innes Certifying Chrystie’s Service, 1782

1779-1781 : Sommaire et chronologie du régiment provincial des West Florida Royal Foresters (WFRF) et des autres unités de cavalerie de la région
Note au lecteur – L’histoire des WFRF débute officiellement le 15 février 1780. Nous supposons que Philip Long a pu rejoindre ce régiment dès sa création. Toutefois, tant que des preuves documentaires n’auront pas été découvertes, il est impossible d’écarter la possibilité qu’il ait d’abord été membre des compagnies des West Florida Loyal Refugees (WFLR).
Les informations ci-dessous détaillent aussi les activités des troupes de cavalerie légère des West Florida Loyalists ; bien qu’aucune preuve directe ne confirme la présence de Philip dans ces unités précises, rien ne permet non plus de l’infirmer. Enfin, la probabilité que Philip Long ait fait partie des WFLR dépend de sa situation géographique personelle à l’époque : les membres des WFLR étaient tous recrutés à partir de la région de la Floride occidentale. Pour en faire partie, Philip Long aurait donc dû s’y trouver au préalable, probablement en tant que colon ou militaire détaché d’une milice locale. À ce jour, aucune information n’existe pour appuyer une telle affirmation.
Voci une image de la région qui est utile pour situer les différents Forts dans la région de la Floride occidentale: Fort Panmure (Natchez), Fort Bute (Baton Rouge), Fort Charlotte (Mobile) et enfin, Fort George (Pensacola). Manchac est aussi important pour le début de cette section car c’est le premier point d’attaque de la compagne de Galvez sur le Mississippi et sur le Gofe. Source: Donald Long se sert ce cette image aussi, et la source est Barbara Mitchell, Historynet, Barbara Mitchell, America’s Spanish Savior: Bernard de Galvez, le 28 novembre, 2012.

1777-1778 : Les West Florida Loyal Refugees (WFLR)
- 1777 : Création de deux compagnies de cavalerie légère sous les ordres de Richard Pearis (37 hommes) et Alexander Cameron (42 hommes). Les rôles de d’engagement (muster rolls) originaux ont disparu. Ces unités sont les précurseurs pour le WFRF en 1780.
- 1777 (suite) : Une troisième compagnie est créée sous le commandement du capitaine William McIntosh.
- 5 août 1778 : Une quatrième compagnie est autorisée sous le commandement du capitaine Michael Jackson.
- 20 octobre 1778 : Départ des troupes de New York, et leur arrivé (janvier 1779) dans la région de Floride occidentale. Selon Donald Long, voici la liste des régiments arrivés de New York dans le « The Big Runaway » , ou qui sont déjà en place dans la région:
- 16e régiment Anglais régulier d’infanterie (sur place)
- 3e bataillon Anglais (sur place)
- 60e régiment Anglais régulier d’infanterie
- Pennsylvania Loyalists
- Maryland Loyalists
- 3e Waldeck
- Note – Nous pouvons confirmé l’arrivée de ces quatres derniers régiments mais la précense et les effectifs en place du 16e et du 3e bataillon reste à confirmer
1779 : Escarmouches et dissolution
- 19 février 1779 : Des troupes de cavalerie américaines capturent Natchez.
- 5 mars 1779 : Succès britannique à la rivière Iberville ; les compagnies des WFLR se replient sur Pensacola.
- 30 avril 1779 : Recensement de la compagnie de Pearis (40 hommes).
- Mai 1779 : Arrivée de troupes régulières à Manchac, puis à Natchez.
- Après juin 1779 : La compagnie de Jackson est dissoute. Les troupes du capitaine Pearis se rendent à Mobile, mais Pearis lui-même se retire à Augusta, en Géorgie.
- 30 novembre 1779 : Le général Campbell dissout officiellement le régiment des West Florida Loyal Refugees (WFLR).
1780 : Naissance des West Florida Royal Foresters (WFRF)
- 5 février 1780 : Le général Campbell lève une nouvelle unité de cavalerie légère, dont le commandement est confié au capitaine Adam Chrystie, secondé par les capitaines Charles Walker et Patrick Strahan
- 1er mars 1780 : La troupe du capitaine Charles Walker est en garnison au Fort Charlotte (Mobile) avec un effectif de 28 hommes.
- 13 mars 1780 : Les ordres officiels pour la création des WFRF sont émis par Campbell depuis son quartier général à Tansa. Adam Chrystie est nommé capitaine-commandant. Les lieutenants Joseph Penhorn et Hubert Rees sont également nommés.
- 14 mars 1780 : Reddition du Fort Charlotte aux Espagnols après que l’artillerie de Gálvez a ouvert des brèches majeures. Le capitaine Walker et ses hommes sont capturés, puis libérés sur parole après avoir prêté serment de ne plus combattre l’Espagne.
- 18 mars 1780 : Le capitaine Patrick Strahan et ses 37 cavaliers, en route pour secourir Mobile, rebroussent chemin après avoir appris la reddition. Ils restent à proximité pour surveiller la route de Pensacola et protéger les réfugiés. Malheureusement, la majorité de la troupe (entre 20 et 37 hommes selon les sources) est capturée par Gálvez au nord de Mobile.
- Fin mars 1780 : Suite au revers de Mobile, les restes des WFRF sont réorganisés sous le commandement de Chrystie et Walker. La compagnie de Walker est renforcée. Il est fort probable que Philip Long ait été intégré à cette nouvelle compagnie unique.
- Juin 1780 : Selon l’historien Kling, la compagnie de Chrystie est chargée de patrouiller sur la route entre Mobile et Pensacola. Les mouvements précis de l’unité entre juin 1780 et avril 1781 restent méconnus.
1781 : Le siège de Pensacola et la reddition
- 12 avril 1781 : Le lieutenant Pinhorn, accompagné d’alliés autochtones, attaque les avant-postes espagnols devant Pensacola. Pinhorn est tué et l’assaut est repoussé, mais le général Gálvez est blessé lors de l’engagement.
- 4 mai 1781 : Contre-attaque britannique à la baïonnette et à l’épée. Les troupes de Gálvez perdent 18 hommes. Côté britannique, un soldat de la compagnie de Chrystie (WFRF) est tué.
- 8 mai 1781 : Explosion de la poudrière et capitulation de Pensacola. L’obus espagnol qui pénétra dans la poudrière fut dirigé à partir de l’information obtenu d’un déserteur loyaliste américain (Mitchell). Le capitaine Chrystie, qui servait également d’aide de camp au général Campbell, se rend avec ses troupes. L’unité de Chrystie est décimée : 9 hommes sont prisonniers, 22 sont portés « disparus » ou « désertés », et il ne reste que 15 hommes valides (dont Chrystie, un cornet, un quartier-maître et deux caporaux).
- mai 1781 – Selon le document de Donald Long, plus de 1200 civils et soldats sont faits prisonniers après la reddition.
- juillet 1781 : Les restes du régiment sont évacués vers New York (arrivée à New town, Long Island, le 12 juillet). Le recensement indique clairement le démantèlement progressif de l’unité.
1782-1784 : Démobilisation et exil
1782
- Le Capitaine Adam Chrystie se retireras aux Bahamas. Les recensements du WFRF peux être trouvé plus bas sur cette page web, mais le nom de Philip Long ne réapparaitra jamais dans le Régiment du WFRF.
- 15 août 1782 : Les WFRF sont officiellement démobilisés. Le nom de Philip Long ne réapparaît plus dans les derniers rôles de l’unité.
1783
- 1783 : Le capitaine Strahan, des WFRF, est libéré par les autorités espagnoles après la fin de la guerre.
1784
- Le capitaine Adam Chrystie présente une demande de compensation à la Couronne britannique. Il obtient des terres au Nouveau-Brunswick pour ses services et ceux de ses hommes, bien qu’il finisse ses jours aux Bahamas
Quels étaient les ambitions de la couronne brittanique pour leur colonies dans la Floride occidentale et orientale?
Voici un résumé des objectifs clés qui complètent notre analyse :
Créer une barrière stratégique
La Floride occidentale servait de « zone tampon » contre l’expansion espagnole depuis la Louisiane. En contrôlant les deux Florides, Londres espérait faire du Golfe du Mexique un « lac britannique », protégeant ainsi les précieuses colonies des Antilles contre les incursions espagnoles et françaises.
Le contrôle des routes commerciales
L’ambition était de détourner le commerce des fourrures et du bois vers le sud. En tenant Mobile et Pensacola, les Britanniques voulaient intercepter le trafic du Mississippi (qui appartenait techniquement à l’Espagne mais restait vital pour tout le continent) pour s’assurer que les richesses de l’intérieur de l’Amérique du Nord passent par des ports sous leur contrôle. [1]
Un refuge pour les Loyalistes
Dès 1775-1776, Londres a perçu les Florides comme une terre d’accueil pour les colons restés fidèles à la Couronne fuyant la Géorgie et les Carolines. L’ambition était d’y bâtir une base de population loyale capable de lever des milices (comme les West Florida Royal Foresters) pour reprendre le contrôle du Sud des treize colonies.
L’exploitation des ressources forestières
Comme le suggère le nom des régiments (les Foresters), la région était cruciale pour la Royal Navy. Les vastes forêts de pins et de chênes vivants de la Floride fournissaient les mâts et le bois imputrescible nécessaires à la construction navale, une ressource qui devenait rare en Europe.
L’ambition britannique était d’en faire un pivot logistique : une base arrière pour attaquer les rebelles américains par le Sud, tout en verrouillant l’accès aux ressources du continent. Comme vous l’avez souligné, la chute de Pensacola a anéanti ce projet, isolant les forces britanniques et facilitant la victoire française et américaine à Yorktown.
Qui étaient les habitants de la Floride occidentale?
Voici un aperçu de la population de la Floride occidentale dans les années 1770. Ce sommaire combine des informations provenant de plusieurs sources comme l’Université de la Floride, le musée de La Floride, Wikipedia d’autres source sur le web. Visitez aussi Wikipedia (https://en.wikipedia.org/wiki/British_West_Florida) :
Personnel militaire : Une forte présence militaire, composée de soldats et d’officiers britanniques, était maintenue à Pensacola et à Mobile.
Colons et officiels britanniques : Un nombre important de colons anglais, écossais et irlandais se sont installés dans la région. Beaucoup étaient des vétérans de la guerre de Sept Ans ou de nouveaux immigrants attirés par des concessions de terres. Loyalistes (Tories) : Dès le début de la Révolution américaine (en 1775), la Floride occidentale est devenue un refuge pour les Loyalistes fuyant les persécutions en Caroline du Nord, en Caroline du Sud et en Géorgie.
Résidents français : De nombreux habitants français sont restés dans la région, particulièrement autour de Mobile, après que la Grande-Bretagne a acquis le territoire de la France en 1763.
Amérindiens (Autochtones) : Les terres environnantes étaient principalement occupées par les tribus Creeks, Choctaws et Chicachas. Ces nations entretenaient des relations commerciales cruciales avec les Britanniques, échangeant des peaux de cerfs contre des produits européens.
Personnes africaines réduites en esclavage : Des personnes asservies ont été importées dans la région, notamment depuis la Jamaïque, pour travailler sur les plantations en développement près du fleuve Mississippi.
Autres groupes : La colonie comptait également de petits groupes de colons allemands (provenant parfois de Pennsylvanie ou directement d’Europe), des huguenots français ainsi que quelques colons juifs.
La guerre anglo-espagnole dans le cadre de la Révolution américaine
Si la Révolution américaine a d’abord opposé la Grande-Bretagne à ses colonies rebelles, l’Empire britannique devait rester sur le pied de guerre face à ses rivaux européens, la France et l’Espagne. Londres avait dû déployer des ressources militaires considérables en Floride occidentale et orientale pour contrer les ambitions territoriales espagnoles. Dès 1779, l’Espagne réalise des avancées significatives depuis la Louisiane, menaçant directement Mobile et le reste de la Floride occidentale. Dans ce contexte de tension, les Pennsylvania Loyalists, les Maryland Loyalists et le 3e Waldeck, furent transférés de New York à Pensacola, accompagnés de plusieurs autres unités, dont un corps de cavalerie de Philadelphie.
La section suivante examine en détail la période 1780-1781, marquée par la création du régiment des West Florida Royal Foresters. Cette unité, composée de colons locaux et de loyalistes, visait à soutenir l’effort de guerre britannique jusqu’à la reddition désastreuse de Pensacola en mai 1781. Cette défaite fut un tournant stratégique : la capitulation libéra la flotte française et les navires de transport mis à disposition lors de la reddition, permettant ainsi aux forces alliées de bloquer Cornwallis à Yorktown à l’automne 1781. Ce blocus naval fut le facteur déterminant de la capitulation de Cornwallis, laquelle mit fin aux opérations offensives britanniques dans les Treize Colonies.
Néanmoins, les revers initiaux des Britanniques en Floride occidentale ne peuvent être imputés entièrement à la négligence du commandant britannique sur place. John Campbell avait été contraint de disperser ses maigres forces d’une manière stratégiquement hasardeuse. Les supplications des habitants avaient entraîné la reconstruction d’un fort sur l’Iberville et la dispersion des garnisons parmi les colonies de Natchez et de Baton Rouge. Gage avait correctement prédit le résultat : les Espagnols seraient en mesure de couper les liens des forts du Mississippi avec Pensacola et Mobile à leur guise. À peine Galvez apprit-il que l’Espagne et la Grande-Bretagne étaient en guerre qu’il quitta La Nouvelle-Orléans le 27 août 1779, avec tous les hommes qu’il put rassembler. En un mois, il avait pris non seulement tous les forts britanniques sur le Mississippi, mais aussi 28 officiers et 550 hommes.
Selon certains auteurs, Campbell avait commis une erreur stratégique. Il aurait dû braver la colère des propriétaires terriens et retirer toutes ses troupes des forts indéfendables du Mississippi dès que la guerre avec l’Espagne devint probable. Une alternative plus audacieuse aurait consisté à laisser les défenseurs des forts du Mississippi en appât et, pendant que Galvez remontait le fleuve avec la majeure partie de la garnison de la Nouvelle-Orléans, à s’emparer de la ville qu’il laissait derrière lui.
Campbell n’était pas un imbécile. Il reconnaissait que la conquête de la Nouvelle-Orléans et l’abandon du Mississippi étaient des alternatives, et il avait pleine autorité pour un assaut sur la ville espagnole. Lord George Germain, sans doute enthousiasmé par un plan détaillé d’une telle attaque qu’il venait de recevoir d’un ancien gouverneur de Floride, avait ordonné à Campbell, dans des instructions « secrètes et confidentielles » du 25 juin, de s’emparer du port.
Le résultat fut que la Floride occidentale tomba aux mains de l’Espagne par la conquête en 1781, au lieu de l’alternative probable : la cession, avec la Floride orientale, en 1783 à la suite de négociations diplomatiques. Une telle confiance excessive dans la sécurité de la Floride occidentale aurait été inconcevable si les stratèges britanniques avaient seulement pris en compte, comme aucun ne semble l’avoir fait, les atouts dont bénéficiaient les Espagnols dans le Golfe : des alliés, un chef déterminé, des effectifs supérieurs et, au moment crucial, une flotte plus nombreuse. Plus important encore, la reconquête des Florides constituait un objectif primordial de la stratégie espagnole durant la guerre d’Indépendance américaine. L’Espagne était prête à déployer des efforts bien plus considérables pour s’emparer de la Floride occidentale que la Grande-Bretagne pour la préserver. Si cette province représentait une zone problématique pour les Britanniques, elle était vitale pour les Espagnols.
Les objectifs militaires pour la Floride occidentale et la création du Régiment des West Florida Royal Foresters (WFRF)

La Proclamation royale de 1763 avait limité l’expansion territoriale des Treize Colonies américaines. Londres espérait réduire la pression sur cette ligne de démarcation en créant la Floride occidentale et la Floride orientale, s’appuyant sur deux ports stratégiques : Pensacola et Saint Augustine. L’immigration y fut encouragée, attirant des huguenots français, des Acadiens et surtout des Allemands, qui s’établirent à l’ouest de Mobile. Vers 1770, la population d’origine européenne s’élevait à environ 2 000 personnes dans la région de Natchez, incluant les centres urbains de Pensacola et Mobile.
Les relations avec les nations autochtones Creek et Choctaw eurent des conséquences majeures durant la Révolution. Si ces alliances ont parfois profité aux Britanniques ou aux « Patriotes » américains, elles ont surtout servi les intérêts du général Gálvez. Grâce à son habileté diplomatique et militaire, l’Espagne parvint à son objectif : reprendre le contrôle des deux Florides, une souveraineté officialisée par le traité de Paris en 1783.

Pour l’essentiel, cette région n’était à l’époque qu’une étendue sauvage et inhospitalière, dangereuse pour quiconque s’y aventurait. À l’exception de quelques communautés et plantations établies sur les baies de Mobile et de Pensacola, la région ne comptait pratiquement aucun peuplement. Bien qu’une route existât entre Pensacola et Mobile, elle était lourdement encombrée de broussailles, d’arbres abattus et de ravines ; selon les conditions météorologiques, la traversée des ruisseaux devenait parfois impraticable. En plus de ces obstacles naturels, les prédateurs représentaient une source de danger constante. Enfin, les raids menés par les Amérindiens et les partisans américains constituaient une menace prédominante pour les avant-postes espagnols et britanniques, et plus particulièrement pour les populations civiles vulnérables.
Les forces britanniques composaient un groupe de combattants hétéroclite. Des hommes du 3e bataillon du 60e régiment d’infanterie (60th Regiment of Foot) constituaient une partie de la force. Le 3e régiment de Waldeck, composé de soldats allemands, apportait des troupes expérimentées, mises à la disposition de l’armée britannique par le prince Friedrich Karl August dès 1776. Après avoir pris part aux campagnes de New York et du New Jersey, incluant l’assaut de Fort Washington, l’unité fut transférée en Jamaïque en 1778, puis en Floride occidentale. Enfin, les régiments provinciaux des Pennsylvania Loyalists et des Maryland Loyalists complétaient la majorité des effectifs du côté britannique.
Face à eux, le gouverneu Gálvez (l’autre Galvez) a recruté un grand nombre de miliciens et de troupes régulières provenant de Louisiane, d’Espagne (régiments de Principe, d’Espagne et de Navarre) et de La Havane. Lors de l’entrée finale dans la baie de Pensacola au début de mai 1781, Gálvez disposait de plus de 7 000 soldats et de 50 navires. Ce détachement était composé de vétérans aguerris, dont beaucoup s’étaient illustrés tout au long de la campagne de Floride occidentale.
Dans la section précédente, j’ai cité deux axes et des raisons stratégiques majeures qui ont marqué les combats en Floride occidentale :
D’une part, les Espagnols bénéficiaient d’atouts importants dans le Golfe : des alliés, un chef déterminé, des effectifs supérieurs et, au moment crucial, une flotte plus nombreuse. Plus important encore, la reconquête des Florides constituait un objectif primordial de la stratégie espagnole durant la guerre d’Indépendance américaine. L’Espagne était prête à déployer des efforts bien plus considérables pour s’emparer de la Floride occidentale que la Grande-Bretagne pour la défendre.
D’autre part, l’Angleterre n’avait pas envoyé ses meilleurs commandants, à commencer par le général John Campbell. Ce dernier dispersa ses effectifs de façon peu stratégique et fit preuve d’une confiance excessive dans les défenses de Pensacola. Il laissa Gálvez prendre un élan quasi irréversible dès mars 1781 et perdit le colonel allemand Von Hanxleden (du 3e régiment de Waldeck), qui était son meilleur officier. Enfin, il subit la malchance de voir la porte de sa poudrière laissée ouverte le 8 mai 1781 : l’explosion qui suivit entraîna la perte de plus de 80 soldats et l’obligea à capituler immédiatement face aux forces de Gálvez, qui étaient plus nombreuses, plus motivées et mieux équipées.
L’organisation civil et militaire de la colonie de la Floride occcidentale
Notre objectif est ici de donner un aperçu des figures britanniques dominantes de ces conflits, particulièrement Campbell et Chrystie, qui ont eu un impact majeur sur la carrière militaire de Philip Long ainsi que sur la vie de Henri Lange, du 3e régiment de Waldeck.
Capitaine Adam Chrystie – Biographie (sommaire)
1. Un notable de la Floride occidentale
Adam Chrystie n’était pas un militaire de carrière à l’origine, mais un riche planteur et propriétaire terrien établi près de la rivière Amite. Figure influente de la société coloniale, il siégeait comme membre de l’Assemblée de la Floride occidentale. Son engagement militaire naît de la nécessité de défendre ses propres terres et le régime britannique contre les incursions espagnoles et américaines.
2. Prestige militaire et politique : Adam Chrystie s’est d’abord illustré en menant une contre-attaque décisive avec ses West Florida Rangers à Manchac, réussissant à expulser les partisans rebelles de James Willing. Ce succès militaire a solidifié sa réputation, le menant à être élu député du district de Mobile, puis président de la Chambre d’Assemblée de la colonie.
3. Fondateur des West Florida Royal Foresters (WFRF)
En 1780, face à l’urgence de la situation, le général John Campbell l’autorise à lever un corps de cavalerie provinciale : les West Florida Royal Foresters. Chrystie finance personnellement une partie de l’équipement. Fait remarquable soulignant son influence et ses ressources, il arme également une vingtaine de ses propres serviteurs et esclaves pour grossir les rangs de la défense.
4. Défenseur de Pensacola (1781)
Sous le commandement suprême de Campbell, Chrystie dirige ses Foresters avec détermination. Lors du siège de Pensacola en mai 1781, son unité de cavalerie sert d’éclaireurs et de force de harcèlement contre les troupes de Gálvez. Après la reddition, c’est lui qui supervise le regroupement des survivants de son unité. Bien que Philip Long soit inscrit comme « déserteur » juste avant la chute de la ville, c’est sous l’autorité administrative de Chrystie qu’il réapparaît officiellement sur les listes à Newtown, New York, en juillet 1781.
5. Destin des West Florida Royal Foresters (WFRF) : Selon les recherches de Todd Braisted (On-Line Institute for Advanced Loyalist Studies), le régiment fut officiellement créé sur ordre du Major-général John Campbell le 13 mars 1780.
- Initialement composé de deux troupes de cavalerie, le corps fut presque anéanti lors du siège de Mobile.
- Une troisième troupe, formée de survivants et de nouvelles recrues, participa au siège de Pensacola.
- C’est dans ce contexte de reconstruction d’unité qu’apparaît le premier recensement conservé, daté du 12 juillet 1781 à Newtown, marquant le regroupement des rescapés à New York.
6. L’exil et la vie après la guerre
Fuyant la Floride désormais espagnole, Chrystie se retire à New York (alors sous contrôle britannique). Il y poursuit une carrière civile et commerciale active, devenant notamment une figure de proue de la St. Andrew’s Society.Après la chute de Pensacola en mai 1781, Chrystie fut du nombre des 1 200 vétérans rapatriés à New York. Sa loyauté lui coûta cher : après un séjour financièrement désastreux à Londres, il se retrouva lourdement endetté. Malgré ces épreuves, sa fidélité à la Couronne resta intacte. En 1790, il fut nommé secrétaire des îles Bahamas, poste qu’il utilisa pour tenter de sécuriser des concessions de terres pour l’avenir de ses enfants. Il meurt à New York en juin 1807, respecté comme l’un des plus fidèles officiers provinciaux de la Couronne.
Le document suivant fût trouvé dans les années 1980 par Ghislain Long. Il fût écrit par Lydia Austin Parrish et est intitulé Records of Some Southern Loyalists. Un de ses personnage est effectivement Adam Chrystie. Le document peut-être lu ici, et des informations supplémentaires sur le Capitaine Chrystie est disponible sur la page Loyalistes – Adam Chrystie.

Adam Chrystie est un principal signataire de cette pétition par les résidents qui aura des implications sur le gouverneur-général de la Floride occidentale, Peter Chester.
Enfin, Adam Chrystie mis d’avant un Mémorial aux autorités en Angleterre pour recevoir une compensation pour ses labeurs durant la Révolution.
Le colonel Hanxleden du 3e Waldeck – meilleur commandant sous Chrystie (à venir)
Major-général John Campbell of Strachur

Le major-général John Campbell connut une carrière prestigieuse amorcée durant la guerre de Sept Ans. Au début de la Révolution américaine, il commande le 57e régiment d’infanterie (57th Regiment of Foot), stationné à Staten Island en août 1776. Sous ses ordres, le régiment s’empare du fort de Paulus Hook au New Jersey en novembre 1776, un bastion stratégique qui restera aux mains des Britanniques durant presque tout le conflit. Après avoir mené l’assaut contre le fort Montgomery en octobre 1777, il est promu général de brigade et retourne à New York à l’automne 1778.
C’est à ce moment que Lord Germain lui ordonne de lever un corps expéditionnaire pour Pensacola afin de prendre le commandement suprême des forces de Sa Majesté en Floride occidentale. Cette force de plus de 3 000 hommes regroupait le 60e régiment d’infanterie, les Pennsylvania Loyalists, les Maryland Loyalists, ainsi que le 3e régiment de Waldeck.
Le croisement des destins :
Il est fascinant de noter que Philip Long (Philipp Lange) déserte le 3e régiment de Waldeck en août 1778, précisément au moment où Campbell prend la tête des troupes britanniques et hessoises. Campbell devient ainsi l’autorité ultime à Pensacola, là où nous retrouvons Philip Long au sein des West Florida Royal Foresters, une unité locale également sous la juridiction de Campbell.
L’épreuve de la Floride :
Dans sa correspondance avec Lord Germain, Campbell décrit son affectation comme la situation « la plus désagréable, la plus fastidieuse et la plus désolante » de l’armée britannique. Malgré l’appui du lieutenant-colonel von Hanxleden (du 3e Waldeck), ingénieur militaire aguerri, pour fortifier le fort George et le fort Charlotte à Mobile, il ne peut empêcher la chute de la province face au général Gálvez en mai 1781.
L’exil et le retour :
Grâce à une capitulation honorable, Campbell et ses troupes sont autorisés à rejoindre New York. Après un passage par La Havane — où il subit l’humiliation d’être exhibé en ville, acte qui vaudra des sanctions au gouverneur espagnol Cagigal — Campbell regagne le quartier général britannique. Il y restera jusqu’au départ final du 25 novembre 1783, marquant l’Evacuation Day.
Voici comment Wikipedia décrit les dernières années de sa vie.
« En 1783, Campbell remplaça Sir Guy Carleton au poste de commandant en chef pour l’Amérique du Nord, fonction qu’il occupa jusqu’en 1787. Il retourna ensuite en Écosse, où, en tant que chef du clan des Campbell de Strachur, il fit ériger la demeure de Strachur House.
Plus tard dans sa vie, Campbell déplora avec beaucoup d’émotion son affectation en Floride occidentale : « C’est un malheur pour moi… d’avoir été employé dans un recoin infortuné des domaines de Sa Majesté… Mes efforts ont été déployés sans relâche pour la préservation de la Floride occidentale au sein de l’Empire britannique depuis que j’en ai assumé le commandement militaire ; et si mes labeurs et mes efforts à cette fin trouvent grâce aux yeux de mon Souverain, j’oublierai les revers de la fortune et serai heureux de l’approbation royale. »
Le général Bernardo de Galvez, commandant des forces Espagnols (à venir)
1780-1783 – L’histoire et les actions militaires du West Florida Royal Foresters (WFRF)
Que connaissons-nous du WFRF?
Bien que nous disposions d’informations sur leur création, la documentation concernant les West Florida Royal Foresters (WFRF) demeure fragmentaire, surtout si on la compare à celle de régiments plus célèbres comme le 3e régiment de Waldeck ou le King’s American Regiment (KAR).
Les raisons exactes de la création de cette unité sont peu documentées, mais les hypothèses sont solides : en 1780, la défense de la colonie était devenue une priorité absolue. Former un régiment de recrues locales représentait un atout stratégique pour renforcer la ligne britannique face à la progression espagnole.
Après la chute de Manchac, les colons de la Floride occidentale étaient sous le choc. Bâton-Rouge puis Mobile étaient les prochaines cibles de Gálvez, et le général Campbell avait un besoin pressant d’hommes d’action. Le capitaine Adam Chrystie, auréolé de son succès lors de la contre-attaque à Manchac, s’imposait comme le candidat idéal. Loyaliste énergique et intrépide, sa relation directe avec le gouverneur Peter Chester confirmait son tempérament de chef.
Malgré ses effectifs modestes (environ 43 soldats), la force du régiment résidait dans sa mobilité. En tant qu’unité de cavalerie légère, les Foresters pouvaient manœuvrer rapidement en terrain difficile pour des missions de reconnaissance ou de harcèlement, agissant souvent en appui aux troupes régulières ou aux alliés autochtones.
Si la majorité des recrues provenaient vraisemblablement de la région de Natchez, votre recherche familiale apporte une nuance cruciale : certains soldats, à l’instar de votre ancêtre Philip Long, venaient de l’extérieur. L’intégration de Philip dans cette unité locale, après avoir quitté un contingent étranger comme celui de Waldeck, illustre parfaitement comment les nécessités de la guerre ont forcé des destins individuels à s’adapter aux opportunités militaires du moment.
Synthèse pour notre recherche
L’absence de documents « directs » est compensée par la cohérence logistique :
- Mai 1781 : Philip Long quitte Pensacola (WFRF) juste avant la reddition.
- Juin-Août 1781 : Traversée par le Old Trading Path à travers le pays Creek (4-6 semaines à cheval).
- Octobre 1781 : Apparition sur les recensements du KAR à Savannah, une unité de cavalerie (comme les WFRF).
Cette trajectoire montre un soldat déterminé à rester dans la cavalerie loyaliste, utilisant les réseaux amérindiens pour rejoindre le front le plus proche encore actif (la Géorgie).
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Stephen L. Kling, Jr., Cavalry in the Wilderness: Cavalry in the Western Theater of the American Revolutionary War and the French and Indian War (THGC Publishing). 2021

Le livre de Stephen L. Kling, JR, Cavalry in the Wilderness: Cavalry in the Western Theater of the American Revolutionary War and the French and Indian War (THGC Publishing), fait partie de la bibliothèque personnelle de Benoît Long. Nous allons utilisé les informations et les sources contenues dans ce livre à travers le récit du WFRF.
1779-1781 : Chronologie du régiment provincial des West Florida Royal Foresters (WFRF) et des autres unités de cavalerie de la région
Note au lecteur – L’histoire des WFRF débute officiellement le 15 février 1780. Nous supposons que Philip Long aurait pu rejoindre ce régiment dès sa création. Les informations ci-dessous détaillent les activités des troupes de cavalerie légère des West Florida Loyalists ; bien qu’aucune preuve directe ne confirme la présence de Philip dans ces unités précises, rien ne permet non plus de l’infirmer.
1777-1778 : Les West Florida Loyal Refugees (WFLR)
- 1777 : Création de deux compagnies de cavalerie légère sous les ordres de Richard Pearis (37 hommes) et Alexander Cameron (42 hommes). Les rôles de d’engagement (muster rolls) originaux ont disparu.
- 1777 (suite) : Une troisième compagnie est créée sous le commandement du capitaine William McIntosh.
- 5 août 1778 : Une quatrième compagnie est autorisée sous le commandement du capitaine Michael Jackson.
1779 : Escarmouches et dissolution
- 19 février 1779 : Des troupes de cavalerie américaines capturent Natchez.
- 5 mars 1779 : Succès britannique à la rivière Iberville ; les compagnies des WFLR se replient sur Pensacola.
- 30 avril 1779 : Recensement de la compagnie de Pearis (40 hommes).
- Mai 1779 : Arrivée de troupes régulières à Manchac, puis à Natchez.
- Après juin 1779 : La compagnie de Jackson est dissoute. Les troupes du capitaine Pearis se rendent à Mobile, mais Pearis lui-même se retire à Augusta, en Géorgie.
- 30 novembre 1779 : Le général Campbell dissout officiellement le régiment des West Florida Loyal Refugees (WFLR).
1780 : Naissance des West Florida Royal Foresters (WFRF)
- 5 février 1780 : Le général Campbell lève une nouvelle unité de cavalerie légère confiée au capitaine Adam Chrystie, secondé par les capitaines Charles Walker et Patrick Strahan.
- 1er mars 1780 : La troupe du capitaine Charles Walker est en garnison au Fort Charlotte (Mobile) avec un effectif de 28 hommes.
- 13 mars 1780 : Les ordres officiels pour la création des WFRF sont émis par Campbell depuis son quartier général à Tansa. Adam Chrystie est nommé capitaine-commandant. Les lieutenants Joseph Pinhorn et Hubert Rees sont également nommés.
- 14 mars 1780 : Reddition du Fort Charlotte aux Espagnols après que l’artillerie de Gálvez a ouvert des brèches majeures. Le capitaine Walker et ses hommes sont capturés, puis libérés sur parole après avoir prêté serment de ne plus combattre l’Espagne.
- 18 mars 1780 : Le capitaine Patrick Strahan et ses 37 cavaliers, en route pour secourir Mobile, rebroussent chemin après avoir appris la reddition. Ils restent à proximité pour surveiller la route de Pensacola et protéger les réfugiés. Malheureusement, la majorité de la troupe (entre 20 et 37 hommes selon les sources) est capturée par Gálvez au nord de Mobile.
- Fin mars 1780 : Suite au revers de Mobile, les restes des WFRF sont réorganisés sous le commandement de Chrystie et Walker. La compagnie de Walker est renforcée. Il est fort probable que Philip Long ait été intégré à cette nouvelle compagnie unique.
- Juin 1780 : Selon l’historien Kling, la compagnie de Chrystie est chargée de patrouiller sur la route entre Mobile et Pensacola. Les mouvements précis de l’unité entre juin 1780 et avril 1781 restent méconnus.
1781 : Le siège de Pensacola et la reddition
- 12 avril 1781 : Le lieutenant Pinhorn, accompagné d’alliés autochtones, attaque les avant-postes espagnols devant Pensacola. Pinhorn est tué et l’assaut est repoussé, mais le général Gálvez est blessé lors de l’engagement.
- 4 mai 1781 : Contre-attaque britannique à la baïonnette et à l’épée. Les troupes de Gálvez perdent 18 hommes. Côté britannique, un soldat de la compagnie de Chrystie (WFRF) est tué.
- 8 mai 1781 : Explosion de la poudrière et capitulation de Pensacola. Le capitaine Chrystie, qui servait également d’aide de camp au général Campbell, se rend avec ses troupes. L’unité est décimée : 9 hommes sont prisonniers, 22 sont portés « disparus » ou « désertés », et il ne reste que 15 hommes valides (dont Chrystie, un cornet, un quartier-maître et deux caporaux).
- Juillet 1781 : Les restes du régiment sont évacués vers New York (arrivée à Newtown, Long Island, le 12 juillet). Le recensement indique clairement le démantèlement progressif de l’unité.
1782-1784 : Démobilisation et exil
- 15 août 1782 : Les WFRF sont officiellement démobilisés. Le nom de Philip Long ne réapparaît plus dans les derniers rôles de l’unité.
- 1783 : Le capitaine Strahan est libéré par les Espagnols à la fin de la guerre.
- 1784 : Le capitaine Adam Chrystie présente une demande de compensation à la Couronne britannique. Il obtient des terres au Nouveau-Brunswick pour ses services et ceux de ses hommes, bien qu’il finisse ses jours aux Bahamas.
Jim Piecuch, Cavalry of the American Revolution, May 2012

Cavalry of the American Revolution
par Jim Piecuch
Voici un sommaire développé avec les sources primaires de Kling et Piecuch, Haarman et Katcher, de des instruments de recherches Gemini.
La cavalerie a joué un rôle crucial dans la guerre d’Indépendance américaine, notamment pour la reconnaissance, la protection des troupes (missions d’écran) et les raids. Les Continental Light Dragoons et les unités loyalistes comme les Queen’s Rangers ont fourni des renseignements essentiels et une grande rapidité de déplacement. Bien que Washington ait souvent manqué de forces montées suffisantes, des régiments comme le 2nd Continental Light Dragoons et des chefs expérimentés britannique comme Banastre Tarleton ont démontré qu’une cavalerie efficace pouvait radicalement changer l’issue des batailles, comme l’ont prouvé les charges dans le théâtre d’opérations du Sud.
Aspects clés de la cavalerie révolutionnaire
- Rôle et fonction : Principalement utilisée pour la reconnaissance, la protection des mouvements de troupes et les raids. Fait important pour les descendants de Philip Long : il semble qu’il ait fait partie d’une unité de cavalerie entre 1780 et 1783. S’il s’agissait de notre ancêtre Philipp Lange, du 3e régiment de Waldeck, il aurait initialement été grenadier. Cependant, son expérience ultérieure au sein de la cavalerie légère impliquait essentiellement de savoir manier le sabre à cheval et de pouvoir mettre pied à terre rapidement pour engager un combat au corps à corps selon les ordres.
- Cavalerie continentale : En 1777, Washington autorisa la création de quatre régiments de dragons légers continentaux (Continental Light Dragoons). Ces régiments étaient souvent limités par une pénurie de chevaux et d’équipement.
- Cavalerie britannique et loyaliste : La Légion britannique, commandée par Banastre Tarleton, était une formation hybride très efficace mêlant dragons et infanterie légère. Les Queen’s Rangers, sous les ordres de John Graves Simcoe (futur fondateur de la province de l’Ontario au Canada), se spécialisaient dans les tactiques irrégulières. Le régiment des West Florida Royal Foresters, dirigé par le capitaine Adam Chrystie, était une petite unité de cavalerie mobile engagée à Manchac et Baton Rouge (Louisiane), ainsi qu’à Mobile (Alabama) et Pensacola (Floride). Enfin, pour notre récit, mentionnons le King’s American Regiment et sa troupe de cavalerie légère, sous les ordres du capitaine Isaac Attwood. Levée à Savannah en mai-juin 1781, notre ancêtre en fit partie jusqu’à son évacuation de New York vers Parrtown, en septembre 1783, en tant que réfugié loyaliste.
- Batailles et actions clés : La première charge de cavalerie américaine fut menée par le 2nd Continental Light Dragoons en 1777. L’action de la cavalerie fut déterminante lors de la bataille de Cowpens, transformant une victoire en déroute pour l’ennemi. Pour les Britanniques, la cavalerie joua un rôle majeur dans la campagne du Sud, notamment à Cowpens, Kingsbridge, Eutaw Springs, ainsi qu’en Géorgie à Abercorn et Ebenezer.
- Armement : Les cavaliers étaient généralement équipés de sabres — mesurant souvent de 86 à 89 cm — ainsi que de pistolets ou de carabines.
Principaux dirigeants
Américains : Lieutenant-colonel William Washington, Colonel Anthony Walton White et Général de brigade Francis « Swamp Fox » Marion.
Britanniques : Lieutenant-colonel Banastre Tarleton, Général John Graves Simcoe, Capitaine Adam Chrystie, Lieutenant George Campbell et Capitaine Isaac Attwood.
Évolution et défis
Défis : Les Américains ont dû faire face à d’importants problèmes logistiques, notamment l’incapacité à produire suffisamment de sabres et les difficultés d’équipement des troupes.
Dragons contre cavalerie : Les « dragons » étaient souvent appelés à combattre à la fois à pied et à cheval, s’adaptant aux exigences de ce conflit irrégulier.
Limites continentales : George Washington considérait initialement la cavalerie comme difficile à gérer et coûteuse en ressources.
L’impact de la cavalerie s’est accru, en particulier lors de la campagne du Sud, où la rapidité de déplacement des cavaliers était essentielle aux stratégies des deux camps. Kling et Piecuch s’accordent sur ce point.
Extrait d’un article de revue : Nous insérons ici pour votre information générale un sommaire sur des articles écrits par neuf historiens et écrivains qui se penchent sur le rôle de la cavalerie pendant la guerre d’Indépendance.
« Des zones neutres âprement disputées entre les lignes américaines et britanniques à New York et au New Jersey aux forêts de pins brûlantes du Sud, la cavalerie des armées continentale et britannique a combattu avec bravoure tout au long de la guerre d’Indépendance américaine. Cet ouvrage explore plusieurs aspects du rôle de la cavalerie dans ce conflit, souvent négligé dans les ouvrages d’histoire générale. Parmi les sujets abordés figurent le développement de la cavalerie de l’armée continentale, les influences européennes sur l’entraînement et les tactiques de la cavalerie américaine, le récit de plusieurs raids et batailles de cavalerie importants, ainsi que l’histoire d’unités montées telles que les Continental Light Dragoons, les rangers américains dans l’arrière-pays de Caroline du Sud, les Queen’s Rangers de l’armée britannique et les « Black Dragoons », une force composée exclusivement d’anciens esclaves. Ces essais examinent également le rôle de commandants importants, notamment les chefs de cavalerie continentaux Francis « Swamp Fox » Marion, William Washington et Anthony Walton White, ainsi que les chefs de cavalerie britanniques Banastre Tarleton et John Graves Simcoe. Les lecteurs s’intéressant à l’histoire militaire en général, ainsi qu’à ceux qui se passionnent plus spécifiquement pour la Révolution américaine ou l’histoire de la cavalerie, et tous ceux qui souhaitent approfondir ces sujets, trouveront ces essais captivants et instructifs. »
Table des matières:
Gregory J. W. Urwin: The Continental Light Dragoons, 1776-1783
Lee F. McGee: European Influences on Continental Cavalry
John M. Hutchins: Cavalry Action at Poundridge, New York
Donald J. Gara: Cavalry Battles in New York and New Jersey
Scott A. Miskimon: Anthony Walton White: A Revolutionary Dragoon
Michael C. Scoggins: South Carolina’s Backcountry Rangers
Lawrence E. Babits and Joshua B. Howard: Continentals in Tarleton’s British Legion
Charles F. Price: Cavalry Operations at Eutaw Springs
Jim Piecuch: The “Black Dragoons
1779 – Manchac sur le bord du Mississippi et le Fort Bute

La Marche de Galvez par Augusto Ferrer-Dalmau. La prise du Fort Bute, Louisianne.
La prise du fort Bute à Manchac, le 7 septembre 1779, marque le début de l’intervention officielle de l’Espagne dans la guerre d’indépendance des États-Unis. Construit par les Britanniques en 1766 pour protéger le confluent du bayou Manchac et du fleuve Mississippi, ce fort était nommé en l’honneur du comte de Bute. Situé à environ 115 milles en amont de La Nouvelle-Orléans, il constituait la frontière extrême-occidentale de la Floride occidentale britannique, aux côtés des postes de Bâton-Rouge et du fort Panmure (Natchez).
À la tête de troupes régulières espagnoles, de milices acadiennes et de combattants amérindiens de Louisiane, le gouverneur Bernardo de Gálvez envahit et capture ce poste frontière. Initialement, Gálvez prévoyait une expédition navale, mais un ouragan ayant dévasté une partie de sa flotte, il entreprit une marche forcée de onze jours depuis La Nouvelle-Orléans. Ce périple fut meurtrier : les conditions climatiques et les maladies firent perdre plus de cent soldats à l’armée espagnole avant même d’atteindre l’objectif.
À l’aube du 7 septembre 1779, les troupes de Gálvez lancent l’assaut. Bien que l’Espagne ait déclaré la guerre à l’Angleterre le 21 juin, la nouvelle n’était pas encore parvenue à la garnison de Manchac. Prises de court, les forces britanniques déposent les armes pratiquement sans combattre. Le bilan est d’un seul soldat allemand tué ; six hommes parviennent toutefois à s’échapper vers Bâton-Rouge pour donner l’alerte. Après quelques jours de repos, Gálvez et ses troupes reprirent leur progression vers le fort New Richmond à Bâton-Rouge.

1779 – Baton Rouge et le Fort New Richmond
Les 20 et 21 septembre 1779, après avoir parcouru les 25 km séparant le fort Bute de Bâton-Rouge, Gálvez arrive devant la place forte. Il constate alors que ses renseignements étaient erronés : le site est bien plus protégé qu’attendu, défendu par 400 réguliers (des 16e et 60e régiments ainsi que du 3e régiment de Waldeck) et 150 miliciens, le tout sous les ordres du lieutenant-colonel Alexander Dickson. Le fort lui-même est un réduit en terre protégé par des chevaux de frise.
Face à l’artillerie britannique, Gálvez déploie une stratégie de diversion : il ordonne une feinte au nord, à travers la forêt. Tandis que les Anglais concentrent leurs tirs sur les bois (ne causant que trois blessés), les ingénieurs espagnols profitent de la distraction pour creuser des tranchées et positionner leurs propres canons. Après trois heures d’un pilonnage intensif, les Britanniques capitulent. Les termes de la reddition incluent également celle du fort Panmure (Natchez), chassant ainsi définitivement les forces britanniques du bas Mississippi et plaçant cette voie navigable stratégique sous contrôle allié.
Dickson capitula avec 375 soldats réguliers. Gálvez fit désarmer la milice de Dickson avant de la renvoyer chez elle, puis envoya un détachement de 50 hommes pour prendre le contrôle du fort Panmure. Après avoir congédié ses propres compagnies de milice et laissé une garnison importante à Bâton-Rouge, il retourna à La Nouvelle-Orléans avec une cinquantaine d’hommes. Promu général de brigade, il commença alors à planifier ses prochaines attaques contre Mobile et Pensacola. Quelques jours après sa victoire, des corsaires américains, avec sa bénédiction, s’introduisirent dans les eaux du lac Pontchartrain pour en chasser les forces britanniques. Une prise remarquable eut d’ailleurs lieu sur le lac : un navire transportant 54 soldats de Waldeck et 10 marins fut capturé, et tous furent faits prisonniers.
La bataille de Bâton-Rouge se termine le 21 septembre 1779. Bâton-Rouge est la seconde « redoute » britannique à tomber aux mains de l’Espagne lors de l’incursion de Bernardo de Gálvez dans le territoire anglais de la Floride Occidentale.
Declaracion de desertores, Mobile, March 2 ,1781 page 1-2


1780 – Mobile et le Fort Charlotte

The battle of The Village: Alabama’s Miniature Bunker Hill
La bataille du Fort Charlotte, aussi connue sous le nom de siège du Fort Charlotte, est un siège qui dura plus de deux semaines et qui fut mené avec succès par le général Bernardo de Gálvez entre le 25 février et le 14 mars. La capitulation du Fort Charlotte eut lieu à Mobile le 14 mars 1780.
Selon Anthony Roney, « The Village (also known as La Aldea or the Village of Mobile) commanded an imperative strategic position in West Florida as it was the primary waypoint for the Pensacola-Mobile Road to cross Mobile Bay. Surrounding the community on the bayfront was a string of large plantations owned by prominent English West Florida officials such as Attorney General Edmund Wegg and Lieutenant Governor Elias Durnford, the commander who surrendered Fort Charlotte. These plantations, along with smaller nearby French communities, were raided by Native Americans on numerous occasions for their cattle, horses, slaves, or other valuables during the area’s tenure as the seat of war. As The Village was under threat of this constant raiding from Great Britain’s native allies, Spanish military officials deemed it necessary to establish a fortified post protecting it. With this position under guard, the Spanish could control a clear avenue to cross Mobile Bay, create a base for forward operating posts in the Perdido region, and protect valuable cattle and drinking water resources. This was indeed necessary as the community was directly attacked at least four times while under Spanish control during the war. »
Les forces de Gálvez étaient substantielles : 12 bateaux et 754 hommes qui, par la suite, furent renforcés par 1 200 hommes supplémentaires en provenance de La Havane. Selon un espion, Gálvez savait que la garnison ne comptait que 300 hommes.

Les défenses des forces anglaises étaient composées de soldats du 60e régiment de ligne, ainsi que de membres des Pennsylvania Loyalists et des Maryland Loyalists, totalisant près de 300 hommes. Le 1er mars 1780, Gálvez envoya un drapeau blanc pour demander la reddition du capitaine Elias Durnford, qui refusa poliment. Durnford sollicita l’aide du général Campbell, qui mobilisa la quasi-totalité de ses forces à Pensacola le 6 mars pour lui prêter main-forte ; toutefois, celles-ci n’arrivèrent pas à temps et durent rebrousser chemin.
Le lieutenant Joseph Pinhorn commandait un petit contingent de dix à vingt West Florida Royal Foresters (WFRF), un groupe de volontaires provinciaux (Source : Roney, Miniature Bunker Hill, et Declaración de desertores, Mobile, 2 mars 1781). Nous ne disposons pas de recensement pour ces troupes, mais il est possible que Philip en ait fait partie s’il s’était enrôlé plus tôt, en 1780 ou 1781. Le nom de Pinhorn n’apparaît pas sur le recensement du 12 juillet 1782.
Le bombardement constant du Fort Charlotte eut l’effet escompté. Les murs furent bréchés le 13 mars et Durnford capitula le lendemain, avant l’arrivée des renforts de Pensacola.
Selon Roney, « La défaite britannique à The Village fut une perte bien plus importante que ne le laissent supposer les statistiques. Le général Campbell ne put plus mener d’offensives efficaces depuis Pensacola pour le reste de la guerre. Cela incluait, bien sûr, toute progression vers The Village ou Mobile. Grâce à leur victoire, les Espagnols s’assurèrent le contrôle de ce point de passage stratégique et de leur base d’opérations, et purent désormais préparer le siège du quartier général du général Campbell à Pensacola. Mais la plus grande perte britannique, non seulement de cette bataille, mais probablement de toute la campagne du Golfe, fut la mort du colonel von Hanxleden. En raison de son grand respect et de sa bravoure, les Espagnols lui offrirent des funérailles militaires en tirant une fusée au-dessus de sa tombe. De plus, selon l’historien Max von Eelking, il fut enterré sous un arbre immense et majestueux, et une clôture fut érigée autour de son tumulus. Les sources contemporaines et les chercheurs modernes s’accordent à dire que le principal facteur de la défaite britannique fut la mort prématurée du colonel. Non seulement sa mort a laissé les forces sans commandant, mais elle a également empêché le signal de l’attaque différée des 400 indiens qui les attendaient. »
Fait intéressant mais non-documenté: William Gunthman, March to Madness: a history of the first seven years of the united States Army, 1784-1791 a indiqué que Adam Chrystie aurait capturé 8 soldats américain à Mobile.
Declaracion de desertores, Mobile, March 2 ,1781 page 1-2
1781 – Pensacola et le Fort George
Le siège de Pensacola
Le siège de Pensacola est un épisode fascinant qui a révélé le meilleur comme le pire de l’armée britannique. Par exemple, des soldats (les Pennsylvania Loyalists et les West Florida Royal Foresters) furent contraints à une marche forcée vers Mobile pour tenter de secourir la garnison assiégée. Ils n’étaient qu’à quelques heures de leur destination lorsqu’ils apprirent la reddition de la place. Sans avoir tiré un seul coup de feu, ils durent faire demi-tour vers Pensacola pour y affronter le siège de Gálvez.
Dans un registre plus regrettable, une compagnie entière fut envoyée des Caraïbes pour soutenir les régiments de Pensacola. Cependant, sur la base de renseignements erronés annonçant prématurément la chute de la ville, ils rebroussèrent chemin vers leur base alors qu’ils auraient pu faire la différence. Enfin, le fait que Pensacola soit tombée suite à un tir d’artillerie espagnol « chanceux » — ayant frappé de plein fouet la poudrière du fort — demeure un dénouement historique remarquable.

Nous avons inclus, à l’attention du lecteur, un document en annexe — le Journal de Farmar du 9 mars au 10 mai, 1781 — qui fournit des détails captivants sur le siège de Pensacola. Ce journal permet de suivre les mouvements quotidiens des troupes et d’imaginer la participation de notre ancêtre aux nombreuses escarmouches impliquant la cavalerie de Chrystie. Nous espérons découvrir, au fil du temps, des documents supplémentaires qui permettraient d’approfondir l’étude de cette période et de son importance pour Philip Long.
Reddition de Pensacola — 8 mai 1781
Le jour de la capitulation, le 8 mai 1781 (officialisée le 9 mai), fut une journée particulièrement chaotique. Les forces britanniques étaient en déroute, ce qui explique en partie l’état lacunaire des rôles de présence (muster rolls) lors de l’arrivée des troupes à New York. On ignore si toutes les victimes de la violente explosion de la poudrière, qui précipita la chute de la ville, ont été formellement identifiées.
Il n’est pas exclu que certains hommes déclarés « déserteurs » aient en réalité péri dans l’explosion. Toutefois, compte tenu de la rigueur bureaucratique de l’armée britannique, nous supposons que la plupart des soldats listés comme tels étaient effectivement « absents sans permission » (AWOL). Selon l’historien Todd Braisted, il est probable qu’ils aient quitté la région de Pensacola de leur propre initiative pour rentrer chez eux ou tenter de rejoindre d’autres unités, bien que cette dernière hypothèse soit moins plausible.


Voici un extrait du journal du major Robert Farmar, relatant les événements du 8 mai au début juillet. Après avoir résisté pendant des mois à la pression des troupes de Gálvez, une explosion accidentelle scella le sort de toute l’armée britannique stationnée à Pensacola.
Mardi 8 mai. Vers 9 heures, un obus tiré par la batterie ennemie de première ligne fut lancé contre la porte du dépôt de munitions du réduit avancé (alors que les hommes recevaient de la poudre). L’explosion tua quarante marins des navires de Sa Majesté le Mentor et le Port Royal, ainsi que quarante-cinq loyalistes de Pennsylvanie. Plusieurs hommes furent également blessés. Le capitaine Byrd, à la tête de soixante-dix hommes du 60e régiment, se porta immédiatement vers la redoute avancée et en retira deux pièces d’artillerie de campagne, un obusier et plusieurs blessés. Il dut cependant battre en retraite, car une grande quantité d’obus jonchait les alentours.
À 10 heures, l’ennemi s’empara des vestiges de la redoute avancée et, depuis sa batterie de flanc, pilonna violemment la redoute centrale avec des armes légères et des canons. Le lieutenant Ward et dix-huit hommes du 60e régiment, ainsi que douze marins, furent blessés. Plusieurs succombèrent à leurs blessures, la plupart ayant été touchés à la tête.
Vers 14 heures, nous hissâmes un drapeau blanc au fort George et offrîmes une offre de reddition. Le lieutenant Meggs du 60e régiment fut retenu en otage et nous recevîmes le lieutenant Kenny du régiment des Hiberniens des mains de l’ennemi.
Mercredi 9 mai. Journée entière consacrée à la négociation des conditions.
Jeudi 10. Vers 17 heures, nous capitulons face aux forces espagnoles. Les grenadiers espagnols, sous le commandement de Don Bernard de Galvez, prennent possession du fort George et des lignes ennemies, ainsi que soixante chasseurs français du réduit central.
Vendredi 11. Le corps d’armée, sous le commandement du lieutenant-général Campbell, campe à l’est de la ville.
1er juin. Embarquement à bord des transports espagnols.
5 juin. Départ de Pensacola.
20 juin. Arrivée à La Havane où nous séjournons jusqu’au 30 pour nous ravitailler en vivres et en eau, avant de partir pour New York. Nous y arrivons le 12 juillet, date à laquelle les différents corps d’armée reçoivent l’ordre de cantonner à New Town, sur Long Island, et aux alentours.

Voyage de Philip Long entre Pensacola et Savannah
Siebert – p 481
« Of those who were taken prisoner at Pensacola, some families were detained there on account of sickness. When they were able to depart, they were shipped to New York by way of Havana before the end of December, 1781. Brigadier General JohnCampbell and Captain Adam Chrystie, the latter being the commanding officer of the Royal Foresters, many have gone with this contingent. At any rate, the latter is known to have been at Newton, Long Island, early in April, 1782, and the former in New York city by the middle of the following month. There were fourteen Royal Foresters, sixty-eight Pennsylvania Loyalists, and one hundred thirty-seven Maryland Loyalists still at Pensacola on April 24, of the same year. Doubtless thev were sent north soon after, some of them being placed in the hospital on their arrival at New York. Indeed, hospital accounts dated June 24, 1782, are still extant for part of the Loyal American regiment, as well as for part of the Maryland and Pennsylvaniacorps. »
Sources: 2423 Historical Manuscripts Commission, Beport on American manuscripts in the Royal Institution, 2: 372, 439, 489, 514, 535, 540; Reverend W. 0. Raymond’s manuscript notes on Colonel Edward Winslow ‘s muster rolls; Siebert, « The legacy of the Amer-ican revolution to the British West Indies and Bahamas, » in the Ohio State Uni-versity, Bulletin, 17: no. 27, p. 13.24
Nous ne possédons aucun document prouvant que Philip Long a effectué ce voyage à cheval. Par contre, après de maintes recherches, voici ce qu’il nous est permis d’avancer, ainsi que des exemples marquants pouvant servir de précédents pour le parcours de notre ancêtre.
Le suivi des mouvements terrestres entre Pensacola et Savannah après le siège de 1781 révèle une tendance chez les soldats et les réfugiés à s’évanouir dans la nature (« melting away into the wilderness ») pour échapper à la capture par les Espagnols. Alors que les forces britanniques officielles étaient libérées sur parole vers New York, les irréguliers et ceux étiquetés comme « déserteurs » — tel notre ancêtre Philip Long — utilisaient souvent les pistes du Sud, bien que périlleuses, pour rejoindre des bastions britanniques comme Savannah.
Contexte historique et exemples connus
- Les réfugiés « volatilisés » : Les estimations historiques suggèrent que si 10 000 Loyalistes ont quitté la Floride par mer, environ 4 000 individus se sont évaporés dans la nature suite aux conquêtes espagnoles. Beaucoup de ces individus ont cheminé vers le fleuve Mississippi ou vers l’est, en direction de la Géorgie et des Carolines.
- Thomas Brown et les Florida Rangers : Un exemple frappant de ce type de mouvement concerne Thomas Brown, qui commandait les Florida Rangers (plus tard les East Florida Rangers). Cette unité de cavalerie opérait fréquemment dans le « no man’s land » accidenté entre la Floride, la Géorgie et les Carolines. Les rangers de Brown étaient connus pour attaquer des plantations dans le sud de la Géorgie avant de se replier en Floride, démontrant que ce trajet était une route militaire viable, bien que dangereuse. (Source : Historic Florida Militia)
- Fuite terrestre vers la Floride orientale : Lorsque Augusta tomba aux mains des Patriotes en juin 1781, de nombreux Loyalistes et soldats furent forcés de se diriger vers Savannah pour se protéger, avant de s’enfuir vers la Floride orientale ou les Bahamas. Cela suggère qu’un trajet « inverse » vers Savannah était courant pour les Loyalistes durant les mois mêmes où notre ancêtre aurait voyagé.
- La « désertion » militaire comme stratégie de survie : En mai 1781, alors que le siège de Pensacola atteignait son paroxysme, environ 22 soldats et sous-officiers des West Florida Royal Foresters (WFRF) furent inscrits comme déserteurs. Dans le contexte d’une reddition britannique imminente, la « désertion » était souvent un choix stratégique pour éviter de devenir prisonnier de guerre sous domination espagnole, permettant aux soldats de tenter un périple terrestre vers Savannah, qui restera aux mains des Britanniques jusqu’en juillet 1782.
- Braisted a examiné tous les déserteurs de cette troupe et a conclu ce qui suit : “No one by any of those names appears on the rolls of any other corps, either at Savannah or anywhere else, that cannot be accounted for otherwise. The only name that even came close was Abraham Cox, who also deserted on 9 May 1781. There was one by that name in the troop of the King’s American Regiment, but he was already with the KAR in 1780. (Source: Correspondance avec Braisted en 2004). La conclusion est simple – il me semble improbable que certains soldats se soient rendus de Pensacola à New York pour ensuite se rendre à Savannah mais ce n’est pas impossible.
Conditions du périple
La route entre Pensacola et Savannah était décrite comme une « étendue sauvage inhabitable » et lourdement encombrée.
- Distance et durée : Le trajet durait généralement environ quatre semaines.
- Terrain : Les voyageurs étaient confrontés aux fourrés, aux ravines et à des traversées de ruisseaux parfois impraticables.
- Alliances : Le succès dépendait souvent des relations avec les nations Creek et Choctaw, qui contrôlaient les zones sauvages entre ces postes avancés. »
Avec les nouveaux outils de recherches et l’internet qui n’était pas disponibles lorsque j’ai écrit mon livre An Servant of Government, je peux avancer ce qui suit avec une confiance élevé et un sens concret que les probabilitées que notre ancêtre a fait ce trajet demeure élévé.
Les pistes amérindiennes (Trading Paths)
Le trajet de Pensacola à Savannah (environ 700 km à vol d’oiseau, mais bien plus par les pistes) n’était pas une ligne droite, mais un réseau complexe de sentiers d’échanges séculaires. La distance est un estimé nu National Park Service des États-Unis.
- Le « Old Trading Path » (Piste de traite vers Pensacola) : Il s’agissait de l’artère principale reliant Savannah à Pensacola. Elle traversait le cœur des nations Creek (Muscogee) et Choctaw.
- Le « Lower Creek Trading Path » (Piste des Bas-Creeks) : Cette piste reliait la rivière Chattahoochee (actuelle frontière Alabama-Géorgie) aux postes de traite anglais en Géorgie centrale, comme Ocmulgee Old Fields.
- Points de passage obligés : Pour un cavalier seul ou en petit groupe, le succès dépendait des alliances avec les tribus locales qui servaient de guides ou de protecteurs. Des postes comme Trader’s Hill sur la rivière St. Marys servaient de plaques tournantes pour les Loyalistes fuyant vers Savannah ou St. Augustine.
- Mes sources ici inclu le Journalof the American Revolution ( https://allthingsliberty.com/ ) et le Georgia Historical Society ou j’ai eu l’occasion de faire une visite en 1995.
Précédents et exemples de transfuges
Il existe des preuves historiques que des soldats et des officiers utilisaient ces routes pour rejoindre les lignes britanniques plutôt que de subir la captivité espagnole.
- William Augustus Bowles : Un exemple célèbre d’officier provincial (des Maryland Loyalists) qui, après avoir quitté les rangs à Pensacola, s’est enfoncé dans les terres pour vivre avec les Creeks. Il a ensuite utilisé ces réseaux pour circuler entre la Floride, Savannah et les Bahamas. Source: The Loyalist Collection au Nouveau-Brunswick
- Le cas des « Associated Refugees » : Les régiments comme le King’s American Regiment (KAR), que Philip Long a rejoint à Savannah en octobre 1781, étaient souvent composés de « réfugiés associés » — des hommes ayant perdu leurs unités d’origine et s’étant regroupés dans les derniers bastions britanniques.
- La compagnie d’Isaac Atwood (KAR) : Il est prouvé que cette compagnie était stationnée à Savannah précisément entre juin-août 1781, et ensuite à l’automne d’octobre à décembre 1781. Même si nous croyons que la Troupe de cavalerie a fait ses vrais débuts seulement aprés l’arrivé du Capitaine Attwood avec ses 20 hommes à partir de Charlestown, cette chronologie correspond parfaitement à l’arrivée d’un soldat ayant quitté Pensacola en mai 1781 (4 à 6 semaines de voyage) pour s’enrôler à Savannah à l’automne. C’est là notre hypothèse principale partagée par Donald qui lui aussi a bien étudié le sujet.
1781 – L’arrivée des navires de transport en provenance de Pensacola
The Royal Gazette (Charlestown)
L’arrivée des navires de transport en provenance de Pensacola était souvent signalée dans les journaux locaux. Par exemple, un rôle d’appel (ou liste d’appel) pour la compagnie du capitaine Joseph Swift — une autre unité présente à Pensacola — est daté du 14 juillet 1781, peu après l’arrivée du transport à destination. »

In July 1781, the Royal Gazette in Charleston reported the arrival of several vessels carrying troops paroled after the siege of Pensacola, including the transport ships Lord Mulgrave and Nancy [Source: 1, 2]. These ships carried elements of the Pennsylvania and Maryland Loyalists, escorted by HMS Carysfort and HMS Palliser [Source: 1, 2]. For detailed ship manifests and arrival lists from July 1781, consult the Library of Congress – Chronicling America digital archives.





Gazette August 18 1781


suite



Royal Georgia Gazette July 05 1781 Récit d’un individu qui était à Pensacola


- HMS Pack Horse: Specifically noted for carrying paroled prisoners from the Southern campaigns.
- The Esk, Fidelity, King George, Success-Increase, Concord, and Two Sisters: Six ships used in Charleston harbor to hold or move paroled prisoners in 1781.
- Polly, Aeolus, Apollo, and Diana: These were among the 90 transport ships active in the region’s British naval operations.
New Town au Long Island, 1781-1783
La vie à Newtown, Long Island (1781–1783)
Après la reddition de Pensacola en mai 1781, les West Florida Royal Foresters (WFRF), sous le commandement du capitaine Adam Chrystie, furent transportés comme prisonniers de guerre vers New York, alors sous occupation britannique. À leur arrivée, ils furent stationnés à Newtown, sur Long Island, où ils passèrent les deux dernières années de la Révolution américaine dans une forme d’incertitude militaire.
Arrivée et statut : L’unité du WFRF, composée de survivants et de nouvelles recrues ayant combattu à Pensacola, arriva à New York via La Havane. À Newtown, nous savons par les docuemnts militaires de l’époque qu’ils furent intégrés au vaste réseau de régiments provinciaux loyalistes et de réfugiés cherchant une nouvelle protection derrière les lignes britanniques.
Routine militaire : Bien que Long Island fût un refuge relativement sûr, l’île était massivement occupée et servait de cantonnement aux forces britanniques et hessoises. Les WFRF maintinrent leur existence administrative, comme en témoignent les rôles de présence (muster rolls) de 1782 signés par Chrystie à Newtown, bien qu’ils n’aient pris part à aucun combat durant cette période.
Difficultés financières : De nombreux officiers et soldats firent face à une détresse financière sévère, et c’était vrai pour plusieurs officiers dans plusieurs régiments. La correspondance de l’époque souligne une « profonde tristesse » face aux dépenses engagées durant leur détention à La Havane et leur lutte subséquente pour survivre avec leur seule solde militaire à New York.
Licenciement et héritage
Dernier appel et dissolution : Les West Florida Royal Foresters furent officiellement licenciés à la fin de l’année 1782 ou au début de 1783, alors que la guerre touchait à sa fin.
L’évacuation de 1783 : Suite au traité de Paris, qui cédait la Floride occidentale à l’Espagne, les Foresters prirent part à la grande évacuation loyaliste de New York. Si certains, comme Adam Chrystie, finirent par chercher une nouvelle vie aux Bahamas ou retournèrent en Grande-Bretagne, beaucoup d’autres durent entamer le difficile processus de réclamation d’indemnités auprès du gouvernement britannique pour leurs propriétés perdues. Philip Long, comme biend’autres réfugié, fut embarqué en septembre 1783 avec le KAR pour se rendre à Paartown, Nouvelle-îcoss et qui deviendra Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.
Avant de poursuivre notre revue des recensement du WFRF, je veux partagé les infos sur les mouvements du KAR au même moment à New Town car nous savons que notre ancêtre était en fait avec le KAR avant son départ pour la Nouvelle-Écosse.
À la même époque, alors que les West Florida Royal Foresters arrivaient à Newtown fin 1781 et courant 1782, le King’s American Regiment (KAR) — également connu sous le nom d’« Associated Refugees » — traversait une période de transition et de professionnalisation majeure dans cette même région.
Les recensements pour le WFRF entre 1780-1783
Reference
Savas, Theodore & Dameron, J. David. A guide in the Battles of the American Revolution. Savas Beatie LLC 2006
« Despite the many different small units raised in the Province of West Florida, this was the only one placed on the Provincial Establishment.
Two cavalry troops were originally raised in early 1780, commanded by Captain Adam CHRYSTIE. Both troops were killed or captured during and shortly after the Siege of Mobile.
A third troop, of new recruits and survivors of the first unit, was raised afterwards and served in the Siege of Pensacola. After their capture there, the few survivors were sent to New York, where they seem to have been disbanded in 1782 ».
Reference
Braisted, Todd W., Loyalist Muster Rolls West Florida Royal Foresters. The On-line Institute for the Advanced Loyalist Studies, 2001.
http://www.royalprovincial.com/military/musters/wfrf/mrwfrfman.htm
24 juin 1781 – New Town, Long Island, New York (le nom de Philip Long y figure)
Ghislain Long a identifié un registre de mobilisation des West Florida Royal Foresters (WFRF) datant de 1781, mentionnant le nom de Philip Long. Il a trouvé ce registre dans l’ouvrage de référence de Murtie June Clark. Il en a d’ailleurs acquis une copie, reproduite en grand format sur un magnifique parchemin, auprès d’un marchand de cartes anciennes de Floride, le capitaine Knopp. Son contenu a suscité un vif intérêt chez les chercheurs de la famille car, pendant longtemps, c’était vraiment la première preuve documentaire d’un Philip Long qui remplissait les critères nécessaire comme ancêtre de tous les Long-Lang du Madawaska qui soit crédible.

Le nombre de soldats présent et actifs est 18 hommes. L’effectif de la compagnie au moment de sa création était autorisé pour 43 soldats.
19 soldats sont déserteurs, 2 sous-officiers aussi, et 14 sont prisonniers avec les Espagnols.
Le nom de Philp Long, soldat No. 10 et enregistré comme « déserteur » peux être trouvé à la page 2.


| Grade | Nom | État / Remarques |
|---|---|---|
| Capitaine | Chrystie, Adam | Officier commandant |
| Cornette | Allender, John | — |
| Quartier-maître | Wight, Robert Thomas | — |
| Sergent | McKeaver, John | — |
| Caporal | Rice, Alexander | — |
| Caporal | Wheeler, David | Promu le 6 mai |
| Soldat | Adams, Nicholas | — |
| Soldat | Clark, John | Blessé, laissé à Pensacola |
| Soldat | Gray, James | — |
| Soldat | Grogan, Richard | — |
| Soldat | McCullough, John | — |
| Soldat | Nichols, Henry | — |
| Soldat | Upton, George | — |
| Soldat | Upton, John | — |
| Soldat | Upton, James | — |
Pertes de personnel
| Catégorie | Nombre | Dates clés / Notes |
|---|---|---|
| Déserteurs | 20 | La plupart ont déserté le 9 mai |
| Prisonniers (Espagnols) | 14 | Capturés lors de la campagne de Pensacola |
Résumé du rassemblement : 1 capitaine, 1 cornette, 1 quartier-maître, 1 sergent, 2 caporaux et 18 soldats effectifs présents.
Attesté par : Edward Winslow, Adam Chrystie et John Allender.
25 août 1781 – New Town, Long Island, New York

Réduction Drastique : Le nombre de soldats effectifs est passé de 18 à 8. Cette baisse suggère des pertes, des maladies ou des transferts au cours de l’été 1781.
État de Santé : Richard Grogan, qui était auparavant actif, est désormais marqué comme malade le 25 août.
Continuité : L’encadrement (officiers et sous-officiers) reste identique et présent entre les deux documents.
Absence Prolongée : John Clark est toujours répertorié comme blessé à Pensacola, confirmant qu’il n’a pas rejoint l’unité à New York après la chute de la province.
25 octobre 1781 – New Town, Long Island, New York


25 décembre 1781 – New Town, Long Island, New York

24 février 1782 – New Town, Long Island, New York


25 juin 1782 – New Town, Long Island, New York

Dernier recensement des troupes du WFRF avant sa dissolution.
1781 – Le transfert de Philip Long à Savannah en Géorgie, Charlestown en Caroline du sud ou New Town au Long Island, New York?
- « Despite the many different small units raised in the Province of West Florida, this was the only one placed on the Provincial Establishment.
- Two cavalry troops were originally raised in early 1780, commanded by Captain Adam CHRYSTIE. Both troops were killed or captured during and shortly after the Siege of Mobile.
- A third troop, of new recruits and survivors of the first unit, was raised afterwards and served in the Siege of Pensacola. After their capture there, the few survivors were sent to New York, where they seem to have been disbanded in 1782 ».


Après la reddition de Pensacola le 10 mai 1781, les prisonniers britanniques (dont les membres du West Florida Royal Foresters) ont été envoyés par les Espagnols vers les lignes britanniques à New York, premièrement par La Havane pour ensuite par Savannah ou Charlestown jusqu’à leur destination finales à New Town, Long Island.
Philip Long faisait partie de ce groupe de survivants, qui dans son cas, s’est sauvé du chaos à Pensacola en mai 1781, pour se rendre à pied ou probablement à cheval vers Savannah en Géorgie. On peut imaginé bine d’autres scénarios, mais pusique cette route était connues, utilisés déjà pour le trasport terrestres entres les deux ports, et passait par un territoir habité par des Indiens alliés pour la pupart avec la couronne Brittanique, il est peut-être suffisant pour l’histoire de la famille d’accepté ce scénario comme le plus probable.
Si Philip Long a été capturé par les Espagnols, ou a été tout simlement transporté par bateau vers New York, le transfert fut sous la main-mise des troupes Espagnols, ce fut cahoteux au plus haut point, et la premièr action à l’arrivé des troupes fut de rassembler les régiments et les compagnies et réalisé un recensement pour déterminé, enfin, qui s’était rendu à New York et pouvait être enregistré comme présent. Le Capitaine Chrystie a fait ce travail pour conclure qu’il était maintenant à la tête d’un Régiment fantôme. Le 12 juillet 1781, il est à New Town (New York) sur la liste d’appel du WFRF et est inscrit comme déserteur.
Les hypothèses sur le cheminement de Philip mérite d’être avancée et évaluée:
- Hypothèse 1 – Philip Long et ses camarades déserteurs » partent de Pensacola avant la redditin et se sauve vers Savannah
- Cette hypothèse a plusieurs éléments qui concordent avec les réalités sur le terrain mais aussi lie l’arrivée de Philip directement avec son enrôlement dans la compagnie de Attwood durant l’été ou au début de l’automne
- La voyage à cheval entre Pensecola se faisait régulièrement entre Pensecola et Savannah (ou Saint-Agustine en Floride orientale). Les Espagnols l’ont emprunté immédiatement après la reddition pour capturés les déserteurs soldats des différents régiments Anglais ou Hessois dans les environs de Pensacola. Selon les recherches effectués, ….300 se sont suavés, et plus de XX furent capturés. En bout de compte, il est clair que certains se sont rendus à Savannah et c’est possible que les cavaliers avaient la meilleurs chances de s’y rendre comme aurait pu le faire notre ancêtre Philip.
- Arrivé de Pensacola après 4-6 semaines de marche à cheval, Savannah bouillonait d’activitées et plusieurs actions dans les environs avaient lieu quotidiennement. Le Journal de Nase est clair sur ce point. A la fin mai, Lord Rawdon avait donné l’ordre au Général Campbell (pas le même qu’à Pensacola) de levé une nouvelle troupe de cavalerie sous le commandement du Capitaine Attwood. Celui-ci arriva au début d’août avec plus de 20 hommes à partir de Charlestown. Les annonces publiques pour le recrutement de cette nouvelle troupe furent publiés dans la Gazette royale de Savannah pratiquement toutes les semaines entre le 7 juin, 1781 et le 4 décembre, 1781! Des annonces similaires ont aussi été retrouvées dans la Gazette royale de Charlestown. Les recruteurs été désespéré pour trouver des cavaliers car les troupes des régiments existants avaient été diminué considérablement par les actions dans les contrées en Géorgie et dans la Caroline du Sud, particulièrement avec les grosses batailles à Camden et Cowpens.
- Une fois à Savannah, notre ancêtre aurait pu facilment s’enrôler dans le KAR sans créer aucun remous parmi le commandement local, et surement n’était pas une offence sérieuse pour attiré l’attention du commandement lointain à New Town!
- Hypothèse 2 – Philip Long est capturé par les Espagnols ou se rend directement pour être transporté directement à New York ou il arrive avec tous les autres soldats le 12 juillet, 1781
- Cette deuxième hypothèse poursuivie depuis longtemps est de retrouvé les traces de Philip Long, déserteur, à New York pour ensuite le placé à Savannah avec le capitaine Attwood, enrôlé dans le KAR au moins par la mi-octobre, 1781.
- Pourquoi Philip aurait-il fait le parcours dans un navire pour arrivé à New Town le 12 juillet, et ensuite manqué à l’appel de sa propre compagnie si il avait l’intention d’y demeuré? Cette question est insoluble mais elle requiert une réponse pour être crédible. Le Captaine Chrystie aurait était désespéré de retourvée ses troupes pour établir la plus grosses base de soldats et supporter ses demandes urgents pour des ressources, victuailles ou tout simplement des vivres pour sa compagnie si diminué par la reddition.
- Pour que cette hypothèse soit plausible, il faudrait aussi croire ou trouver d’autres exemples au même et surement dans la même compangie pour des soldats qui se seraeitn retrouvé en juillet 1781 dans les autres régiments provinciaux. D’après nos recherches, ce n’est pas du tout le cas car les déserteurs connus des WFRF sont pour la pupart disparus de tous les rangs des autres régiments après Pensacola.
- Philip est un rare exemple du cavalier qui s’est enrôlé dans un autre Régiment après la reddition soit à partir de New York…et encore plus rare, à partir de Savannah! Pour qu’une telle situation se présente, il nous faut imaginé crédiblement deux facteurs. En mai-juillet 1781, les troupes Anglaises sont quasi-désespéré pour trouver et levé des nouvelles troupes de cavalerie. Les annonces répétées pour la nouvelle compagnie du Capitaine Attwood a débuté le 7 juin dans la Gazette royal de Savannah et ce jusqu’en décembre, 1781…tous ces efforts, pour trouver un peu plus de 50 cavaliers.
- L’autre facteur est moins solide amsi pourrait quandmême être raisonnable dans les circonstances. Le chaos règnait un peu partout aprés le départ en catastrophe de Pensacola, et les normes normales organisationelle, et de commandement habituelle, aurait pu être plsu flexible. Des mutations sur le champs sans beaucoup de planification ou de suivi auraient surement été normales pour les semaines qui suivirent, et la meilleure source comme preuve est probablement la troupe des WFRF. Méme après leur arrivé à New Town le 12 juillet, lerus effectifs pour les deux prochaines années ne se sont JAMAIS améliorées et ont en fait empirés. C’était déjà une petite troupe locale de la brousse de la Floride occidentale, mais le Capitaine Chrystie était connu, avait été un parlementaire important dans la colonie naissante, et il aurait donc pu retracer ses anciens soldats, méme un à la fois si c’était possible.
- Le fait que cette situation pour le WFRF ne s’est pas amélioré, et le commandement à New Town ne l’ais pas corrigé démontre que ceux-ci voulaient que ces troupes soient déployés là ou elles étaient requises, et ce, pour les campagnes militaires dans la Géorgie, la Caroline du Su et du Nord et enfin dans la Viriginie. Ayant abandonné le Nord aux Contientaux, leur meilleur espoir était de regagné le dus, et beaucoup de progrès avait été réalis avec la prise de Savannah en 178e80 et Charlestown. Cowpens fut une éclatante victoire pour les Anglais et Lord Cornwallis et son armée remontait le Sud chaque jours vers la Caroline du nord et la Virginie.
- La même question se pose pour les 19 autres soldats déserté au même moment. Il est clair selon moi que Philip Long, et les collègues soldat qui ont déserté à partir de Pensecola, et qui sont demeuré dans un Régiment provincial, ont tout simplement muté dans un autre Régiment immédiatement à New Town, ou comme c’est plus problable, se sont enfuis vers un autre port d’entrée pour se joindre à une autre compagnie, soit à Savannah ou Charlestown.
- Ils ont saisis l’occasion soit en se rendant à pieds/cheval, ou peut-être en débarquant tout simplement durant un arrêt si ils étaient sur un navire.
- La complication avec ce dernier scénario est bien sûr que les commandants militaires faisaient des escales dans les ports mais souvent, personnes ne pouvaient débarqués sans le consentement officiel militaire.
- Pour quelle raison les commandant militaires aurait-il permi à des troupes de cavalerie séparés de leurs compagnie officielle de débarqués dans un prt en route vers New York? La question est utile et on y répondra.
- Hypothèse 3 – Philip Long est transporté sur un navire quelquonque à partir de Pensacola, puis La Havane pour enfin se débarqué à Savannah ou Charlestown plutôt que New York
- Cette « nouvelle » hypothèse est basé sur la possibilité qu’au lieu de ce rendre de la Floride à la Géorgie à cheval, Phillip aurait pu être capturé ou s’être tout simplement rendu aux commandants des navires et autorité espagnols. étant donné le chaos qui règnait, ce n’est pas imossible mais peu probable que ce trajet soit le bon.
- Par contre, il faut imaginé que Philip ne fut pas obligé de se retrouvé avec sa vieille compagnie alors que les différent s navires s’arrêtaient pour prendre des vivres et débarqués des troupes à La Havane, ou à Savannah ou Charlestown en route vers New York. C’est possible car la séparation des troupes parmi les nombreux navires a du être le fouilli logistique, et se sont les Espagnols quiétaient réellement en charge du transport des troupes jusqu’à leur arrivé.
- Enfin, ls grosse difficulté avec ce scénario est que notre ancêtre a pu débarqué dans un port pour enfin se rendrent à Savannah sans qu’il soit obligé, pendant les ordres associés avec l’Acte de reddition, de suivre olusieurs consignes imposées par les Espagnols. Il aurait été beaucoup plus facile de tout évité ces conditions en évitant les Espagnols et le commandement en place à Pensacola, et prendre les moyens nécessaire pour se rendre de son propre chef à Savannah ou même Charlestown, et ensuite trouver les recrutteurs ou les commandants locaux pour s’enrôler dans le KAR.
- Conclusions
- Philip Long s’est sauvé, avec ces nombreux collègues, avant la reddition officielle des troupes anglaise à Pensacola. De cette façon, ils évitaient les conditions imposées par l’Acte de reddition négocié avec la Espagnols, et n’étaient pas faits prisonniers;
- Certains ont été capturés mais certains se sont rendus en Géorgie ou en Caroline sud, ou même dans d’autre contrées plus au nord ou l’ouest.
- Philip Long, cavalier avec son propre cheval, s’est probablement rendu directement à Savannah après 4-6 semaines de marche.
- Arrivée à Savannah, il s’est présenté aux recrutteurs militaires ou le commandement, et s’est porté volontaire pour être cavalier dans la troupe nouvellement annoncée sous le commandement du Capitaine Attwood.
- Il s’est joint au Capitaine Attwood après son arrivée de Charlestown avec les fvingt hommes qui étaient déjà avec Attwood (et le cornet aussi). Il est possible que la troupe existait déjà au 31 juillet lorsque le recensement du KAR eu lieu, mais c’est probable que le recensement pour la période entre le 31 juillet et le 24 octobre, 1781 aurait inclu la troupe de Attwood si un tel recensement avait eu lieu ou les documents eixstaient. Selong Nase, un recensement eu lieu le 31 juillet, mais le prochain eu lieu le 25 décembre pour la période entre le octobre et décembre. Cela concorde avec les documents qui ont été découvert puor le KAR et la troupe d’Attwood.
Le statut de « déserteur » : Une formalité administrative ?
Le terme « déserteur » inscrit en juin 1781 peut être trompeur. Dans le contexte de la réorganisation des troupes loyalistes à New York :
- Les unités comme le WFRF étaient souvent brisées ou sous-effectives après des défaites majeures.
- De nombreux soldats quittaient officiellement leur ancienne unité (souvent marquée comme « désertion » administrative) pour s’enrôler immédiatement dans un régiment plus actif ou mieux établi, comme le King’s American Regiment.
- L’affirmation selon laquelle la mention « Déserteur » confirme la présence physique d’un soldat au lieu de rassemblement (comme à Newtown, dans l’État de New York, en juin 1781) repose sur les procédures administratives standard de la comptabilité militaire britannique du XVIIIe siècle.
- Source de cette affirmation
- Cette conclusion découle de la manière dont étaient tenus les registres de présence et les listes de paie (conservés dans la série WO 12 des Archives nationales britanniques et dans les archives de Ward Chipman) :
- Contrôle individuel : Un rassemblement était une inspection formelle au cours de laquelle chaque soldat devait répondre à l’appel. Si un soldat était absent à ce moment précis, l’officier ou le « rédacteur du registre » devait consigner son absence exacte afin d’expliquer pourquoi il n’était pas présent pour percevoir sa solde.
- Codes de statut spécifiques : Si un soldat avait disparu en mer ou avait été laissé à Pensacola, il était généralement signalé comme « Disparu », « Prisonnier de guerre » ou « Laissé à [Lieu] ».
- Mention « Déserteur » : Signaler un soldat comme « Déserteur » en juin 1781, alors que le régiment avait déjà atteint New York, aurait pu indiqué que le soldat était présent à l’arrivée mais qu’il avait ensuite quitté l’unité sans autorisation. Chez les loyalistes, il s’agissait souvent d’une « désertion technique » : un soldat quittait une unité décimée ou libérée sur parole (comme le WFRF) pour s’enrôler immédiatement dans une unité plus active (comme le King’s American Regiment).
- The affirmation that a « Deserted » notation confirms a soldier’s physical presence at a muster location (such as Newtown, NY, in June 1781) is based on the standard administrative procedures of 18th-century British military accounting.
Commentaires sur l’enrôlement de Philip Long dans le King’s American Regiment
Le King’s American Regiment était basé à New York (notamment à Long Island).
- Philip Long s’est engagé dans la troupe du Capitaine Isaac Atwood.
- Le capitaine Atwood commandait une compagnie de cavalerie (dragoons) au sein du régiment.
- L’enrôlement aurait pu avoir eu lieu:
- peu après son arrivée à New York, car le KAR cherchait constamment des recrues expérimentées pour ses campagnes, notamment pour retourner combattre dans le Sud (Savannah et Charlestown) en 1781-1782.
- ou directement à Charlestown si Philip Long a été transporté dans ce port important plutôt que New York.
- D’après le Journal de Nase, nous savons que:
- Julv 31st. 1781 – The King’s Amern. Regt. Mustered by Mr Jenkins,Depy. Muster Master, from Charles Town.
- August 6th. 1781 – Captn. Atwood, Ensns. Young & Budd & Ensn. & Qr.Mstr. Thomas, with About Twenty men, Arrived here, in the Susannah, from Charles Town.
The Royal Gazette, Savannah, Géorgie. Cette annonce originale apparaîtra dans cette Gazette à partir de la publication le 7 juin, 1781 et ce jusqu’au 6 décembre, 1781! Vérifié de visu par Benoît Long

The Royal Gazette (Charlestow, Caroline du sud). Cette annonce apparaîtra le 18, 21, 25 et 30 juin, 1781. Vérifié de visu par Benoît Long

1781 Philip Long s’enrôle dans le Kings American Regiment à Savannah
KAR – Intégration et statut de régiment régulier
Tandis que les Foresters se trouvaient dans une sorte d’incertitude militaire après leur défaite à Pensacola, le King’s American Regiment était récompensé pour ses services distingués à travers les colonies.
- Un honneur rare : Contrairement à la plupart des unités provinciales, le KAR fut l’un des cinq seuls régiments loyalistes à être intégré à l’établissement régulier britannique (British Regular Establishment). Le jour de Noël 1782, ils furent officiellement désignés sous le nom de 4e Régiment américain.
- Présence à Newtown : De retour à New York en décembre 1782 après les évacuations de Savannah et de Charleston, le régiment fut stationné sur Long Island pour préparer le retrait final des forces britanniques.
Activités principales du KAR à New town (1782–1783)
- Service de garnison et de garde : Tout comme les WFRF, le KAR consacra cette période à des tâches administratives et défensives. Ils étaient responsables du maintien de l’ordre dans les camps de réfugiés surpeuplés de Long Island, alors que des milliers de loyalistes affluaient vers les territoires tenus par les Britanniques.
- Logistique du retrait : À mesure que la guerre touchait à sa fin, le commandement du régiment, notamment le colonel Edmund Fanning, s’impliqua profondément dans la logistique massive de l’évacuation de 1783. Ils aidèrent à coordonner le mouvement des stocks militaires et protégèrent les civils loyalistes contre les incursions rebelles provenant de l’autre côté de l’East River.
- Discipline interne : Durant leur séjour, le régiment a maintenu des standards militaires stricts, cherchant à projeter une image de professionnalisme jusqu’à ses dernières années à New York.
Destination commune : le Nouveau-Brunswick
Les chemins des Foresters et du KAR se croisèrent une dernière fois lors de cette Grande Évacuation. Les deux unités firent partie des flottes qui mirent le cap sur la Nouvelle-Écosse (aujourd’hui le Nouveau-Brunswick) en septembre 1783. Alors que les Foresters furent en grande partie absorbés par la population générale de réfugiés, le King’s American Regiment fut officiellement licencié à Saint John, au Nouveau-Brunswick, le 10 octobre 1783, où nombre de ses membres reçurent d’importantes concessions de terres en reconnaissance de leur service.
Recherches générales et documents importants pour comprendre l’importance des actions en Floride occidentale
Conclusions et projets de recherches futures
D’après le journal du major Farmar, nous savons que :
5 juin. Départ de Pensacola.
20 juin. Arrivée à La Havane où nous séjournons jusqu’au 30 pour nous ravitailler en vivres et en eau, avant de partir pour New York. Nous y arrivons le 12 juillet, date à laquelle les différents corps d’armée reçoivent l’ordre de cantonner à New Town, sur Long Island, et aux alentours.
Ceci explique comment le WFRF était arrivé à New York, mais où était notre ancêtre Philip Long pour qu’il puisse s’enrôler dans le Kings American Regiment et dans la troupe du Capitaine Attwood?
L’arrivée des navires de transport en provenance de Pensacola était souvent signalée dans les journaux locaux. Par exemple, un rôle d’appel (ou liste d’appel) pour la compagnie du capitaine Joseph Swift — une autre unité présente à Pensacola — est daté du 14 juillet 1781, peu après l’arrivée du transport à destination. »
C’est une question fascinante qui souligne le chaos des mouvements de troupes à cette époque. D’après les archives militaires et l’histoire du régiment, voici comment Philip Long a pu faire la transition entre le WFRF et le King’s American Regiment (KAR).
Philip Long était-il à Pensacola en 1781 ?
Philip Long est devenu une figure quelque peu énigmatique de notre famille. Il semble avoir séjourné dans certaines régions du continent, puis s’être installé ailleurs et avoir exercé de nouvelles professions.
L’hypothèse, qui reste à ce jour une simple hypothèse, que Philip Long ait servi dans les Forestiers royaux de Floride occidentale n’est pas écartée par les recherches actuelles. Ce chapitre exposera les résultats de certaines recherches en cours et les raisons pour lesquelles ce Philip Long demeure un candidat plausible parmi nos ancêtres.
Nous croyons qu’avec le temps, nous pourrons confirmer ou infirmer que ce Philip Long est bien notre ancêtre. Nous invitons le lecteur à nous accompagner dans cette quête, tout en le mettant en garde contre tout espoir trop grand de voir enfin le récit de la vie de notre ancêtre éclaircir.
Donald Long – WFRF – le travail de Donald offre au lecteur une approache différente et des conclusions personnelles sur les mouvements de Philip durant cette période.
Conclusions
Si notre ancêtre appartenait au WFRF, comment a-t-il pu intégrer cette unité de cavalerie en particulier ? D’après la tradition orale, Philip Long était écossais et avait vécu ou émigré avec ses parents à Philadelphie. Comment est-il arrivé de là en Floride occidentale ? D’où venaient tous les membres de ce régiment ? Si Chrystie résidait déjà en Floride occidentale et que sa troupe a été formée à partir de là, comment notre ancêtre a-t-il pu s’y engager plutôt que dans une unité de Pennsylvanie ?
Et s’il n’était pas membre de la WFRF, comment est-il arrivé à Savannah pour s’enrôler dans un régiment qui avait combattu au Nord au début de la Révolution, puis dans le Sud profond pendant les trois dernières années du conflit ? Pourquoi ne s’est-il pas enrôlé plus tôt ? Qu’a-t-il fait entre 1775 et 1781 ? S’il s’était enrôlé avant 1781, que signifiait réellement sa référence, dans sa lettre au gouverneur Drummond en 1816, à « ce que j’ai souffert pour mon pays depuis 1775 » ?
Nos recherches se poursuivront donc sur deux axes. Premièrement, nous devrons supposer que le Philip Long mentionné dans la WFRF est bien notre ancêtre et explorer cette piste. Deuxièmement, nous explorerons une autre piste, partant du principe que ce Philip Long n’est PAS notre ancêtre, et notre enquête devra donc se tourner vers Savannah comme nouveau point de départ.
Photos d’une visite au Fort George, Pensacola (2024) par Benoît Long et Andrea Shaver


















































Bibliographie
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- Bernard Bailyn, Voyagers to the West: A Passage in the Peopling of America on the Eve of the Revolution, Vintage, 1968
- Robin F. A. Fabel, Bombast and Broadsides: The Lives of George Johnstone, University of Alabama Press, 1987
- Robin F. A. Fabel, The Economy of British West Florida 1763-1783, University of Alabama Press, 1988
- Clinton Howard, The British Development of West Florida, 1763-1769, University of California Press, 1947
- Wilbur H. Siebert, The Loyalists of West Florida and the Natchez District, Mississippi Valley Historical Review, Vol. 2, No. 4 (Mar., 1916), pp. 465-483. Published by: Oxford University Press on behalf of Organization of American Historians. Stable URL: https://www.jstor.org/stable/1886907
- Cecil Johnson, British West Florida, Archon Books, 1971 (c1942; Yale University Press, 1943)
- Charles Mowat, East Florida as a British Province, 1763-1784, Univesity of California Press, 1943
- Philip Pittman, The Present State of the European Settlements on the Mississippi, London, 1770; reprinted by Robert Rea, University of Florida Press, 1973; reprinted by John McDermott, Memphis, 1977
- Robert Rea, “Graveyard for Britons, West Florida 1763-1781”, Florida Historical, Quarterly (47) 1969
- Eron Rowland, “Peter Chester, Third Governor…West Florida…1770-1781”, Publications of the Mississippi Historical Society (5) 1925
- Rudy Scott Nelson, Uniformes des unités loyalistes en Amérique
- Murtie June Clark, Les Loyalistes dans la campagne du Sud, Volume I, West Florida Royal Foresters
- Correspondance avec Todd Braisted, qui a aimablement effectué des recherches et des vérifications gratuitement. Un gros merci.
- Todd Braisted, On-Line Advanced Loyalist Studies.
- Stephen L. Kling, Jr., Cavalry in the Wilderness: Cavalry in the Western Theater of the American Revolutionary War and the French and Indian War (THGC Publishing). 2021
- Jim Piecuch, Cavalry of the American Revolution, Westhome Publishing, 304 pages, May 2012
- Barbara Mitchell, America’s Spanish Savior: Bernard de Galvez, Historynet, November 28, 2012.
[i] Cecil Johnson, British West Florida, page 99.
[ii] Online Institute of Advanced Loyalist Studies, Regimental History: West Florida Royal Foresters. Document source original : Ordres généraux relatifs aux nominations dans le corps susmentionné, Grande-Bretagne, Archives nationales, Ministère des Affaires étrangères, Classe 4, Volume 1, folio 192.
[iii] Murtie June Clark, Les Loyalistes dans la campagne du Sud, Volume I, West Florida Royal Foresters, pages 427-431.
[iv] Rudy Scott Nelson, Uniformes des unités loyalistes en Amérique.
[v] Correspondance avec Todd Braisted, qui a aimablement effectué cette recherche et cette vérification à titre gracieux.
[vi] Source : Institut en ligne d’études avancées sur la loyalisme : Histoire du régiment des West Florida Royal Foresters. Document source original : Grande-Bretagne, Archives nationales, Ministère des Affaires étrangères, Classe 4, Volume 1, folio 192.
[vii] Todd Braisted, Institut en ligne d’études avancées sur la loyalisme, West Florida Royal Foresters – Campbell à Innes.
[viii] Correspondance avec Todd Braisted, 2004.
[ix] Ibid.
[x] Ibid.



